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Le cinglant avertissement de la Banque d'Algérie
Mesures indûment appliquées par les banques contre leurs clients
Publié dans Le Soir d'Algérie le 09 - 03 - 2021

Elles font l'unanimité contre elles, les banques de la place qui ont été récalcitrantes à l'application des dispositions prises afin de répondre aux urgences induites par la Covid-19 sur les clientèles. Du coup, il ne surprend pas l'avertissement brandi, dimanche, par la Banque d'Algérie (BA) à l'encontre des banques et établissements financiers peu coopératifs.
Dans l'objectif de soutenir et de préserver la résilience des banques, face aux difficultés auxquelles serait confrontée leur clientèle, impactée par la crise sanitaire, des mesures d'assouplissement et d'allègement exceptionnelles ont été adoptées par la Banque d'Algérie (BA) qui a enjoint aux banques, il y a près d'une année, de les appliquer. Mesures devant permettre aux banques d'assurer un accompagnement adéquat des entreprises de production de biens et de services ayant été rudement impactées par les effets négatifs de la pandémie.
L'année dernière, afin de réduire autant que faire se peut l'impact de la pandémie sur l'activité de nombreuses entreprises, la BA avait, en effet, enjoint aux banques, entre autres «largesses», de procéder au report du paiement des tranches de crédit arrivant à échéance, ou procéder au rééchelonnement des créances de la clientèle impactée par la conjoncture induite par la Covid-19, et assurer la poursuite des financements en faveur des bénéficiaires des mesures de report ou de rééchelonnement des créances. La BA, en guise de mesures techniques, avait également procédé à la réduction du seuil minimum du coefficient de liquidité et de dispenser les banques et les établissements financiers de l'obligation de constitution du coussin de sécurité. Mesures édictées une première fois à travers une instruction émise au début du mois d'avril 2020 puis renouvelée au début de cette année.
«Par cette action, la Banque d'Algérie comptait sur un engagement solidaire et un esprit de discernement des banques de la place à l'effet d'apporter le soutien nécessaire à leur clientèle en cette période difficile. Etant entendu que le maintien et le développement de l'activité des entreprises constituent un gage de pérennité de l'exercice de l'activité des banques qui concourt, in fine, à la préservation de leurs propres intérêts», explique la BA dans cette dernière note.
Dans une instruction émise, dimanche, la BA a rappelé que les assouplissements et allègements exceptionnels ont été adoptés dans l'objectif de soutenir et de préserver la résilience des banques, face aux difficultés auxquelles serait confrontée leur clientèle, impactée par la crise sanitaire. Mais il est apparu, selon la BA, que certaines banques n'ont pas saisi le sens des mesures initiées et, ainsi, ces banques «continuent à appliquer aux entreprises, affichant des situations de difficulté passagère, des mesures de recouvrement coercitives, telles que l'application de pénalités de retard sur le paiement des échéances de crédit, permettant ainsi à certaines banques d'augmenter leur revenu en contradiction avec l'éthique, et l'émission de saisie arrêts par certaines banques, à l'encontre de leur clientèle en difficulté de remboursement de crédit ».
Mesures que la BA qualifie de «sévères, voire létales» appliquées contre les entreprises en ces temps où l'incertitude induite par la pandémie demeure toujours aussi grande. Et puis, ces mesures «sévères, voire létales» exposent les banques y ayant recouru au risque d'augmenter le volume de leurs créances irrécouvrables qui se répercutent sur leur bilan, donc les banques se retrouvant perdantes sur tous les plans.
Pour la BA, en tous les cas, cette façon de faire de la part des banques et établissements financiers «s'inscrit totalement en porte-à-faux par rapport aux objectifs visés par la Banque d'Algérie ainsi que les raisons ayant motivé les facilitations consenties et avantages accordés, à titre exceptionnel, aux banques, en leur permettant, notamment, la libération davantage de fonds propres, afin de préserver leur capacité à poursuivre le financement des entreprises, durant cette période de crise sanitaire».
Pour «parachever» sur le même ton son cinglant avertissement, la Banque d'Algérie menace de prendre «à sa discrétion» les mesures appropriées contre tout manquement qu'elle aura à constater quant à l'application ou non des mesures d'appui qu'elle a initiées pour contenir l'impact de la crise sanitaire sur l'économie nationale.
Azedine Maktour


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