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Les militantes plus que jamais déterminées
Agression du carré féministe
Publié dans Le Soir d'Algérie le 01 - 04 - 2019

Vendredi dernier, lors de la manifestation hebdomadaire, le carré féministe qui en est à sa deuxième semaine d'organisation a été victime d'une agression sur fond de rejet total et dogmatique des droits des femmes.
«Chiennes de la France», «Vous voulez diviser le mouvement», «Vous êtes contre l'islam », etc. sont autant d'insultes adressées par un groupe réduit qui est très vite passé à l'agression physique contre les manifestantes féministes dont Soumia Salhi, Amel Hadjadj, Amina Izakouren, Faika Medjahed, etc. deux générations de militantes qui manifestent depuis le début du mouvement le 22 février dernier avant de créer le 22 mars le Collectif des femmes algériennes pour un changement vers l'égalité. Ce dernier avait déjà publié une déclaration où il expliquait l'insécabilité entre l'aspiration démocratique et la réhabilitation des droits des femmes et de l'égalité citoyenne.
Au lendemain de l'agression de vendredi dernier, le collectif publie un communiqué parvenu à notre rédaction où il réaffirme son engagement pour la défense des droits des femmes, un combat qui ne date pas d'hier mais de plusieurs décennies.
«Depuis le 22 février, journée de la revendication citoyenne, les Algériennes marchent pour un Etat de droit et une Algérie libre et démocratique. Le vendredi 22 mars, nous avons pris conscience, à l'instar de l'ensemble de nos compatriotes (étudiants, partis politiques, associations et corporations), de l'exigence de donner du contenu à la revendication principale du mouvement qu'est ‘'Système dégage !''. Or, ce système est loin d'être abstrait : autoritaire et basé sur des structures et des pratiques sociales oppressives qui reposent aussi sur l'assujettissement des femmes. Le mouvement des femmes, déjà ancien puisqu'il date de la création de l'Association des femmes algériennes en 1947 par des militantes du Mouvement national, s'est toujours battu contre le déni des droits des femmes », lit-on dans le communiqué.
Elles relatent par ailleurs l'agression dont les vingt militantes du carré féministe ont été victimes vendredi dernier : «Le 22 mars dernier, nous avons créé le carré féministe dans le but de rendre visible cette aspiration à la démocratie et à l'égalité entre toutes les citoyennes et tous les citoyens. Cette initiative s'est déroulée dans le calme et fut saluée par de nombreux manifestants. Nous comprenons d'autant moins ce qui s'est produit ce vendredi 29 mars : nous étions positionnées avec nos banderoles devant le portail de la Faculté centrale lorsqu'un groupe réduit et bien encadré de manifestants s'en est pris à nous. Insultes, crachats, bousculades, attouchements et arrachage de banderoles, en particulier celle portant le slogan «Il n'y a pas d'Algérie libre et démocratique sans les droits des femmes». Nous condamnons cette agression en ce qu'elle a de violent et d'attentatoire à l'image et au prestige du Mouvement fondé sur la ‘'Silmya''».
Et de conclure : «Or, ceci est notre conviction profonde : aucune construction démocratique ne peut s'accomplir sans la remise en cause de ce statut particulier qu'est le code de la famille dont –nous en sommes sûres — une (re)lecture attentive indignerait chaque citoyenne et citoyen tant ce texte législatif incarne une injustice flagrante à l'égard de la moitié de la société algérienne. Nous avons milité et marché depuis toujours aux côtés de nos compatriotes pour combattre l'oppression du peuple tout entier. On nous a dit, à chaque fois, que nos droits les plus élémentaires en tant que femmes devaient être relégués au deuxième plan car ils allaient trouver leur concrétisation dans le futur. Aujourd'hui, on nous oppose le même discours mais nous continuerons à militer et à marcher pour une Algérie libre et démocratique dans laquelle les droits des femmes ne seront plus bafoués ni ajournés.»
R. N.


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