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Le désarroi des parents d'élèves
Tensions dans l'éducation
Publié dans Le Soir d'Algérie le 11 - 05 - 2021

L'intersyndicale de l'éducation nationale a poursuivi, hier lundi, son deuxième jour de débrayage. La mobilisation des enseignants était plus massive que la veille dans les établissements scolaires relevant de plusieurs wilayas. La protestation ne faiblit visiblement pas dans le secteur de l'éducation, mais semble plutôt gagner du terrain. Cela ne manquera pas de susciter l'inquiétude des parents d'élèves et qui les pousse à exprimer certaines appréhensions à la veille des examens de fin d'année notamment.
Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - À mesure que le mouvement de protestation du personnel de l'éducation prend de l'ampleur, nombreux sont les parents d'élèves qui se disent préoccupés du sort de leurs enfants scolarisés. Les grèves observées par les enseignants et autres corps de l'éducation, sont intervenues dans un contexte sanitaire qui a déjà fragilisé le secteur.
La pandémie de Covid-19 a entraîné beaucoup d'inconvénients dont les répercussions se révèlent préjudiciables sur le niveau des élèves et la qualité de l'enseignement. «L'année dernière a été écourtée, ce qui a contraint les autorités à revoir à la baisse, les exigences fixées par l'école algérienne», rappelle Djamila Mokrani, dont l'enfant est scolarisé dans une école primaire à Alger.
La situation sanitaire a par la suite imposé, à la rentrée des classes, un nouveau système d'enseignement, réduisant ainsi le temps des cours pour les élèves. Arrive aujourd'hui la fronde du personnel de l'éducation qui s'exotérise à travers l'organisation de grèves et d'actions de protestation à répétition. Djamila Mokrani estime que cette succession d'évènements a sérieusement nui à la concentration et l'apprentissage des élèves. Un autre membre de cette même association a, lui, appelé le ministre de l'Education et les protestataires «à trouver un compromis avant que la situation n'atteigne un point de non-retour». Il juge que les revendications d'ordre «socioprofessionnelles ne doivent pas annihiler les efforts consentis pour veiller au bon déroulement de l'année scolaire, en temps de crise sanitaire qui plus est».
Les parents d'élèves craignent aujourd'hui un éventuel durcissement du mouvement de contestation des syndicats de l'éducation, qui avertissent la tutelle que d'autres actions de protestation surviendront sans doute si les doléances des contestataires ne sont pas prises en charge. Cela pourrait impliquer le non-encadrement des examens de fin d'année qui ne sont plus aussi loin. Hier encore, les contestataires ont poursuivi, pour la deuxième journée consécutive, leur grève. Des rassemblements ont eu lieu comme au premier jour, devant les Directions de l'éducation des wilayas de Sétif, Médéa, Alger, Laghouat, Saïda, Timimoun, Béjaïa, Tlemcen, El Bayadh, Oran, Constantine ainsi que Mostaganem. Les représentants syndicaux évoquent un large suivi qui avoisine les 80 % à l'échelle nationale.
La plateforme des revendications des grévistes met en première ligne, l'amélioration du pouvoir d'achat et du retour à la retraite proportionnelle sans condition d'âge. Deux points qui restent sans aucune réponse convaincante du gouvernement, selon les protestataires. Ces derniers appellent le ministre de l'Education à «ouvrir un dialogue sérieux qui sort du champ théorique». Sans quoi, la protestation se poursuivra, quitte à «entraver le cours de l'année scolaire».
Il faut rappeler que les enseignants grévistes ayant déclenché un mouvement de protestation depuis près d'un mois, maintiennent la pression à travers les wilayas. Ils réclament la protection du pouvoir d'achat des travailleurs avec la revalorisation à 100% du point indiciaire, l'application du décret présidentiel 266-14 avec effet rétroactif, la libération du statut particulier, la régularisation des incidences financières et du dossier des diplômés des écoles supérieures, la révision des programmes, la diminution du volume horaire, et la libération des établissements primaires de la mainmise des collectivités locales.
M. Z.


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