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Le directeur de la CNMA plaide pour la réforme de cette assurance
ASSURANCE AGRICOLE
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 09 - 2020

Le directeur général de la Caisse nationale de la mutualité agricole (CNMA) est pour la réforme de l'assurance agricole. Selon lui, la mise en place de nouveaux dispositifs permettra à cette assurance de jouer pleinement son rôle dans l'économie agricole et rurale.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Intervenant, hier, sur les ondes de la Chaîne 3, Cherif Benhabiles, estime que l'assurance agricole doit être réformée par la mise en place de nouveaux dispositifs. «Les pertes subies par les risques climatiques ou sanitaires sont tellement importantes qu'il est très difficile aux compagnies d'assurance d'en supporter les coûts. Une révision est donc indispensable pour que l'assurance puisse jouer pleinement son rôle dans l'accompagnement d'une économie agricole et rurale», précise-t-il.
Selon lui, le taux de pénétration des produits d'assurance en général est très faible puisque l'assurance contribue à peine avec 0,8% du PIB. «Nous sommes très loin par rapport au potentiel. Une vraie réforme doit être engagée, notamment pour l'assurance agricole. Il faut aller vers des dispositifs assurantiels élargis qui couvrent les risques climatiques par des pertes de rendement ou des assurances indicielles qui couvrent les risques climatiques et sanitaires», suggère-t-il.
Le directeur général de la Caisse nationale de la mutualité agricole (CNMA) affirme, qu'actuellement, l'Assurance agricole représente une partie «très infime» dans le portefeuille des assurances et ne dépasse pas les 4 et 5%.
Un taux faible dû, explique-t-il, à plusieurs raisons. Il cite, d'abord, les agriculteurs qui souscrivent très rarement à des contrats d'assurance puisque les produits d'assurance commercialisés «ne sont pas convenablement adaptés à leurs préoccupations, notamment sur la partie des risques climatiques et sanitaires».
Benhabiles rappelle que la CNMA a justement engagé tout un travail de réflexion pour réformer et moderniser les assurances agricoles. «Sur les trois dernières années, il y a une réelle évolution dans les assurances agricoles grâce aux nouveaux produits tels que les multipérils pour certaines cultures stratégiques qui incluent les risques climatiques, notamment le gel et l'inondation», note-t-il.
Il insiste aussi sur l'importance de la sensibilisation qui doit être organisée sur le marché. Iil souligne à cet effet que l'assurance agricole ne concerne pas uniquement la CNMA. «Tous les acteurs qui gravitent autour de ce marché doivent s'impliquer fortement pour sensibiliser les agriculteurs et les éleveurs afin de préserver leurs revenus et leurs investissements», dit-il.
L'invité de l'émission précise que l'assurance permet d'avoir la traçabilité et de la transparence dans les produits d'assurance, notamment quand il s'agit de soutien et de subvention des pouvoirs publics. «De par les textes, l'assurance reste obligatoire pour toute subvention ou soutient de l'Etat. Il faudra aussi rendre obligatoire cette partie et mettre en place des mécanismes. La dimension de l'assurance agricole ne peut nullement être administrative. Il faut qu'elle soit aussi économique, notamment dans la préservation des biens et la sécurisation des revenus de l'agriculteur.»
Il déplore, en outre, la non-implication des autres compagnies d'assurances publiques ou privées dans le secteur de l'agriculture qui représente, pour lui, l'un des facteurs négatifs, de ce type d'assurance. Une non-implication due, dit-il, à la méconnaissance de ce marché et au manque d'expertise et d'expérience.
Benhabiles rappelle que la CNMA est centenaire dans ce secteur et dans cette profession d'assurance agricole et essaye de proposer, par le biais de la coassurance et d'autres acteurs de manière à élargir cet éventail. Avec presque 80% de parts de marché, conclut-il, la CNMA laisse de la place à d'autres compagnies pour s'impliquer fortement dans les assurances agricoles.
Ry. N.


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