Rivière asséchée !    Le Grand Sud, cette Algérie utile    Récupération du foncier industriel inexploité: «Une première étape pour relancer l'activité économique»    Envoi de troupes de l'ANP au Sahel: Le démenti de l'ambassade de France    Football - Ligue 1: De belles affiches au programme    Ligue 2 - Groupe Est: Choc à Tadjenanet, retrouvailles à El-Eulma    ASM Oran: La volte-face de Kamel Mouassa !    Education: Le ministre renoue le dialogue avec les syndicats    Ras El Aïn et Haï Sanawber: Relogement prochain de 3.000 familles    11.015 comprimés psychotropes saisis et un réseau démantelé    Macron reconnaît: Ali Boumendjel «torturé puis assassiné» par l'armée française    El quinqui de ma grand-mère et l'antonomase    Les explications de Cevital    163 nouveaux cas, 147 guérisons et 5 décès en 24 heures    Démantèlement d'un réseau à Tipaza    Le leader en péril à Biskra    Les présidents de trois partis reçus par le chef de l'Etat    Les facteurs déterminants du cours des hydrocarbures    L'Algérie entame sa véritable course dans le processus de l'émergence    Les Soudanais autorisés à entrer en Algérie    Suspension des vols charters entre Alger et l'aéroport chinois Chengdu    RCR-USMBA délocalisé au stade de Chlef    «Mon plus grand soutien, c'est l'Armée !»    Enregistrement audio de chansons et musiques    La France reconnaît que son armée a assassiné Ali Boumendjel    Le court métrage algérien «Mania» primé    La RASD, un combat séculaire, une volonté populaire pour une défaite Inéluctable du colonialisme    Djerad: mettre en place des plateformes en ligne pour les demandes d'exercice d'activité socio-économiques    Beldjoud préside la cérémonie d'installation du wali d'El Meghaier    Le Maroc doit rendre des comptes concernant l'occupation illégale des territoires sahraouis    M. Chitour évoque les opportunités de coopération et de partenariat avec l'ambassadeur d'Espagne en Algérie    Coronavirus: 163 nouveaux cas, 147 guérisons et 5 décès    Prétendu engagement militaire de l'Algérie dans le Sahel: l'ambassade de France dément des propos attribués à Macron    Le lion change de look    Actuculte    L'Allemagne reconnaît le droit du Sahara occidental à l'indépendance    Zones d'ombre: le programme du président de la République sera concrétisé    Radiothérapie : de nouveaux centres prochainement à travers plusieurs wilayas    Indispensable neutralité    Marche des étudiants à Alger    Un ancien chef de daïra en appelle à Tebboune    La défense réclame la présence des accusés    "L'Algérie n'enverra pas de soldats au Sahel"    La Tunisie renforce ses moyens à la frontière algérienne    Relaxe pour le maire d'Afir    10.000 logements à la clé    Trois romans algériens sur la longlist    «J'ai commencé l'écriture à l'âge de 13 ans»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le FFS exclut toutes négociations avec le pouvoir
SORTIE DE LA CRISE
Publié dans Le Soir d'Algérie le 01 - 04 - 2019

Au FFS qui préconise sa propre feuille de route à même de dépasser la grave crise politique en cours dans le pays, on estime qu'«il n'y a plus de négociation avec les tenants du pouvoir» dont la rue réclame le départ depuis le 22 février dernier.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Le coordinateur de l'instance présidentielle du doyen des partis de l'opposition est convaincu qu'il «n'est plus question de négocier avec les tenants du pouvoir qui ont failli et trahi» à plusieurs reprises. Et à Ali Laskri, qui présentait, hier dimanche, la feuille de route du FFS à même, selon lui, de dépasser la grave crise politique que traverse la pays, de se fier dans sa certitude sur «le peuple qui a repris sa dignité et qui ne se laissera pas faire cette fois-ci». Un peuple qui a fait preuve de «beaucoup de sagesse», poursuivra Laskri pour qui «il y a des solutions qui peuvent dépasser l'article 102 de la Constitution contrairement à ce que l'on fait croire. Une disposition constitutionnelle sur laquelle est encore revenu, la veille, le chef d'état-major et vice-ministre de la Défense nationale, la présentant comme l'unique solution à la crise que vit le pays.
