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Une obligation, pas un choix
TRANSITION ENERGETIQUE
Publié dans Le Soir d'Algérie le 27 - 02 - 2021

L'adoption d'un modèle énergétique vert est pour le consultant en transition énergétique, Toufik Hasni, une démarche de souveraineté. Selon lui, l'exploitation du potentiel national d'énergie solaire thermique, à elle seule, permettra un important développement économique de l'Algérie. Pour ce faire, il insiste sur la mise en place d'une vision globale stratégique de développement.
Rym Nasri – Alger (Le Soir) – «La transition énergétique n'est pas un choix mais une obligation. Elle est la voie du développement économique», affirme le consultant en transition énergétique, Toufik Hasni, jeudi dernier, sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 2. Il assure que cette démarche permettra à l'Algérie d'atteindre un PIB de 367 dollars, soit 10% du PIB du pays. «Elle va engendrer 1 million d'emplois dont 800 000 techniciens, 100 000 ingénieurs et 100 000 experts», note-t-il.
Selon lui, la prise de conscience des pouvoirs publics est de plus en plus «apparente», notamment à travers la mise en place d'un ministère de la Transition énergétique. Il estime toutefois, que l'adoption d'un nouveau modèle énergétique reste un défi pour l'Algérie, un pays dépendant à 96% des hydrocarbures. Il déplore à cet effet, que le «mythe» d'une hausse du baril du pétrole continue toujours à nous hanter. «Les signes sont évidents. Le pétrole ne va pas monter et les prix constatés ces derniers temps sont conjoncturels. Le prix du gaz est tellement bas qu'il n'y a plus de rentabilité. A ces prix, nous avons perdu la rente aussi bien dans le pétrole que dans le gaz», dit-il. L'expert souligne qu'aujourd'hui, les énergies renouvelables sont compétitives. Le potentiel national d'énergie solaire thermique précise-t-il, représente à lui seul, 40 000 millions de tonnes équivalent pétrole par an alors que la production annuelle de l'Algérie de pétrole est de 50 millions de tonnes. «Nous avons de quoi approvisionner toute l'Europe, tout le Maghreb et tout le Sahel», assure-t-il.
D'autant que les financements poursuit-il, viendront de l'extérieur puisque le secteur des énergies renouvelables est rentable. «Les tarifs de l'électricité produite ne dépasseront pas les 8 dinars le kilowatt/h. Nous allons pouvoir exporter près de 40 000 mégawatts d'ici 2050 pour l'Europe, une occasion pour renégocier tout l'accord d'association avec l'Union européenne», dit-il, avant d'ajouter : «Notre objectif est de reprendre notre souveraineté sur le solaire thermique». Une démarche qu'il n'a pas hésité à comparer à la nationalisation des hydrocarbures par l'Algérie en 1971.
Une vision globale stratégique de développement s'impose
Toufik Hasni estime que la réussite de la transition énergétique dans notre pays doit reposer sur une vision globale stratégique de développement du pays : une bonne gouvernance, la facilitation des investissements, l'identification des objectifs d'un développement durable (respect de l'environnement, réduction des consommations et cohésion sociale basée sur une bonne gouvernance).
Il plaide également pour le retour à plus d'austérité. Il appelle ainsi à cibler les subventions d'où dit-il, la nécessité du recensement des populations qui en ont besoin. Qualifiant le tarif de l'électricité de «trop bas», il propose son augmentation graduelle d'un dinar par an (soit 2 000 dinars par an par citoyen) et ce, pendant quatre années. «Cela va permettre à l'Etat de récupérer 10 milliards de dollars par an de subventions. En réduisant cette consommation, nous allons pouvoir économiser par l'utilisation du solaire pour la génération électrique au lieu du gaz, 30 milliards de m3 de gaz par an», explique-t-il.
L'invité de la radio évoque aussi l'environnement des affaires en Algérie qui selon lui, n'est pas du tout favorable. La règle des 49/51 assure-t-il, ne visait pas à assurer la souveraineté nationale mais plutôt à réduire les acteurs dans les investissements, à la simple mafia. «Nous pouvons contrôler tous les investissements sans détenir les 51%. Si ce n'est pas suffisant, il faut donc opérer une réforme de l'ensemble de l'environnement des affaires. La bureaucratie et les contraintes qui sévissent sont aujourd'hui, énormes», dit-il, avant de suggérer la création de zones franches.
Ry. N.


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