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Atika Belezma: Le retour difficile d'une grande comédienne
Publié dans Le Temps d'Algérie le 19 - 06 - 2018

Les planches du théâtre manquent à la comédienne Atika Belezma et celle-ci manque au théâtre. Après un retrait forcé de la scène artistique, l'artiste est prête à retourner en force.
Atika Belezma est une comédienne qui n'est pas souvent distribuée ces derniers temps, pourtant, à chaque fois qu'elle monte sur scène, elle brille, se fait applaudir et féliciter par ses pairs.
Atika Belezma qui a fait ses débuts sur les planches de Constantine au début des années 1980, poursuit son parcours artistique de comédienne avec détermination, abnégation et passion.
Née à Constantine en 1970, dans une famille de gens cultivés, orpheline de père à l'âge de 12 ans et encouragée par sa mère, une femme au foyer, à pratiquer le quatrième art, Atika Belezma n'a jamais cessé de prouver ses capacités artistiques et ses dons de comédienne à chaque fois que l'occasion lui est donnée. Dotée d'une beauté qui lui aurait permis une carrière dans le mannequinât, Attika qui a choisi le théâtre est déterminée à ne pas disparaître dans le noir du ciel, mais à l'éclairer. A 17ans, elle fait ses premiers pas en tant que professionnelle en jouant avec la troupe Ahl Masrah au Théâtre Régional de Constantine, dans la pièce Farès El-Mechta où elle a glané son premier rôle.
Elle se souvient de ses débuts, comme comédienne d'une association amateur et raconte avec fierté : «J'ai commencé mes premiers pas avec mon collègue Hakim Dekkar à la maison de jeunes d'El-Kroub dans la pièce de Ernesto Che Guevara où j'ai interprété le rôle de Maria. Après j'ai participé avec la troupe d'Abdallah Hamlaoui dans une pièce théâtrale pour adultes et une autre pour enfants». Depuis, les rôles se sont succédés.
Elle a été distribuée dans plusieurs pièces théâtrales de formes et de genres différents. Encouragée par sa mère, elle a poursuivi sa carrière de comédienne, jusqu'à sa titularisation au théâtre régional de Constantine
La maladie
En 1994, elle a été choisie dans le monodrame intitulé de Nouah Ledjrah de Tayeb Dehimi pour interpréter le personnage de Tefaha, un rôle qui l'a révélée au public. Alors que tout le monde attend l'ascension de la comédienne, c'est le contraire qui se produit, c'est la chute libre. Malade, elle rompt avec le théâtre et s'éloigne de la scène pendant des années, durant lesquelles elle se mariera et donne un garçon ...Mais le bonheur n'est pas éternel, trois ans de mariage, elle divorce et reprend la scène.
«Après, j'ai repris et rejoint l'association de Yacine Tounsi en 2003 où j'ai été distribuée dans une pièce pour enfants.
Nous avons eu le prix de la meilleure interprétation collective en Tunisie dans le festival méditerranéen», nous raconte-t-elle. La même année, elle a participé à la pièce «Diwane Laâdjeb» du Théâtre Régional de Constantine. Atika Belezma, à côté d'une quinzaine de comédiens entre-autres : Allaoua Zermani, Tayeb Dehimi, Ahcene Benaziez, s'est illustrée ou s'est fortement distinguée dans son rôle d'une belle manière. La pièce, c'était «Le Pêcheur et le Palais», adaptée du roman éponyme de Tahar Ouettar par Omar Fetmouche.
Cette tournée qui l ́amènera essentiellement dans l ́est du pays notamment à Bordj Bou Arréridj, Batna, Khenchela, Tébessa et Annaba. Elle a participé à plusieurs manifestations telles que le festival du théâtre professionnel, le festival du rire, le festival international en Egypte 2003 et 2004 ainsi qu'en Tunisie, au festival méditerranéen où la pièce du TRC a reçu le prix d'interprétation collective en 2003.
Riche expérience
Elle a été distribuée dans plusieurs pièces pour adultes et enfants. Ayant un capital d'expérience très riche, Attika a été distribuée dans la pièce «Leilat dem» (nuit de sang) écrite par le romancier algérien Habib Sayah, mise en scène par Karim Boudchiche et produite par le théâtre régional de Constantine (TRC) où elle a interprété Nouara, la mère d'un terroriste, qui extermine sa famille.
Dans ce rôle, selon les témoignages de certains hommes de théâtre, la comédienne racée s'est illustrée d'une manière inégalable et a montré les capacités d'une véritable professionnelle de la scène.
L'artiste est apparue pour la dernière fois dans Salalim Edhalma (les escaliers de l'obscurité), du TRC, pièce du scénariste, metteur en scène et comédien Kamel Ferad qui, aborde ou traite la question du pouvoir sur un ton humoristique.
Le spectacle a été présenté au 12e Festival national du théâtre professionnel, au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi à Alger. Les festivaliers se rappellent encore de cette comédienne, qui a bien accompli son rôle et qui aurait mérité, selon eux, le prix de la meilleure interprétation féminine. Après cette particpation, elle a continué à accomplir son métier de comédienne avec abnégation et professionnalisme.
La comédienne Atika Belezma est consciente que le destin n'aime pas qu'on lui force la main, mais combattante, elle est confiante en ses capacités que l'avenir lui donnera raison pour accrocher son étoile au firmament et qu'elle prendra son destin en main. Tous les comédiens qui ont joué à coté d'elle lui font confiance et présagent, eu égard de son jeu et de son élocution, qu'elle aura des consécrations de son rang et de son mérite dans les jours qui viennent. Le théâtre n'est pas du tout un métier facile, mais en s'appliquant tous les jours, la comédienne Atika est certaine qu'elle finira par y arriver... Atika rêve d'être consacrée comme une grande comédienne que Constantine a enfantée.


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