Intenses activités durant le Ramadhan    ERP, entreprise ressources planning, une solution vers un maillage structurel en vue d'une bonne gouvernance par la numérisation    Le rapport de l'OAPEC sur le développement de l'hydrogène vert en Algérie lui donne une visibilité à l'international    La douce France d'antan et des «bronzés» de sa politique (1ère Partie)    Appels à la paix et à la responsabilité politique    Le ministre français des Affaires étrangères désavoué : La France renonce à demander la démission de Francesca Albanese    Les Vertes poursuivent leur préparation à Sidi Moussa    Quatre boxeurs algériens quittent le tournoi    Chocs au sommet    Arrestation de 3 narco-trafiquants dont une femme, saisie de 102 g de kif traité et plus de 570 comprimés de psychotropes    Les robinets à sec pour les quartiers du Radar et El Hachem    Près d'une centaine d'admissions depuis le début du Ramadhan    Des anciens cadres syndicalistes honorés à Tlemcen    Le court-métrage à l'honneur à Alger    L'Algérie élue vice‐présidente du comité africain de l'IFRRO    «Le nouveau texte vise à consolider le processus démocratique en Algérie»    Dépénalisation de certaines infractions, réduction des amendes et sanctions standardisées    L'ANIRA insiste sur le respect des lois en vigueur régissant ces actions    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Tendances
ICI ET LA-BAS
Publié dans Le Soir d'Algérie le 03 - 02 - 2016


Youcef Merahi
[email protected]
Entre la politique et l'éthique, il doit y avoir un lien intime, de sorte à ce que la gestion de la Cité ne vient pas après la gestion d'une carrière. Il est vrai que la plus grosse corruption reste le pouvoir et le fait d'en disposer. D'en user. D'en abuser, voire. S'il est vrai qu'il y a un éternel débat autour de ces deux concepts, la politique et l'éthique, même si souvent il est clairement établi que l'éthique est le dernier des soucis de la politique. Réellement, la politique ne s'embarrasse d'aucune éthique pour peu que le but suprême demeure le pouvoir, l'ivresse du pouvoir, la soif du pouvoir et, par conséquent, la domination.
En France, là-bas, une ministre de la Justice a présenté sa démission, parce que tout simplement il y a hiatus entre son engagement et la politique du gouvernement qui l'emploie. Cette dame met son éthique — sa morale, son éducation, sa probité — en contradiction avec une décision politique prise par son gouvernement. Mettant en avant ses convictions profondes, la ministre au vélo a remis son tablier à qui de droit, sans tapage et sans bruit. Et comme elle a l'habitude d'aller à son ministère, elle en ressort sur son vélo, avec panache. Madame Taubira, pour ne pas la nommer, reprend sa liberté qu'elle avait mise entre parenthèses, en acceptant de participer au gouvernement Valls. C'est propre. C'est net. C'est direct. La politique doit être ainsi couplée avec une éthique, pour que la gestion d'un pays soit propre, nette et directe.
En Algérie, ici, il faut qu'on prenne de la graine. Il faut qu'on assimile cette donne de la démission, pour manifester son désaccord avec son propre gouvernement. Il faut ingurgiter cette pratique de la coalition entre la politique et l'éthique. J'ai beau essorer ma mémoire pour trouver les ministres qui ont démissionné chez nous, je n'arrive pas à m'en rappeler, tellement le nombre est rikiki. Maigrichon. Insignifiant. Je me rappelle d'un ministre de la Culture qui n'a pas tenu un mois, contrairement à d'autres, sur (ou dans ?) le fauteuil «cultivé» de ce ministère. C'est tellement loin dans le temps que je ne me rappelle plus de son nom. Au fait, a-t-on jamais su pourquoi il a démissionné ? Je n'ai aucun souvenir des raisons qui ont fait que, pour une fois, l'éthique a embrassé la politique. Généralement, c'est toujours le Prince qui raye de la liste les ministres qui ne servent plus à rien. Qui ne chantent plus à l'unisson. Qui oublient de dire «fakhamatouhou». Qui ne battent plus la mesure. En Algérie, ici, il y a même des sénateurs qui se retrouvent en marge, parce qu'ils ont osé élever, un petit chouia, la voix. Elever la voix ? Non. Juste un chuchotement. Un murmure. Un borborygme. Et hop, à la touche ! Ça vous apprendra à vous la ramener. J'ai aimé la franchise d'un Chevènement, un ministre de là-bas, qui disait : «Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne !» En Algérie, ici, on opte gaillardement pour la première option.
Encore la Constitution, me diriez-vous. Oui, on n'en a pas encore fini avec ce texte qui engage tout le pays. Le 7 février, la Constitution —le projet —, oui si vous voulez, passera en Congrès, comme une lettre à la poste. Mieux, comme un sms ! C'est plus rapide. Plus fiable. Et plus économe, je crois (au prix où est le prix de notre pétrole !) Donc, je considère que la Constitution est passée, haut la main, par les élus du peuple, meskine ! Je n'ai aucun doute là-dessus. Question à un dinar, en perte de vitesse : « Que se passera-t-il, ensuite ? » Pas grand-chose. Tant que le pétrole volera au ras des pâquerettes, on gérera la crise. On colmatera les brèches. On dansera le «un pas en avant, deux en arrière». On attendra les beaux jours. On ira même jusqu'à changer de gouvernement, pour donner le change. On fermera nos gueules, sinon gare à la touche. Puis, que les binationaux ne se la ramènent pas trop : qu'ils restent là-bas ! Ici, on ne veut qu'un passeport. Pas deux. Ni trois. Un passeport, unique comme le parti du même nom. Si les bi veulent un poste de «fadhilate el wazir», ils n'ont qu'à faire le change dans une banque algérienne, jeter aux orties le passeport qui porte une autre couleur que le beau vert national, éviter surtout de traîner du côté du Square (on a l'œil, attention) et signer par dix doigts et prêter serment de ne pas l'ouvrir. De fermer sa gueule, quoi! Entre ici et là-bas, il y a une mer : certains ont tendance à l'oublier.
Tamazight ? Quoi, encore tamazight ? C'est fait, elle est officielle. «Le pas politique est franchi». Il n'y a aucun retour possible. L'académie fera le reste. Dans dix ou quinze ans, tamazight sera langue de l'Etat.
Elle sera enseignée à travers tout le territoire. Elle sera obligatoire. Nul ne peut la remettre en cause, même si elle ne figure pas dans les constantes nationales. Je ne suis pas l'auteur de ces affirmations. Je les ai lues quelque part. Je ne me rappelle plus. Depuis le temps que tamazight attend son heure, je crois faire un cauchemar. Pincez-moi les amis, je dois être là-bas. Pas ici. Je sais, par contre, que des snippers font le guet pour faire le sale boulot.
Ça, je le sais. Je le vois. J'entends l'opportunisme faire le grand écart, pour que tamazight – le seul espace encore libre - rentre dans le rang. Ici et là-bas. Il y a une mer entre les deux rivages. Une mer que je voudrais brûler. Une mer que je voudrais menotter.
Une mer que je voudrais tarir. Comme cela, des «Taubira», bien de chez nous, feront le boulot pour lequel ils sont payés.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.