Accusations, révélations et des milliards dilapidés    Un plan de sabotage fomenté par le MAK déjoué    Le Hirak n'abdique pas    Arrestation d'activistes présumés du PNP    Les Verts affronteront la Belgique en mars    Le ministère répond aux grévistes    Chelsea : Abramovich offre un gros chèque à Lampard    Massimiliano Allegri va patienter jusqu'en juin    La fin de la récréation !    OM – Villas-Boas: «Brahimi était dans nos plans, mais…»    Mobilisation exceptionnelle à Alger    OIT: "faire du travail décent une réalité pour la jeunesse africaine"    MDN: large campagne sanitaire pour les habitants de zones enclavées à Ouargla    MASCARA : Création d'une zone industrielle à Mohammadia    ANSEJ MOSTAGANEM : 352 projets validés en 9 mois    PROGRAMME DE LOGEMENTS LPA : Les souscripteurs d'Alger convoqués fin décembre    A TAMANRASSET : Tebboune s'engage à faire de la wilaya un pôle touristique    CAMPAGNE ELECTORALE : La campagne de Benflis visée par un plan d'infiltration    TISSEMSILT : Saisie de 80 kg de viandes blanches impropres à la consommation    BECHAR : Arrestation de 4 braconniers à Beni Ounif    SURETE DE WILAYA DE TIARET : 307 permis de conduire retirés en novembre    Cancer de la prostate : des spécialistes plaident pour "un dépistage de masse précoce"    Harbi s'attaque à l'Armée     Championnats arabes de Cyclisme sur route: deux autres médailles pour l'Algérie en clôture de la compétition    Gaïd Salah : l'Algérie mérite de la part de ses enfants qu'ils demeurent la "forteresse impénétrable"    Loukal rappelle en Egypte l'engagement de l'Algérie pour l'autonomie financière de l'UA    Sonatrach "qualifiée" pour évaluer les actifs d'Anadarko en Algérie    Jeux Paralympiques Tokyo-2020: l'Algérie candidate à l'organisation de deux tournois qualificatifs    Lutte antiterroriste: Une bombe artisanale détruite à Tlemcen    Le projet de loi relative à l'organisation territoriale du pays adopté, un acquis pour la redynamisation du développement dans le Sud    La pièce de théâtre "Ez'Zaouèche" présentée à Alger    "L'Algérie contemporaine, cultures et identités", un nouvel essai en ligne de Ahmed Cheniki    LOPIS: vulgarisation du contenu du guide scientifique au niveau des établissements éducatifs    JM Oran-2021 : la "nouvelle dynamique" des préparatifs de la 19e édition saluée    Prix Assia-Djebar 2019: les noms des lauréats dévoilés    LOPIS : des laboratoires politiques oeuvrent à susciter "une crise de terminologies"    54 appareils distribués aux handicapés    L'ONU lance un appel de près de 29 milliards de dollars    Nouvelle réunion tripartite à Washington lundi    Projecteurs braqués sur Vienne    La commission du renseignement du Congrès accable Trump    ACTUCULT    Ligue des champions d'Afrique. ES Tunis – JS Kabylie (demain à 20h à Radès) : Mission compliquée pour les Kabyles    Malgré des divergences entre ses pays membres : L'Otan adopte une déclaration consensuelle    Intérêts d'Anadarko en Algérie: Sonatrach va exercer son droit de préemption    France-Algérie : Nadia Kaci, le prix de la liberté    70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Bulgarie Ouverture à Sofia d'une exposition d'art sino-bulgare    Projection du film "Le voleur de bicyclette" le 7 décembre à Oran    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





LES D�S SONT JET�S
Bouteflika ouvre la course aux l�gislatives 2012
Publié dans Le Soir d'Algérie le 11 - 02 - 2012

Bouteflika donne l�impression de s��tre acquitt� d�une t�che encombrante, d�avoir assum� sa responsabilit� jusqu�au bout et c�est maintenant aux autres d�assumer la leur dans un paysage politique futur appel� � �tre enti�rement remodel�.
