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Le virus présent en Italie avant l'endémie en Chine
Coronavirus
Publié dans Le Soir d'Algérie le 29 - 02 - 2020

De Rome, notre correspondante, Aïcha Abdesslem
Après un alarmisme initial qui a paralysé la vie économique et sociale du Nord (Lombardie et Vénétie), les autorités italiennes ont décidé de minimiser les dangers d'une large propagation du coronavirus, pour un retour graduel à la normalité.
Les Italiens, qui ont été pourtant les premiers à prendre des mesures drastiques pour éviter la propagation du coronavirus sur leur sol, en bloquant notamment tous les vols à destination et en provenance de Chine, ont vécu ces derniers jours un véritable cauchemar face au spectre d'une contagion nationale mais surtout, parce qu'ils ont été eux-mêmes l'objet d'isolement et de refoulement par plusieurs pays. Une embarcation italienne en croisière, la Msc Meraviglia, a été refoulée par plusieurs ports aux Caraïbes (Jamaïque, îles Cayman), avant d'être autorisée avec ses passagers à entrer dans un port mexicain. Un vol transportant des voyageurs italiens a été refoulé des îles Maurice et un autre encore par les Israéliens. Des pays comme la Jordanie, le Koweït, l'Arabie Saoudite, le Bahreïn et les Seychelles ont annoncé ne pas vouloir de touristes italiens sur leur sol.
Cette peur d'attraper le «coronavirus made in Italie» s'est pourtant matérialisé en Algérie, où le premier cas de coronavirus déclaré par le gouvernement local est un Italien, employé du groupe énergétique italien Eni, qui venait d'un foyer d'infection en Lombardie, mis en quarantaine dès le 21 février. Le patient, dont les généralités n'ont pas été rendues publiques pour des motifs évidents, était rentré le 17 février de Bertonico, une localité dans la province de Lodi (ville fortement touchée par le virus), à son lieu de travail à Hassi Messaoud, dans la base de ENI, MLA. Ce sont ses collègues italiens, qui dès le 21 février et après avoir appris par les médias italiens que la région de Lodi avait été mise en quarantaine, qui ont alerté les autorités sanitaires algériennes afin d'isoler et d'examiner leur concitoyen pour écarter tout risque de contamination pour eux. Diagnostiqué positif au virus et pris en charge par les autorités médicales algériennes, il serait en bonne santé et sans fièvre, selon son employeur. «Dès le 21 février et en accord avec les dispositions des institutions italiennes, la personne positive au test a été placée en isolement au sein du camp. Ensuite , en étroite coordination avec les autorités algériennes et selon les protocoles de l'OMS en matière de maladies infectieuses, Eni collabore actuellement pour bien gérer le cas», a notamment précisé un porte-parole du groupe italien.
L'Italie a enregistré, jusque-là, 650 cas de patients atteints du coronavirus, dont 17 sont décédés. Il s'agissait en général de patients âgés avec un état clinique altéré pour d'autres pathologies. Par contre ,une quarantaine de patients, soignés auraient guéri et ne présenteraient plus un risque de contamination pour les autres. Mais les experts italiens parlent désormais de «foyers de coronavirus avant le boom en Chine». C'est l'hypothèse que l'OMS (Organisation mondiale pour la santé) avait avancée, en émettant des doutes sur le rapport de cause à effet entre le grand nombre de positifs en Italie et le foyer chinois.
Toutefois, et craignant une paralysie de l'économie du pays, les autorités italiennes veulent désormais adopter un discours plus rassurant et moins alarmiste autour de l'épidémie du coronavirus. Car les premières annonces face à l'ampleur des contagions in loco ont poussé des milliers d'Italiens à vider les supermarchés de leurs marchandises et à se munir de détergents et masques protecteurs en quantités énormes. Les entreprises des régions mises en quarantaine ont prié leur personnel de rester chez eux, de quoi provoquer un grand mouvement de panique dans les régions limitrophes, surtout que des personnes placées en isolement ont éludé le contrôle et ont été retrouvées à des centaines de kilomètres, comme cette touriste de Bergame localisée à Palerme. Ce qui a suscité une campagne humoristique sur les réseaux sociaux, des Italiens du Sud qui prennent en quelque sorte leur revanche sur le Nord «régionaliste». «Restez chez vous au Nord. Ici, au Sud, on ne veut pas de vous», faisant allusion à l'attitude discriminatoire que les nordiques avaient envers les sudistes qui émigraient pour travailler, dans les années passées. Certains n'ont pas raté l'occasion pour titiller les velléités séparatistes du parti xénophobe de la Ligue : «Salvini à force d'invoquer ‘'Le Nord d'abord'' dans ses campagnes électorales a été exaucé par le coronavirus».
Les écoles, restaurants, musées et lieux publics fermés dans les deux principales régions touchées devraient rouvrir dès lundi prochain, ont annoncé les responsables locaux. Par ailleurs, le ministère de la Santé a décidé que les tests de dépistage du coronavirus ne seront plus pratiqués sur tout l'entourage des patients atteints, mais seulement sur ceux présentant des signes cliniques de la maladie. Car les Italiens ont découvert que leurs voisins, les Français ou les Allemands, n'avaient réalisé que le dixième du nombre de tests effectués dans la péninsule et expliquent ainsi le grand nombre de personnes positives. Leur théorie est simple : plus on teste, plus on a de chances de trouver des porteurs (sains et asymptomatiques).
Philosophie que les autorités algériennes semblent avoir scrupuleusement suivie dès le début de cette endémie : zéro personne testée, zéro personne positive trouvée.
A. A.


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