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Le FFS rejette le projet de loi électorale
Il remet en cause toute la démarche
Publié dans Le Soir d'Algérie le 01 - 02 - 2021

Premier parti de l'opposition démocratique à réagir à l'avant-projet de révision de la loi électorale, le FFS a exprimé son rejet catégorique du texte qui ne «saurait garantir un scrutin libre et crédible».
Karim Aimeur – Alger (Le Soir) - «Au-delà des dispositions nouvelles contenues dans ce texte, c'est l'ensemble du dispositif politique actuel qu'il s'agit de questionner. Une loi électorale, quand bien même elle prémunirait le pays contre certaines dérives du passé, ne saurait garantir un scrutin libre et crédible. La démocratie ne se résume pas à l'isoloir. Elle suppose un climat politique de libertés qui permette un choix libre et conscient», a soutenu la direction nationale du parti dans un communiqué rendu public hier dimanche.
Le FFS déplore qu'au moment où «nous espérions un changement radical de cap et une volonté politique réelle des tenants du pouvoir d'amorcer une nouvelle ère, nous constatons avec regret, et surtout inquiétude, que le calendrier électoral a été maintenu alors que le contexte actuel, national et régional, exige une approche politique à la hauteur des aspirations légitimes du peuple algérien». Le plus vieux parti de l'opposition s'interroge, en outre, quel crédit accorder à un texte proposé à la discussion aux partis politiques dans un contexte marqué par «des arrestations et des condamnations arbitraires pour délit d'opinion, et par un verrouillage sans précédent des espaces politiques et médiatiques».
«Depuis des décennies, avec une ampleur particulièrement exceptionnelle depuis le 22 février 2019, les Algériennes et les Algériens réclament un changement radical et pacifique du système de gouvernance dans notre pays. Si les déclarations officielles reconnaissent que le peuple algérien a sauvé l'Etat de l'effondrement, en mettant fin à un inique et surréaliste 5e mandat, force est d'admettre que ses droits fondamentaux, à commencer par le premier d'entre eux, - le droit à l'autodétermination - ne lui sont toujours pas reconnus», affirme le parti. Pour lui, le rejet massif du référendum portant révision constitutionnelle devrait interpeller le régime et lui faire prendre conscience de la détermination d'une jeunesse à tourner la page des «humiliations et des injustices». Dans ce contexte, le FFS s'offusque du maintien des élections. Il affirme que «maintenir, contre vents et marées, un agenda électoral alors que l'état du pays se détériore à tous les niveaux, c'est non seulement prendre le risque d'un nouvel échec, mais c'est aggraver la défiance populaire et creuser encore un peu plus le fossé entre le peuple et ses dirigeants». Et d'appeler à saisir le véritable sens d'une dissidence citoyenne qui ne se résume nullement à une simple parenthèse à refermer en enfermant quelques symboles honnis de ce régime. Le parti explique que la raison exige de tirer les leçons de cette dynamique politique historique et de l'accompagner pour la transformer en énergie positive pour parachever démocratiquement le projet national. «Plutôt que d'épuiser le pays en mobilisant les appareils sécuritaires dans une ‘'guerre politique'' contre la société, en usant de répression, de manipulation et de diversion, il est temps de reconnaître aux Algériennes et Algériens le droit fondamental à la participation politique en abrogeant l'ensemble du dispositif liberticide. Le pays a besoin d'un choc de confiance», clame le FFS pour qui «le courage politique, ce n'est pas s'accrocher à un agenda politique dont l'échec est prévisible». «Le courage politique, c'est oser des révisions déchirantes lorsque l'intérêt national le commande», a-t-il poursuivi, soutenant que, «plus vite le pays engagera de profondes transformations politiques, économiques, sociales et culturelles, et mieux il sera armé pour affronter toutes les crises et sauvegarder notre indépendance et notre sécurité nationales». Le FFS se dit convaincu que l'organisation d'élections réellement libres et crédibles doit impérativement être précédée d'un dialogue sans exclusive, qui posera les fondements d'une vie politique démocratique qui garantira l'alternance politique, institutionnalisera les contre-pouvoirs et encouragera la construction des médiations politiques et sociales, démocratiques et autonomes.
K. A.


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