Le coordinateur de l'instance présidentielle du FFS affirme que derrière cet entêtement à «zoomer» sur cet article de la première loi du pays de la part du général-major Ahmed Gaïd Salah se «dissimule maladroitement le souci des divers segments du système à se donner du temps pour se consolider et se renforcer». «Il ne faut pas que le scénario de 1992 se reproduise», soutient Laskri qui s'est interrogé «à quel titre» Gaïd Salah s'exprimait.
Pour l'avènement de la 2e République
Et de dérouler la feuille de route du parti devant déboucher sur l'avènement de la deuxième République à laquelle il n'a cessé d'appeler. Une démarche qui commence par l'organisation d'une conférence nationale souveraine avec au préalable, le «départ» du système et de ses représentants qui constitue une condition sine qua non pour créer un climat de confiance dans la société en vue de l'amorce d'un processus politique pour une transition démocratique et l'ouverture d'un véritable dialogue mais également l'arrêt immédiat des harcèlements judiciaires et des menaces contre les militants des partis politiques, du mouvement associatif, des syndicalistes, des militants des droits de l'Homme, des journalistes et autres, la libération de tous les détenus d'opinion et l'arrêt immédiat du bradage des richesses nationales.
Cette conférence verra la participation de tous les acteurs politiques et sociaux autonomes, les syndicats autonomes, les personnalités indépendantes, les universitaires et les représentants du mouvement citoyen dans toutes ses composantes qui doivent s'engager «publiquement et sans ambiguïté autour d'un pacte politique comprenant la concrétisation des idéaux de Novembre et des résolutions du Congrès de la Soummam, qui définissent la construction démocratique de la Nation algérienne, l'instauration de la paix, de la démocratie, de la justice sociale et l'Etat de droit, l'autodétermination individuelle et collective des Algériennes et des Algériens, le respect des droits de l'Homme tels qu'ils sont énoncés par la Déclaration universelle et les conventions internationales, la non-utilisation de la religion à des fins politiques, le rejet de la violence comme moyen d'expression ou comme moyen de gestion, de règlement des conflits et d'accession au pouvoir, le droit d'association et de constitution de partis politiques, la séparation des pouvoirs, l'organisation d'élections libres, honnêtes et le respect de la volonté populaire.
Cette conférence nationale souveraine aura également à mettre sur pied les institutions de transition. Dont la convention nationale de suivi et de contrôle de la transition, l'instance de suppléance chargée de représenter l'Etat, de légiférer par ordonnance sur les questions d'intérêt national, d'orienter et de surveiller le gouvernement de transition avec approbation de la CNSCT qui devra en quelque sorte suppléer le Parlement dont les deux Chambres (APN et Sénat), parce que constituant les «deux béquilles du système, seront dissoutes au terme de la mandature présidentielle actuelle».
Et ces institutions de transition auront pour mission essentielle de réunir les conditions nécessaires à la tenue d'une double consultation électorale portant élection d'abord d'une Assemblée nationale constituante suivie de celle d'un nouveau président de la République. Pour Laskri, l'Assemblée constituante élue avant la fin de l'année 2019 est une «condition sine qua non pour restituer au peuple algérien son droit à l'autodétermination», estimant que l'institution militaire détentrice du pouvoir réel dans notre pays est plus que jamais interpellée à assumer son rôle et ses missions, à savoir l'unité du peuple, la sécurité nationale et l'intégrité territoriale ; elle ne peut être que la garante du respect de ce processus de transition. Dans cette optique, le coordinateur de l'instance présidentielle du FFS fait part de l'entame de contacts dès ce lundi avec l'ensemble des acteurs politiques, syndicaux, associatifs autonomes avec l'optique d'arriver à rapprocher les points de vue des uns et des autres pour une alternative partagée par le plus grand nombre.
Les frondeurs avertis
Evoquant la situation interne au parti avec notamment une fronde le visant, lui et son équipe, Laskri la met sur le compte de ceux qui veulent «neutraliser le FFS et le priver d'être la locomotive en ces moments historiques que traverse le pays». Ceci avant de brandir les statuts et le règlement intérieur du parti dont il dit ne jamais sortir. Des textes qu'il compte appliquer rigoureusement avec des «mesures qui seront prises à l'encontre des cadres et militants qui s'opposent au retour du FFS à sa ligne originelle».
M. K.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.