Le premier jour du mois de ramadan, les Guelmis ont pris d�assaut les march�s des fruits et l�gumes, boulevard du Volontariat et le march� couvert Hac�ne-Harche, en plein centre-ville, et autres �piceries, en vue de s�approvisionner de crainte de voir les prix atteindre des niveaux inaccessibles. En fait, ils ont d�j� entam� la courbe haussi�re. La consommation conna�t son pic avec la pomme de terre qui varie entre 30 et 35 DA le kilo, la laitue c�d�e � 55 et 60 DA, et la tomate � 50 DA alors qu�elle �tait c�d�e entre 10 et 20 DA. Pour les dattes, fruit tr�s pris� en ce mois sacr�, leur prix varie entre 300 et 400 DA selon la qualit�. Bon nombre de citoyens ach�tent en gros le maximum de produits, tel le poivron, actuellement c�d� � 35 DA. Evidemment, les Guelmis tentent de limiter leurs d�penses pour pr�server le budget du mois de ramadan, mais tel que que cela s�annonce, il leur sera tr�s difficile de r�ussir cette prouesse. Le Ramadhan, mois de �rahma�, consid�r� aussi comme le mois de la pi�t� et du recueillement, est devenu synonyme, chez la plupart des citoyens, de fr�n�sie d�achat et de d�penses illimit�es et d�mesur�es. Le march� informel, quant � lui, reprend du poil de la b�te et conquiert de larges parts du march�, l�anarchie g�n�ralis�e aidant. Le contr�le des prix et de la qualit� ne fait plus peur aux commer�ants. Il faudra plus d�efforts pour mener � bien les op�rations de contr�le chez les mandataires des march�s de gros et chez les d�taillants, mais aussi, pour assurer un approvisionnement r�gulier en produits de premi�re n�cessit�. Les Guelmis semblent habitu�s � ces hausses des prix pratiqu�es d�s le premier jour du ramadan. Devant cette situation qui se r�p�te chaque ann�e, l�administration publique d�plore le silence du premier magistrat de la wilaya seul habilit� � interpeller l�instrument de r�pression.