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Il veut rendre à l'Amérique son rôle phare dans le monde
Joe BIDEN investi 46e président des Etats-Unis
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 01 - 2021

Joe Biden a prononcé hier un discours axé sur sa volonté d'unir tous les Américains. Il a assuré que les Etats-Unis allaient «redevenir un partenaire de confiance pour la paix dans le monde». Il a prononcé l'engagement solennel de défendre la Constitution, la main sur la Bible. «Aujourd'hui, dira-t-il dans son discours, j'ai comme objectif d'unir tous les Américains. Nous devons nous unir contre l'inégalité, le désespoir, la violence. Nous allons surmonter les épreuves». Joe Biden déclarera aussi : «Je vous donne ma parole de défendre la Constitution, la démocratie, tous les Américains. Nous allons écrire une histoire ensemble, de dignité, de grandeur, d'espoir et de justice. Ces valeurs ne sont pas mortes, l'Amérique doit demeurer un phare pour le monde», poursuivra-t-il, promettant de rendre à l'Amérique son rôle phare dans le monde.
Ce mercredi 20 janvier 2021 sera marqué d'une pierre blanche aux Etats-Unis d'Amérique. En effet, Joe Biden, 75 ans, candidat du parti démocrate, a été investi 46e Président pour un mandat de 4 ans, dans un contexte politique très contrasté que n'a jamais vécu l'histoire de cet immense pays-continent. Que de coups de théâtre auront jalonné la période de la proclamation des résultats de la présidentielle annoncés le 7 novembre de l'année dernière, et confirmés le 15 décembre.
En effet, son tonitruant adversaire, Donald Trump, voulait croire à sa bonne étoile pour un second mandat, multipliant les contestations des résultats, recourant même à la justice qui l'a, à chaque fois, renvoyé à ses fantasmes. Le pire, c'est la démocratie américaine qui s'est trouvée sous pression, avec notamment l'attaque du Capitole par ses partisans chauffés à blanc. De quoi laisser bouche bée les fans de l'Amérique et les observateurs de la scène politique interne de ce pays.
C'est une victoire au goût amer pour les démocrates et à leur tête Joe Biden, qui fort, heureusement, s'est fait fort de ne pas céder au piège des provocations de l'ultra-milliardaire, qui finira pas exaspérer dans son propre camp. Il reste qu'hier mercredi, le contexte de cette passation de pouvoir – en l'absence de Trump – était très contrastée du fait des conditions de sécurité à cause des menaces d'action des partisans de l'ex-Président.
D'autre part, l'atmosphère due à la crise sanitaire créée par la Covid-19, n'était pas à la fête. Il n'y avait pas foule à la Maison Blanche. Il aura fallu recourir donc au virtuel, pour que les supporteurs de Joe Biden puissent assister à l'investiture. Ainsi, c'est dans une capitale désertée, quadrillée par l'armée, que Joe Biden et Kamala Harris ont prêté serment et sont devenus ce mercredi Président et vice-présidente des Etats-Unis.
Pour l'histoire, rappelons que cette journée particulière répond à de nombreux codes et traditions. La toute première inauguration de l'histoire américaine, celle de George Washington, a eu lieu le 30 avril 1789 pour des raisons climatiques. Il a fallu attendre le dégel de l'hiver pour se déplacer. La date a ensuite été fixée au 4 mars, soit environ quatre mois après l'Election Day, le jour de l'élection du collège électoral qui élit le Président et le vice-président. Mais en 1933, après l'élection de Franklin Roosevelt, et alors que le Président en exercice Herbert Hoover est très impopulaire, cette période de transition paraît trop longue. Depuis le premier «Inauguration Day» en 1789 avec la prestation de serment de George Washington, jusqu'à celle de Donald Trump en 2017, l'assermentation donc a cessé d'évoluer tout en se conformant en des traditions bien ancrées.
Le vingtième amendement de la Constitution américaine change le début des mandats du Président et du vice-président, l'avançant au 20 janvier. L'ancien vice-président de Barack Obama n'a pas attendu ce jour pour commencer à mettre en place les éléments clefs de son administration promettant parfois des surprises, à commencer par Kamala Harris, au poste de vice-président des Etats-Unis, une première pour une femme. Pour autant, ce n'est guère par complaisance du parti démocrate.
