Il y a � peine quelques jours a eu lieu une op�ration de relogement de 162 familles vivant dans des constructions pr�caires au terrain dit �Si-Ali� des Planteurs. Ce relogement a imm�diatement provoqu� des r�actions de contestation de la part de nombreuses autres familles qui vivaient pr�c�demment aux Planteurs et qui attendent depuis des mois qu�on leur attribue un logement. Ces familles contestataires, � peu pr�s 80 en tout, ont vu elles aussi leurs habitations d�molies durant la premi�re tranche du programme de restructuration des Planteurs mais pour des raisons de recensement approximatif elles n�ont pas b�n�fici� de logements et vivent depuis dans la rue. Ainsi, pour toutes celles qui sont dans ce cas douloureux, le relogement des 162 familles est tr�s mal accept� d�autant plus, ont-ils affirm�, que �ces 162 familles n��taient install�es que depuis peu sur le terrain Si- Ali, et que la v�rit� c�est que leur pr�sence aux abords d�un tron�on que devrait emprunter le chef de l�Etat lors de sa prochaine visite annonc�e pour la mi-mars en compagnie du roi Juan Carlos d�Espagne serait g�nante...� Des recours ont �t� adress�s au chef de da�ra par int�rim d�Oran avec l�esprit de retrouver enfin un toit pour eux et leurs enfants. Ailleurs, dans un quartier populaire et historique d�Oran, ce sont �galement quelque 180 familles vivant dans la pr�carit� qui font entendre leur voix et d�noncent ces attributions de logements sociaux dont ils se disent exclus. Ces familles vivent depuis des ann�es dans des immeubles d�labr�s se trouvant dans l�historique quartier Scalera au bas de Sid-El- Houari. Dans le cas de ces familles, la situation est m�me dangereuse car les vieux immeubles font face � une paroi rocheuse argileuse tr�s instable qui menace de s�effondrer. En fait, ces situations qui ne sont pas uniques rappellent avec acuit� le probl�me du logement social � Oran. La demande sur le logement social est tr�s grande alors que les programmes de r�alisation de logements � 30 000 pr�vus pour la wilaya d�Oran � ne laissent que peu de place au logement social peu rentable. La situation de crise du logement social risque de s�accentuer dans les mois � venir puisque conform�ment aux instructions du gouvernement, un recensement de tous les bidonvilles ceinturant la ville d�Oran va �tre effectu� et l� encore ce seront des centaines de familles � qui il faudra procurer un logement social. Chaque semaine, des dizaines de femmes se retrouvent r�guli�rement devant le si�ge de la da�ra d�Oran pour rappeler par leur pr�sence dans la rue qu�elles sont demandeuses de logements.