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Cry Macho : et Clint Eastwood remonte en selle
Cinéma
Publié dans Le Soir d'Algérie le 09 - 11 - 2021

Avec Cry Macho, en salles demain mercredi, Clint Eastwood, 91 ans, remonte en selle pour une histoire de rodéo et de rédemption, film aux allures de testament pour une légende vivante d'Hollywood.
Le film ne restera pas forcément au Panthéon de l'acteur et réalisateur mythique mais il offre l'occasion de le voir remonter à cheval — une première depuis Impitoyable, western récompensé aux Oscars en 1993 —, et même asséner un coup de poing.
Clint Eastwood interprète le personnage principal, Mike Milo, ancien champion de rodéo qui a perdu femme et enfant et s'est brisé le dos des années plus tôt dans un accident. Milo a été chargé par son ancien patron d'une dernière mission : ramener au Texas son fils Rafo, élevé par sa mère alcoolique au Mexique.
Chapeau de cow-boy sur la tête, le vieux gringo prend la route et passe la frontière d'un Mexique version Eastwood où la poussière est omniprésente, les flics corrompus, et personne ne parle un mot d'anglais.
Sur place, il va retrouver le garçon, tenter de l'apprivoiser — lui apprenant au passage à dresser des chevaux — tout en étant poursuivi par les hommes de main de la mère de Rafo.
Entre le vieux cow-boy et le jeune Mexico-américain se noue une relation particulière, le premier trouvant la rédemption et le second l'espoir d'une vie meilleure. Le film est l'occasion pour celui qui a accédé à la célébrité dans les westerns de Sergio Leone de renouer avec cette vieille tradition. Et de revenir à l'écran, trois ans après La Mule. Prototype du héros américain, Clint Eastwood semble aussi vouloir tirer quelques leçons sur le temps qui file et les étoiles qui pâlissent, par la bouche de son personnage, qui avoue «ne pas savoir comment on soigne la vieillesse».
«Avant tu étais fort, macho», lui lance Rafo, joué par le jeune Mexicain Eduardo Minett, sur la route qui les mène au Texas. «Avant j'étais beaucoup de choses, je ne le suis plus», rétorque Mike Milon. Avant de constater que dans la vie, «vouloir être un gros dur, ça ne sert à rien».
À 91 ans, il tourne donc encore... Parmi les derniers géants du cinéma hollywoodien, Clint Eastwood incarne l'Amérique sur les écrans depuis six décennies. Et rien ne semble pouvoir l'arrêter.
Cry Macho sort mercredi en salles et personne ne peut jurer qu'il sera le dernier film du doyen des légendes du cinéma américain, à la carrière débutée dans les années 1950 avec de petits rôles, avant de passer à la réalisation.
Le Clint Eastwood qui apparaît à l'écran a certes les traits marqués, la démarche raidie, mais cela ne l'empêche pas de remonter à cheval et d'asséner un coup de poing à un adversaire, comme au bon vieux temps.
Et avec son ambiance de western, sa figure de héros sur le retour et son exaltation des principes moraux, Cry Macho pourrait résumer un pan de la vie de cet acteur et réalisateur hors du commun, souvent critiqué pour ses valeurs très droitières.
Né en 1930, Clint Eastwood a plus de soixante films à son actif, dont certains ont remporté les plus grands prix (Impitoyable en 1993, Oscars du meilleur réalisateur et du meilleur film, tout comme Million Dollar Baby en 2005).
Celui qui est passé à la réalisation en 1971 avec le thriller Un frisson dans la nuit, s'est frotté à tous les genres qui ont écrit l'histoire de Hollywood : western (Josey Wales hors la loi 1976), mélo (Sur la route de Madison, 1995), ou encore films de guerre (Mémoires de nos pères/Lettres d'Iwo Jima, 2006).
Comme acteur, il accède à la célébrité dans les années 60 avec Sergio Leone et sa trilogie culte Pour une poignée de dollars/Et pour quelques dollars de plus/Le bon, la brute et le truand.
La légende de l'anti-héros, au jeu minimaliste et supportant de longs silences grâce à son charisme, son regard pénétrant au bleu métallique et sa silhouette sèche d'1,93 m, était née.
Dans ses films, il a imprimé les thèmes qui lui sont chers — la solitude d'un individu contre le groupe, la loyauté ou la primauté de la vérité —, lui qui se méfie des modes et des diktats des studios. Certains lui viennent de son enfance passée dans un milieu ouvrier à Oakland (Californie).
Parmi ses influences revendiquées, John Ford ou John Huston, et aussi Don Siegel, dont il a retenu l'habitude de filmer rapidement, ce qui lui permet de ne dépasser ni le calendrier ni les budgets.
Siegel l'a notamment dirigé en policier-justicier dans Inspecteur Harry (1971), un personnage qui lui a valu d'être taxé de fasciste. Car Clint Eastwood, qui a aussi été considéré comme un va-t-en-guerre pour American Sniper, est un habitué des polémiques, face auxquelles il reste droit dans ses bottes de cow-boy.
Conservateur, proche du Parti républicain, ce père de huit enfants a toujours joué avec l'ambiguïté de son personnage «réac», raciste et belliciste.
Hors écran, l'acteur marqué par la mort précoce de son père d'une crise cardiaque n'a pourtant jamais fumé, a pratiqué la méditation et n'aime pas les armes à feu.
Ses convictions sont plutôt à chercher du côté d'une tradition politique très américaine, celle des libertés individuelles.
Ces dix dernières années, Clint Eastwood n'a pas ralenti, la pandémie perturbant à peine son rythme de métronome d'un film par an — dont certains étrillés par la critique.
Depuis Million Dollar Baby, il incarne avec constance des héros vieillissants et avait annoncé qu'il prenait sa retraite en tant qu'acteur après son rôle dans Gran Torino en 2008... mais il a depuis reparu devant la caméra à trois reprises, pour Une nouvelle chance (2012), La Mule (2018) et Cry Macho.
Au Los Angeles Times qui l'interrogeait en septembre sur son âge, il a répondu : «Pourquoi je continue de travailler à plus de 90 ans ? Est-ce que les gens vont me jeter des tomates ? J'en suis arrivé au point où je me demande si ça suffit. Mais pas au point où j'ai décidé que ça suffit.»


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