Le signal est clair : l'Algérie accélère. Après stade Hocine-Aït-Ahmed, vitrine moderne du football national, voilà que Béjaïa se prépare à entrer dans une nouvelle dimension. Un stade flambant neuf de 30 000 places est dans les tuyaux. Et derrière ce projet, une ambition assumée : continuer à bâtir un pays taillé pour les grandes compétitions. Présentée ce lundi 20 avril 2026, l'étude de faisabilité n'est pas qu'une formalité administrative. C'est le point de départ d'un projet structurant, pensé dans les moindres détails : accessibilité, circulation, conformité aux normes internationales. Le futur stade ne sera pas qu'une enceinte sportive, mais un véritable complexe moderne intégré à son environnement. Dans la continuité des réalisations récentes — du stade Nelson Mandela au stade Miloud Hadefi, en passant par stade Ali La Pointe — le projet de Béjaïa confirme une tendance lourde : celle d'un pays qui investit massivement pour changer de dimension. Un retard à combler, une passion à libérer Car sur le terrain, le besoin est réel. À Béjaïa, terre de football bouillante, les clubs historiques — JSMB, MOB, Olympique Akbou — évoluent encore dans un cadre devenu trop étroit. Le stade de l'Unité maghrébine, inauguré en 1987, a longtemps été un symbole. Il est aujourd'hui dépassé. Capacité limitée, infrastructures vieillissantes, standards obsolètes : difficile, dans ces conditions, d'accompagner les ambitions sportives locales. Ce nouveau stade, lui, change tout. Il offre une perspective. Celle d'un football régional relancé, modernisé, capable d'attirer, de former et de rivaliser. L'Algérie joue la CAN à domicile... en coulisses Mais au-delà de Béjaïa, c'est toute une stratégie nationale qui se dessine. Depuis plusieurs années, l'Algérie construit, rénove, anticipe. Objectif : redevenir une place forte du football africain. Dans le viseur, une échéance claire : accueillir à nouveau la Coupe d'Afrique des nations, plus de trente ans après Coupe d'Afrique des nations 1990. Et cette fois, avec des infrastructures à la hauteur des standards internationaux. Chaque nouveau stade est une pièce du puzzle. Chaque projet renforce un dossier qui prend de plus en plus de poids sur la scène continentale. Béjaïa, futur bastion du football national ? Le calendrier reste flou, le budget encore inconnu. Mais l'essentiel est ailleurs : dans l'élan. Dans cette dynamique qui transforme peu à peu le paysage sportif algérien. Béjaïa n'est plus en attente. Elle est désormais dans le match. Et dans cette course à la modernité, l'Algérie avance, stade après stade, avec une idée en tête : jouer dans la cour des grands.