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Une vie de tumultes pour un bonheur inabouti !
Le monde pleure Maradona
Publié dans Le Soir d'Algérie le 28 - 11 - 2020

La disparition de Diego Armando Maradona a bouleversé le monde. Aucun segment des sociétés occidentalisées ou des continents ostracisés culturellement, socialement ou religieusement, n'ont manqué de faire part de leur peine de voir «El Pibe de Oro» rejoindre l'éternel. Lui qui savait comment donner de la joie à ses adeptes mais aussi de la tristesse à ceux qui l'entourent.
Maradona s'est fait mal, à lui-même surtout, pour surtout donner du bonheur à beaucoup de monde. Né dans les bas-fonds de son pays déchiré par les dictatures de Videla, Massera, Agosti et autre Viola, le natif de Lanus a fui l'Argentine très jeune, grâce surtout à son talent de footballeur. Très jeune, il eut la magie suffisante pour faire oublier les Argentins de ces champions du monde de 1978 Kempes, Luque, Tarantini, Bertoni, Artiz, Ardiles, Fillol et autre Passarella. Un talent qu'il n'a de cesse cultivé et peaufiné pour enchanter les foules. Celles acquises et conquises comme tous ceux qui l'avaient comme adversaire d'un jour, toute une carrière. Puis, au bout de celle-ci, brillante marquée par deux graves blessures et des trophées sous le maillot albiceleste, Maradona apprendra à céder aux caprices de la nouvelle dictature, celle des narcotrafiquants. Lui qui avait si bien échappé au diktat de la mafia de Naples, si pesante dans les décisions du club de la famille Agnelli et des De Laurentiis. Sous le Vésuve, Maradona qui a atterri à San Paolo à bord d'un hélicoptère était un dieu. Tellement, il incarnait ce personnage contrasté mais à la fidélité imperceptible. À telle enseigne que les grands de ce monde qui l'invitaient (à dessein) à partager des moments de leur règne s'étonnaient de son «insouciance», son manque d'adhérence. Un jour, le Pape l'invitait au Vatican pour un séjour plus que religieux. De leur discussion, Jean-Paul II qui expliquait son chagrin de voir le monde contenir beaucoup de gens pauvres, les enfants surtout, Maradona fera quelque temps après cette réflexion pleine de sens : «Je suis allé au Vatican et j'ai vu leurs plafonds dorés et puis j'ai entendu le pape dire que l'Eglise se préoccupait de la pauvreté des enfants dans le monde. Donc ? Vends les plafonds, mon pote !». C'était en 2000 et Maradona courait encore sur les terrains de football en devenant entraîneur, il est vrai, moins abouti qu'il ne l'a été comme joueur.
Quatorze ans plus tard, quand il rencontrera le Pape François, son compatriote, à Rome, Maradona soulignera «l'humanité» de son hôte qui lui proposera de mener campagne pour un projet pour que les enfants d'Afrique cessent de souffrir de la faim. A la fin de sa visite au Vatican, Maradona aura cette phrase lourde de sens. «Ce fut la rencontre de deux puissances», comme pour dire la forte relation entre le religieux et l'art du football. Une vision du football de l'icône argentine qui n'était pas partagée par tous, en témoignent ses fréquentes expériences à la barre technique de clubs comme le Deportivo Mandiyu, Racing, Al-Wasl, Gimnasia et même de la sélection première de son pays. Le respect que lui vouaient les fans, dirigeants, footballeurs «contemporains» et des politiques n'était, pourtant, point écorché. C'est Maradona l'ambassadeur de bonne volonté qui va de pays en pays prêcher la magie du foot. Celui qui a posé avec quelques grands footballeurs algériens (l'EN juniors de 1979, Madjer et Belloumi) et d'autres quand il dirigeait des équipes aux Emirats arabes unis (Yacine Bentalaâ et Madjid Bougherra) a passé quelques heures en Algérie, en décembre 2013, encaissant un beau petit chèque et laissant derrière un mini-scandale. Mais des scandales, Maradona n'en avait cure lui qui, dès l'éclatement de l'affaire «Fifagate», se positionnera pour dénoncer et son ex-ami Michel Platini, patron de l'UEFA, et Sepp Blatter, le maître absolu de l'instance faitière. L'Argentin n'a pas calculé, n'était manipulé pour quiconque et ne plaidait la cause de personne. Pour lui, le football ne peut s'accommoder aux «voleurs» de tous bords. Mercredi, à peine trois semaines après avoir soufflé sa 60e bougie et quelques jours après avoir quitté l'hôpital où il s'est fait opérer d'un hématome au cerveau, il sera foudroyé par une crise cardiorespiratoire au grand dam de ses millions de «fidèles». Le football n'a jamais pleuré un de ses artistes aussi profondément qu'en ce mercredi 25 novembre. Selon un document rendu public par la chaîne TNT Sports, Maradona a demandé à être «embaumé et exposé» à sa mort. Un «plaisir» pharaonique comme l'était le talent de la légende argentine du football.
M. B.


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