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Deux femmes, deux auteures, deux exils
Rencontre littéraire avec Djamila Abdelli-Labiod et Khadidja Djama
Publié dans Le Soir d'Algérie le 27 - 02 - 2019

Djamila Abdelli-Labiod et Khadidja Djama sont les invitées de la prochaine édition du café littéraire et philosophique de Tizi-Ouzou qui fêtera en cette occasion son huitième anniversaire.
Les deux auteures «parleront des fêlures, des blessures et de l'arrachement qu'elles ont subies durant leur enfance», précisent les organisateurs de la manifestation.
Dans son ouvrage autobiographique, la réglisse de mon enfance, paru chez Médias Index, Djamila Abdelli-Labiod raconte comment on a arraché son enfance à Lina, le personnage principal de son roman. Cette enfant, qui vivait son enfance à Paris, s'est vue obligée de quitter son «milieu naturel», là ou elle avait tous ses repères. En effet, le père de Lina déménagera avec sa famille juste après l'indépendance de l'Algérie pour retrouver la Kabylie, sa terre natale.
Le retour vers la terre de ses origines va bouleverser la vie de Lina. Elle se rendra vite compte du poids des contradictions de la société avec ses codes de fonctionnement rigides et très pesants pour ses frêles épaules.
Entre l'innocence, où elle se faisait un réel plaisir de manger la réglisse et la réalité du quotidien lourd à supporter, la petite fille a appris à faire face, même à ses dépens. A la fin, elle a pu faire du chemin même si tout ce qu'elle a refoulé refaisait surface de temps en temps, car on ne guérit jamais définitivement de son enfance.
Le titre de l'ouvrage évoque pour l'écrivaine «cette période d'insouciance de l'enfance, ses amusements, ses plaisirs». La réglisse, qui était sa friandise préférée, est, en quelque sorte, le lien symbolique qu'elle veut garder avec son pays natal : la France.
Khadidja Djama aussi évoque un vécu douloureux et une autre forme d'exil à travers son livre, rescapée du conflit algéro-marocain, paru aux éditions Achab.
L'auteure raconte le sort subi par sa famille, expulsée du Maroc vers le village natal de son père, en Kabylie, après le conflit algéro-marocain ou ce qui est appelé «La guerre des sables». L'arrivée des Djama n'est pas synonyme de bienvenue car la mère de Khadidja est marocaine d'origine. Ceci n'a pas facilité la vie à la famille. La mère «marocaine» était indésirable dans la communauté villageoise qui stigmatise «l'étrangère» et malmène ses enfants.
Khadidja Djama en témoigne avec des mots qui ne laisseront pas insensibles. Cet épisode, très pénible à vivre, a laissé des séquelles indélébiles sur l'ensemble de sa famille.
Malgré cette difficile situation, cela n'a pas manqué de donner de la force et de la volonté à Khadidja Djama qui a pu se surpasser et se réaliser dans la vie et sur le plan professionnel. Elle a fini par exaucer son rêve de devenir animatrice à la Radio Chaîne II d'expression amazighe. Elle a aussi obtenu avec brio un doctorat d'Etat en sociologie.
Ces deux récits montrent bien le parcours difficile des deux auteures. Elles ont choisi de mettre des mots qui guérissent les maux et les blessures morales enfouis au plus profond de l'être humain.
Le prochain café littéraire et philosophique de Tizi-Ouzou avec Djamila Abdelli-Labiod et Khadidja Djama est prévu le samedi 2 mars à partir de 14h au café-restaurant Aminel, situé au 7, boulevard Stiti. La rencontre sera suivie d'une vente-dédicace des ouvrages.
Kader B.


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