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Des perspectives pas très rassurantes
Marché mondial du pétrole
Publié dans Le Soir d'Algérie le 20 - 08 - 2020

La structure de l'économie algérienne, jusqu'à l'instauration du nouvel ordre promis, dépend de manière presque exclusive de facteurs exogènes, à commencer par le marché mondial du pétrole et des desiderata de puissances qui ne manquent jamais d'influer sur le cours des événements, même si, dans le cas présent, la pandémie de coronavirus a mis, comme qui dirait, tout le monde sur un pied d'égalité, tel que le montrent les dégâts causés dans l'ensemble des pays pétroliers, même les plus puissants d'entre eux.
Si l'Algérie a accusé le coup en perdant 40% de ses recettes pétrolières durant le premier semestre, avec des perspectives encore pas très emballantes pour l'ensemble de l'année qui, selon les données avancées par le ministre de l'Energie, devrait être bouclée avec des recettes pétrolières de l'ordre de 24 milliards de dollars, ailleurs on ne se porte pas mieux. Dans l'ensemble des pays producteurs de pétrole, la grise mine ne cesse de s'afficher eu égard, d'abord, aux résultats du très pénible premier semestre où, toutes proportions gardées avec ce qu'a enduré l'Algérie, on a frôlé le pire quand on compare les investissements consentis et les bénéfices réalisés. Victime inévitable comme tous les pays producteurs de la réaction en chaîne des dommages que subit l'économie mondiale à cause de la pandémie de Covid-19, l'Algérie a entrepris de limiter, autant que le permettent ses moyens économiques, l'impact en tenant compte de la dure réalité du marché des hydrocarbures, pétrole et gaz. Il s'agit, en fait, d'éviter ce qu'endure par exemple le premier pays producteur de pétrole au monde, les Etats-Unis, qui ont vu leur production tomber à autour de 10 millions de barils par jour, presque 3 millions de moins qu'en début d'année, en raison notamment de la chute des prix du brut qui a forcé les dizaines de producteurs de pétrole de schiste à limiter le débit des vannes quand elles n'ont pas été carrément fermées. Déjà au sortir des deux premiers mois du début de la pandémie, des analyses du groupe financier américain Citi annonçaient que la pression qu'allaient subir les pétroliers sur leurs bénéfices les obligera à «retarder la mise en route de nouveaux projets'» au moment où, à la même période, vers la fin du tumultueux mois d'avril, les spécialistes de Rystad Energy annonçaient que toutes les compagnies étaient en train d'annuler des contrats, quand d'autres annonçaient déjà les premières conséquences de la conjoncture, comme ce fut le cas pour l'Algérie lorsque le prédécesseur de
M. Attar au ministère de l'Energie annonçait qu'entre janvier et février, c'est-à-dire tout juste avant que le coronavirus ne se propage hors des frontières de la Chine, les caisses de l'Etat avaient perdu 1 milliard de dollars en recettes pétrolières. De partout chez les pays producteurs de pétrole et leurs compagnies majeures, les chiffres au sujet des investissements commencèrent à tomber pour annoncer, par exemple, que la compagnie saoudienne n'investira que de 25 à 30 milliards de dollars cette année, soit jusqu'à 25% de moins qu'en 2019, alors que la plus grande compagnie pétrolière privée, l'américain Exxon, faisait savoir, vers la mi-mars, qu'elle était contrainte de réviser son programme d'investissements face à «un environnement sans précédent».
Les analystes de RBC Capital Markets disaient attendre des investissements de moins de 22 milliards cette année pour Exxon, soit 25% à 30% de moins que prévu. Un début de pandémie qui a donc révolutionné le monde du pétrole et, selon les toutes dernières prédictions, la situation n'est pas près de s'arranger eu égard, avant tout, à la persistance de la pandémie et les donnes du marché qui ne permettent en ce moment au prix du baril de Brent qu'à tournoyer autour des 45 dollars. C'est une conjoncture qu'illustre parfaitement la plus pénible séquence de son histoire que traverse le pétrole aux Etats-Unis, où les importations de pétrole ont dépassé les exportations, pendant deux mois au printemps dernier, alors que les forages demeurent au plus bas. «Un plancher a probablement été atteint depuis que les cours mondiaux se sont stabilisés au-dessus de 40 dollars le baril. Les grands producteurs rouvrent les robinets de puits qui avaient été fermés au printemps», notaient, il y a à peine quelques jours, des experts financiers japonais de MUFG.
La réouverture des vannes concerne, en fait, les puits dans les régions où les coûts de production sont les plus bas, au nord-ouest du Texas, dans le Bassin permien. Mais les cours restent encore trop bas pour de nombreux producteurs, les petites et moyennes compagnies qui ont limité leurs investissements, ce qui a donné lieu à un record qui a vu, comme le rapportait dans une de ses récentes éditions un quotidien économique français, l'enregistrement de seulement 176 forages en cours, au début de ce mois d'août, soit moins qu'en 2009 pendant la crise financière. «Jamais un niveau d'activité aussi bas n'avait été enregistré depuis quinze ans, au tout début de l'essor du schiste », notait la même publication pour reprendre ensuite un constat des analystes du cabinet Rystad Energy qui affirment que « le forage ne devrait pas vraiment repartir cette année», comme l'explique l'attribution en juillet de moins de 500 permis de forer, un indicateur crucial pour l'évolution à venir de la production américaine, car les puits en exploitation s'épuisent très rapidement. C'est l'une des particularités du pétrole de schiste et sans forage de nouveaux puits, la production est appelée à décliner. Selon les analystes de Citi, il n'est prévu qu'un demi-million de barils supplémentaires par an d'ici à 2025, «dans le cas où les cours du baril de WTI, la référence américaine, remontent un peu au-dessus des 50 dollars. Dès lors, la production des Etats-Unis ne retrouverait son niveau d'avant-crise qu'en 2025», selon les prévisions de Citi.
C'est en somme l'amoncellement des arguments pour convaincre ceux qui ne le sont pas encore de se libérer, en ce qui concerne l'Algérie, de la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.
Azedine Maktour


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