Mise en demeure adressée à la chaîne Echourouk pour dépassement de la durée autorisée des spots publicitaires télévisuels    Production prévisionnelle de quelque 550.000 qx d'agrumes    Personnalisez votre sonnerie islamique et gagnez des cadeaux    Djezzy déploie son réseau 5G dans 18 wilayas    31 martyrs et 149 blessés dans de nouvelles frappes de l'armée sioniste    Quand l'accusation d'antisémitisme devient un instrument de disqualification    Morts et disparus en Méditerranée    Vers la commercialisation de 12 tonnes de produits halieutiques à des prix compétitifs durant le mois du Ramadhan    Divers projets renforcent la dynamique de développement de la commune de Timi    Un mois de piété, d'humanisme et de solidarité agissante (2/2)    Football : L'IFAB adopte de nouvelles mesures pour lutter contre le gain de temps    Un calendrier qui vacille à quelques semaines du coup d'envoi    Rafik Saïfi nouveau sélectionneur de l'équipe nationale olympique    Rabah Asma enchante le public    Plus de 2000 films de 101 pays reçus    Soirées Ramadhanesques Soirée malouf envoûtante à Relizane    Hidaoui préside une rencontre avec les jeunes de la wilaya de Souk Ahras    En présence d'une marée humaine, funérailles déchirantes de la collégienne Zahra    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



TOILETTES PUBLIQUES � ALGER
Introuvables, ou rares et malpropres
Publié dans Le Soir d'Algérie le 14 - 09 - 2010