À 55 ans, la sénatrice de Californie, Kamala Harris, devient vice-présidente des Etats-Unis. C'est la première femme noire à occuper ce poste. Née en 1964 à Oakland, en Californie, d'une mère indienne et d'un père jamaïcain, elle fait ses études à la prestigieuse Université Howard. Procureure de San Francisco de 2004 à 2011, elle se fait remarquer pour ses interrogatoires serrés. Alors qu'une Afro-Américaine est nommée au ministère de la Justice, un transgenre est placé au poste de la santé. Ce dernier aura eu un passage remarqué dans les négociations avec l'Iran concernant son programme nucléaire. Sous pression sous Trump, les classes moyennes et les laissés-pour-compte attendent beaucoup du nouveau locataire de la White House, lequel promet 1900 milliards de dollars au titre d'un plan de relance d'urgence censé sortir les Etats-Unis de leur pire crise depuis les années 30, et qui sera suivi dans les prochaines semaines d'un plan d'investissements pour relancer l'économie.
Chèques aux familles, fonds pour rouvrir les écoles, argent pour accélérer tests et vaccins, liquidités pour les petites entreprises, ou encore aide alimentaire renforcée : les mesures doivent répondre à l'urgence, et empêcher le pays de s'enfoncer plus dans la crise, souligne-t-on. De quoi soulager des journées sans lendemain et de disettes. C'est dire que la nouvelle administration a fort à faire dans les quatre années à venir.
L'équipe de Joe Biden est attendue dans le champ international. Son prédécesseur ayant allumé le feu en plusieurs points au Moyen-Orient en particulier, puis dans la guerre commerciale avec le géant asiatique, la Chine ; le Maghreb avec le scandaleux troc : reconnaissance de l'Etat d'Israël par le Maroc en échange de la reconnaissance de la «souveraineté marocaine» des territoires du Sahara Occidental, en violation du droit international et des résolutions pertinentes de l'Onu, de l'Union africaine notamment. La confrontation avec l'Iran et les sanctions draconiennes infligées à ce pays dont l'embargo sur les exportations de pétrole et pire sur les vaccins anti-Covid-19 (et les intrants dans sa fabrication) ont eu l'effet inverse plutôt que de le soumettre. Au contraire, l'Iran annonce des avancées notables dans l'enrichissement de l'uranium et donc dans la fabrication de l'arme nucléaire. Au grand dam d'Israël.
L'Etat sioniste brûle d'en découdre se prévalant du soutien multiforme de l'administration Trump et de l'assujettissement des monarchies du Golfe à ses desseins, s'assurant une immunité dans ses entreprises guerrières en Syrie et en Palestine face au silence assourdissant, voire complice, de la communauté internationale. Devant le va-en-guerre de Trump, la Corée du Nord n'est pas en reste.
La Russie de Poutine a bien conscience des tentatives d'encerclement à travers la politique «base militaire contre milliards de dollars» dans les ex-républiques soviétiques. Résultat : on assiste à une guerre froide sous une autre forme, à travers de nouvelles zones d'influence, le développement optimum des technologies militaires.
Deux cas flagrants : Syrie et Libye n'en finissent pas de souffrir du chaos qui leur est imposé.
Joe Biden peut-il disposer en moyens pour la politique qu'il veut promouvoir, et a fortiori nouvelle ? Bénéficiera-t-il d'un état de grâce face aux nombreuses urgences ? Ce qui semble sûr, c'est qu'il est attendu un assouplissement des positions de la nouvelle administration américaine, en revenant aux valeurs qu'elle défendait dans son entrée en guerre durant le siècle passé. Autrement dit, plutôt que les conflits interminables, il est attendu le dialogue pour leur résolution, « raison contre missiles ».
Le redéploiement de l'intérêt des Etats-Unis dans la région nord de l'Afrique et le Sahel devrait aller dans le sens de la désescalade militaire et politique. En ceci, la nouvelle administration entend reprendre la main dans la région. Mais toute l'équation réside dans le respect de la souveraineté des Etats face à la volonté d'accéder au pétrole et gaz. Le fameux transcontinental de gaz Lagos (Nigeria)-Europe est à lui seul capable de mettre le feu aux poudres. Comment éviter un tel guêpier ? Il faut dire que la donne aurait été différente dans le cas d'un rapport de force complètement en défaveur de pays «mangés» par le terrorisme instrumentalisé, un état de cessation de paiement endémique et des économies de survie. Néanmoins, la riposte face aux ingérences multiples, encouragées par une corruption généralisée, l'incompétence des équipes dirigeantes africaines suggèrent des lendemains qui déchantent.
Les Américains sont loin d'ignorer que la nouvelle confrontation en cours en Méditerranée sera source de graves dommages. Les puissances émergentes entendent ne pas se laisser intimider, surtout qu'elles revendiquent une place dans la redistribution des cartes qui ne les ostracisent pas tant, il est évident que la rive nord de la Méditerranée... c'est l'Europe.
Brahim Taouchichet


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