«Je suis contre le projet d'autoroutes à étages à Alger»    La Cour suprême approuve le pourvoi en cassation    Les "entorses" à la justice dans l'affaire Karim Tabbou    Enfin libre    Sonatrach ouvre des discussions sur les contrats gaziers    Un programme d'urgence pour atténuer l'impact du stress hydrique    Conférence internationale sur la protection sociale    Nouveau tir d'un missile balistique    Douze ans après, Yahia Chérif de retour au RC Kouba    Paqueta augmente la charge de travail    Le Libyen Shuhoub Abdulbasit au sifflet    Quand les parents et les enfants jouent avec la mort    Raccordement de plus de 450 foyers au réseau d'électricité en deux mois    SmaIl Yefsah L'inoubliable voix    Ken Loach a opté pour "La Bataille d'Alger"    Grande rencontre sur la microentreprise    Constantine contredit Medaouar    Les Algériennes pour prendre option    Barcelone pour redémarrer, Manchester pour se rassurer    La colère du FFS    Astuces pour une meilleure visibilité    Le Premier ministre confirme    Entre fermeture et menus réduits    Saisie de 6 263 unités de produits pyrotechniques    L'état d'exception : une dictature constitutionnelle ?    Branle-bas de combat chez les partis    Dbeyba et ses alliés font tout pour se maintenir au pouvoir : Doutes sur les élections du 24 décembre en Libye    Editions Média-Plus. Ici, on noya les Algériens de Fabrice Riceputi : Silence, on tue des Algériens    Jaoudet Gassouma-écrivain, journaliste, plasticien, réalisateur et enseignant : «Mes sujets sont en quête de reconstruction et de résilience»    Premier ministre: L'Algérie déterminée à accélérer les réformes structurelles    Une union truffée de non-dits    JS Kabylie: Toujours les mêmes ambitions    Filière lait: Les producteurs appellent à une solution concernant la marge bénéficiaire    Hamdoullah dima la baisse !    Des rejets «excessifs et arbitraires»    La Tunisie sollicite l'aide de l'Algérie    L'armée française tue une femme pendant une poursuite    Neuf éditions déjà!    La nuit du pétard    Les pétards ont «mis le feu»    Les dirigeants unis contre l'enquête, pour maintenir l'impunité    Des émissaires de Sassou Nguesso en mission de «conciliation»    Les clubs déclarent la guerre à Newcastle    Virée au Palais de justice    La face «cachée» du «Bâtiment»    Belabed appelle à inculquer la lecture aux enfants    Documentaire sur la solidarité Algéro-Chilienne    Assia Djebar: le manuscrit inachevé    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Abderrachid Tebbi veut l'apaisement
Conflit avocats-magistrats
Publié dans Le Soir d'Algérie le 17 - 07 - 2021

Le nouveau ministre de la Justice semble décidé à régler le gros conflit avocats-magistrats. Un dossier lourd qui empoisonne, depuis de très longs mois, le monde de la justice, et qui se répercute de manière très négative sur le justiciable, victime directe des grèves répétées qui éclatent dans le secteur.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Il faut aussi dire qu'en dépit de sa gravité, ce conflit est resté latent tout au long de ces deux dernières années, et il n'a fait que s'enliser en l'absence d'une gestion adéquate. On a ainsi rarement, pour ne pas dire pratiquement pas, enregistré de déclaration publique sur le sujet en provenance de la tutelle et du prédécesseur de Abderrachid Tebbi, qui semblait davantage verser dans la discrétion pour calmer les situations.
À l'inverse, Tebbi a décidé, lui, de s'exprimer publiquement et de mettre le dossier (l'un des premiers auxquels il s'attelle) sur la table. Sa rencontre avec les responsables de l'Union nationale des Ordres des avocats, Unoa, (samedi dernier) n'est pas fortuite, elle a été traduite comme étant l'amorce d'un processus de règlement du problème, puisque le garde des Sceaux a profité de l'occasion pour s'exprimer au sujet du dernier incident entre avocats et magistrats ayant conduit à une nouvelle grève. Abderrachid Tebbi a renvoyé dos à dos les deux parties en conflit, qui a dégénéré suite à un incident survenu au tribunal de Dar-el-Beïda.
Au début du mois de juillet, le véhicule d'un avocat avait été transféré à la fourrière sur ordre du procureur adjoint de ce tribunal, car il considérait que la voiture gênait le passage. Abedrrachid Tebbi impute cette situation à l'obstruction des voies de dialogue entre les deux parties.
« Ce qui s'est passé est grave, dit-il, ceci veut dire que les canaux du dialogue sont fermés, autrement, le problème aurait été réglé avec un simple coup de téléphone ». « Tout le monde a fauté dans cette affaire, poursuit le ministre. Je n'ai pas de détails sur l'affaire, mais je reproche à tout le monde d'avoir compliqué la situation pour une situation banale. Selon les avocats, l'un d'entre eux a laissé son véhicule garé dans le parking du tribunal en dehors des heures de travail. Où est le mal si on le lui avait rendu ? Pourquoi en arriver à solliciter la police et compliquer la situation ? »
Abderrachid Tebbi semble à ce moment fustiger le comportement du magistrat auteur de cet incident, mais il enchaîne immédiatement en s'en prenant aux avocats, en qualifiant de fait « grave » le boycott des audiences du tribunal de Dar-el-Beïda durant une semaine, décision suivie par le boycott des autres juridictions d'Alger le mardi 6 juillet.
Les deux actions ont été suivies par l'organisation d'un rassemblement devant le tribunal de Sidi-M'hamed. « Je suis étonné. Je ne comprends pas comment un problème de parking devient une affaire d'Etat ! Pour un petit problème de parking, on fait intervenir le procureur de la République, le procureur général, le ministre. On en arrive à bloquer la voie publique », s'indigne le ministre.
Pour l'heure, aucune réaction des avocats ni des magistrats n'a suivi cette déclaration. Sera-t-elle suivie de contacts francs, d'actions destinées à rétablir les ponts entre avocats et magistrats ?
Dans un récent entretien au Soir d'Algérie, Me Sellini, bâtonnier d'Alger, avait fait état de rupture profonde avec « certains magistrats qui se croient tout permis (...) Quant à nous, nous nous battons pour le respect des droits de la défense». Parmi les droits bafoués cités, Me Sellini avait insisté sur les difficultés d'accès aux dossiers (et certaines pièces maîtresses) de leurs clients.
Ce qu'il faut enfin savoir est que le dossier avocats-magistrats n'est pas une nouveauté pour Abderrachid Tebbi. Du temps où celui-ci se trouvait en fonction à la Cour suprême, il avait contribué à rétablir, dans l'ombre, le contact entre les deux parties lors du gros conflit qui avait paralysé la justice durant un mois en 2019. Lors de la passation de consignes avec son prédécesseur, le nouveau garde des Sceaux a insisté sur « la nécessité de travailler dans un climat de calme et de sérénité ». La fin du conflit avocats-magistrats constitue l'élément essentiel de cette paix recherchée.
Tebbi est à la recherche d'apaisement dans son secteur, une démarche qui semble s'insérer dans un plus vaste processus. Depuis le 5 juillet dernier, le chef de l'Etat a prononcé une grâce amnistiante au profit de 179 personnes, parmi lesquelles cent un détenus du Hirak.
A. C.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.