La raret� des toilettes publiques pose un v�ritable probl�me d�hygi�ne et de sant� publique en Alg�rie. Dans certaines villes, elles sont quasi inexistantes. Dans d�autres, elles sont rares et malpropres. Cette situation r�voltante laisse insensibles les autorit�s concern�es.
Irane Belkhedim - Alger (Le Soir) -Alger, la capitale, ne d�roge pas � cette r�gle. Les toilettes publiques se comptent sur les doigts de la main. Il faut les chercher ! Les deux toilettes publiques, les plus anciennes, situ�es au niveau de la Facult� centrale (tunnel des Facult�s) sont ferm�es. Les portes sont cadenass�es, aucune indication sur les murs qui en explique les raisons. Un agent se trouvant sur les lieux nous informe qu�elles sont en travaux et ne seront rouvertes qu�en septembre. Cependant, rien n�est s�r, tout d�pend de l�avanc�e des travaux. �Ces toilettes sont ouvertes � 9h et ferm�es � 17h, elles ouvrent tard et ferment t�t. A 17h, il y a encore du monde � Alger. Et croyez-moi, souvent on est coinc�, s�indigne Lamia, une jeune �tudiante. Na�ma, enseignante de fran�ais, souffre d�un probl�me de vessie et se rend aux toilettes plusieurs fois Combien sont-ils dans son cas ? Kamel, lui, avoue que chaque fois, il est oblig� d�entrer dans un caf� pour se soulager. �C�est souvent sale.� D�autres font plus simple, c�est carr�ment dans la rue qu�ils vident leur vessie.
Aux toilettes de la gare
Les voyageurs ont certainement remarqu� la nouvelle baraque blanche, en PVC, install�e depuis peu au niveau de la gare de Tafourah en guise de toilettes publiques. L�entr�e est � 10 DA. A l�int�rieur, des cuvettes turques, deux pour les hommes et deux pour les femmes, et un lave-mains. Le petit espace est rempli de jerricans, de bo�tes de d�tergents et de f�ts pleins d�eau. Le bas de la masure laisse entrevoir quelques briques, un travail mal fini. Sur le sol une eau malpropre qui s��chappe des tuyaux et qui stagne. Une odeur naus�abonde s�en d�gage. Accroupi sous un sort des toilettes en rousp�tant : �C�est d�go�tant ! Il n�y a pas de savon ! O� est le savon ?� Mohamed ne r�plique pas. Calmement, il s�approche d�elle et lui montre un reste de shampoing pos� sur le lave-mains. Semblant insatisfaites, elle se lave et le paie en pestant. �La tuyauterie n�a pas �t� compl�tement achev�e et des plombiers doivent revenir pour s�en charger. Ils ne sont pas l� depuis six mois�, l�che-t-il, expliquant les fuites d�eau polluant l�endroit. Mohamed �tait agent de s�curit� dans une entreprise �tatique � Baraki qui a ferm� ses portes et renvoy� ses employ�s. �400 000 DA comme indemnit�s. On n�en fait rien�. C�est un p�re de cinq enfants, dont deux jeunes qui l�aident en se d�gotant quelques menus travaux. Ils n�ont pas termin� leur scolarit� car en 1996, leur �tablissement a �t� br�l� par les terroristes. �Le propri�taire de ces toilettes poss�de aussi un grand restaurant. J�ai travaill� chez lui. Il a lou� cet espace, a mis en place la baraque et m�a propos� d�y travailler. J�ai accept�, ajoute-t-il en arrangeant sa vieille casquette noire pour se prot�ger du soleil. Mohamed d�teste ce m�tier qu�il exerce par n�cessit�. Il gagne environ 700 DA par jour. Il prend son d� et donne le reste � son patron, entre 3 000 et 4 000 DA/jour. Emu, il montre les blessures qui lui rongent les pieds. �C�est la salet� qui m�a fait �a. Je me soigne mais cela ne gu�rit pas.� Des plaies b�antes couvrent l�extr�mit� de ses pieds. Probablement aussi une allergie aux diff�rents d�tergents qu�il utilise et m�lange sans aucune pr�caution. Ici, les coupures d�eau sont fr�quentes, ce qui l�oblige � mettre la cl� sous le paillasson, n�ayant pas d�autre choix. Il n�a pas de citerne, mais dispose d�un f�t et de bassines remplis d�eau. Un peu h�sitant � avouer tout �a, c�est un vieux transporteur qui ose en parler. �Il ferme souvent. Quand il n�y a pas d�eau, c�est sale. �a pue partout ! Il a l�habitude de nettoyer tous les quarts d�heure, je suis ici et je le vois.� Mohamed reconna�t que la situation le d�passe car il ne dispose pas du mat�riel n�cessaire. �Je ne peux m�arr�ter de nettoyer. Les gens sont sales. Les femmes surtout. Elles jettent tout dans les cuvettes et souvent je dois user du frottoir ou d�un fil de fer pour d�boucher les toilettes. C�est insupportable.� Le gardien pose �galement le probl�me de l��quipement qui a �t� d�t�rior�. �Les gens sont brutaux et ne font pas attention. Regardez ces poignets, � peine deux mois de service, elles ont �t� cass�es ! C�est du bon mat�riel quand m�me.� Interrog�s sur place, quelques voyageurs expriment leur soulagement quant � l�installation de ces toilettes. �Six mois que cette baraque est op�rationnelle. Ce n�est pas vrai. Je me rends tous les jours au travail et c�est la premi�re fois que je vois ces toilettes ouvertes�, confie une jeune femme. Apparemment, Mohamed ferme plus t�t que pr�vu et n�assume pas sa mission. Coupures d�eau, obligations familiales ou fatigue. Lui, il nie et insiste sur le fait qu�il est souvent oblig� de rester jusqu�� des heures tardives car les clients, �a n�en finit jamais. �Je ne veux pas les obliger � partir et les abandonner. Souvent, parce qu�il n�y a plus de transport � 18h, je fais du stop�, indique-t-il, pr�cisant qu�il lui arrive de fermer les toilettes, entre 13h et 14h, juste une heure.
I. B.
�Les APC constituent l�essentiel de nos clients�
Calneg Alg�rie est une soci�t� internationale sp�cialis�e dans l'am�nagement des bases-vie et le mobilier urbain (mobile aussi). Elle r�alise �galement des cabines sahariennes de toutes tailles et de toutes vari�t�s, tropicalis�es si n�cessaire. Assia, charg�e des affaires, explique que l�entreprise enregistre ces trois derni�res ann�es une augmentation de la demande sur le mobilier urbain (toilettes publiques). �Le nombre de toilettes vendues et install�es en 2010 a consid�rablement augment� par rapport � l�ann�e derni�re. Les APC constituent l�essentiel de nos clients. A B�ja�a, nos toilettes ont �t� install�es sur les plages. Nous travaillons �galement avec des entreprises �tatiques ou priv�es.� Calneg livre diff�rentes sortes de toilettes mobiles (individuelles, pour personnes handicap�es et chimiques). Elles peuvent �tre install�es partout (chantiers, espaces publics, plages�). De plus, l�entreprise n�a pu r�pondre � toutes les commandes, car elle n�a pas �t� sollicit�e dans les d�lais. �Notre stock a �t� �puis�, et lancer une nouvelle commande exige �norm�ment de temps, nouvelles lois sur l�importation obligent, et nos clients �taient press�s.�


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.