Moins d�une ann�e apr�s son discours portant r�formes politiques du 15 avril 2011, Abdelaziz Bouteflika intervient de nouveau pour ouvrir quasiment la course aux �lections l�gislatives dont il fixe l��ch�ance au 10 mai prochain, c�est-�-dire dans trois mois. C�est d�une voix monocorde, comme lors de sa prestation d�avril dernier, qui contraste s�v�rement avec ses envol�es du temps de ses premiers mandats, qu�il boucle son intervention en moins d�un quart d�heure chrono. Une intervention qui se veut empreinte de la solennit� du discours � la Nation command� par un contexte politique interne ou externe et les enjeux qu�il rev�t. Il vient deux jours apr�s le Conseil des ministres qui a d�cid� de faire passer le nombre de d�put�s � l'Assembl�e nationale alg�rienne de 389 � 462, soit 73 nouveaux si�ges. Sans asp�rit� particuli�re, il traduit clairement une logique de continuit�. �Dans mon discours du 15 avril 2011, dit-il, je m��tais engag� � entreprendre l�approfondissement du processus d�mocratique et � asseoir les assises de l�Etat de droit en permettant � nos instances �lues de disposer et de se pr�valoir d�une enti�re l�gitimit� (�)� Abdelaziz Bouteflika ne manquera pas de rappeler le cadre politique et r�glementaire mis en place pour l�aboutissement des r�formes voulues par lui, rappelant en cela les consultations de personnalit�s de la soci�t� civile et des partis men�es par la commission Bensalah qui auraient servi de base de r�f�rence aux nouveaux textes l�gislatifs promulgu�s dont les lois relatives au code �lectoral, aux partis politiques, aux associations, � la repr�sentation de la femme dans les assembl�es �lues et aux cas d�incompatibilit� avec le mandat parlementaire, ainsi que les codes de l�information, de la commune et de la wilaya. Ces lois n��taient pas exemptes de virulentes critiques et de d�bats controvers�s � l�Assembl�e nationale faut-il le rappeler surtout quand il s�est agi de la participation de la femme ou de la non-utilisation des institutions dans la campagne �lectorale. Le chef de l�Etat ira m�me plus loin et se laissera aller � un exercice de p�dagogie des �lections en mettant l�accent sur l�esprit qui doit pr�valoir dans ces joutes �lectorales � propos, notamment, de la participation des femmes et de la jeunesse et des partis et associations syndicales afin de donner leur l�gitimit� et leur cr�dibilit� aux institutions qui sortiront des urnes en mai prochain et celles � �lire dans la continuit� de ce processus �lectoral, � savoir les APC et les APW, par une large mobilisation du corps �lectoral marqu� par le ph�nom�ne de l�abstention : �J�attends des partis politiques, des syndicats et des organisations de la soci�t� civile qu�ils �uvrent ensemble � mobiliser les �lecteurs et les �lectrices. � Abdelaziz Bouteflika consid�re que ces �lections seront la pierre angulaire du �parach�vement de la reconstruction de l�Etat alg�rien, cinquante ans apr�s le recouvrement de sa souverainet� (�)� C�est donc un discours qui a port� exclusivement sur les l�gislatives prochaines �vacuant toute r�f�rence au contexte politique national, arabe et mondial. Il faut souligner que ces l�gislatives tranchent radicalement avec toutes les autres qui les ont pr�c�d�es. En ce sens qu�elles portent la caract�ristique de la gestion d�une r�alit� politique par le pouvoir qui entend se placer dans le sens du vent � plut�t faire le dos rond qu��tre emport� par la temp�te. Le discours r�current sur la transparence et la cr�dibilit� d��lections totalement libres, sur la neutralit� de l�administration et l�appel aux observateurs �trangers sont autant de messages montrant que le pouvoir � bien malgr� lui � ne peut occulter et ne peut rester sourd au changement r�clam� et pas seulement par l�opposition. Gr�ves dans la plupart des secteurs d�activit� pour les augmentations de salaires, �meutes du fait des mauvaises conditions de vie (logement, eau, �lectricit�), le pouvoir y est all� de son carnet de ch�ques pour d�sarmer les risques r�els d�explosion sociale. Il table ainsi sur �une exception alg�rienne � et entend demeurer le ma�tre � jouer dans toute perspective d��volution politique. Longtemps mises sous le boisseau, les demandes d�agr�ment de nouveaux partis politiques, quelle que soit leur envergure, sont accept�es en d�pit de l�opposition du ministre de l�Int�rieur Daho Ould Kablia. Mais soudain, le pouvoir semble voir dans le foisonnement de ces partis un avantage insoup�onn� jusque-l�. Oui, jouer le surnombre face aux partis islamistes que veut f�d�rer le chef du MSP, Aboudjerra Soltani. Pas question de voir se reproduire les exp�riences des pays voisins sous l��il condescendant des Am�ricains et des Europ�ens. L�exception alg�rienne encore une fois ! Mais rien n�est s�r pour autant car certains cercles du pouvoir s�accommoderaient parfaitement avec les islamistes au pouvoir en Alg�rie � travers des deals qui assureraient la p�rennit� de leurs juteuses affaires. Et pourquoi pas, diront-ils, puisqu�il s�agit de sauvegarder l�essentiel m�me avec un Aboudjerra Soltani Premier ministre. Sauf que, dans la r�alit�, les partis islamistes alg�riens sont profond�ment min�s par leurs divergences d�approche quant au mod�le de soci�t� et de gouvernance, la course aux avantages et aux dividendes dans l��ventualit� de l�exercice du pouvoir dans un pays o� la corruption et les affaires en famille politique font scandale dans l�impunit�. Cela, les d�cideurs le savent et laissent faire dans une certaine mesure en d�pit de la commission install�e r�cemment par Bouteflika. C�est que la galette est bien grosse aujourd�hui gr�ce au boum de la rente p�troli�re. Mais l�exercice du pouvoir a montr� que s�il �tait ais� de le conqu�rir aujourd�hui, il est dangereux dans sa pratique pour la soci�t� satur�e de bons discours. Par ailleurs, le jeu trouble du pouvoir n�encourage gu�re l��mergence de forces sociales � � travers les partis nouvellement agr��s, lesquels n�ont pas d�encrage dans la soci�t� au sens de parti de masse et comptant dans ses rangs des militants int�gres et chevronn�s. De plus, pour la plupart, les d�lais sont trop courts pour �tre vraiment au rendez-vous. Certains d�entre eux demandent en vain leur report, � l�exemple du MJD de Abdallah Djaballah. Malgr� le large mouvement de dissidence (redresseurs) men� par son coordinateur national, Salah Goudjil, le chef contest� du FLN, Abdelaziz Belkhadem, continue de croire, quant � lui, en sa bonne �toile. Il faut croire qu�il ne s�est pas encore d�parti de vieux r�flexes qui font des �lections des comp�titions gagn�es d�avance. Il en arrive m�me � se fixer un quota � l�Assembl�e nationale et pousse le bouchon encore plus loin en se voyant chef d�une coalition islamiste avec en suppl�ment un app�tit prononc� pour la pr�sidentielle de 2014.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.