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La Protection civile s'explique sur la mort du jeune Ayache Mahdjoubi: Pourquoi l'opération de sauvetage n'a pas réussi
Publié dans Le Temps d'Algérie le 23 - 12 - 2018

Le jeune Ayache Mahdjoubi, tombé il y a sept jours dans un puits artésien est décédé. Les éléments de la Protection civile sur place, tentent de repêcher le corps, noyé par la montée des eaux des nappes.
Ayache Mahdjoubi, 26 ans, est tombé dans un puits artésien de 35 mètres de profondeur, dans le village d'Oum Cheml, dans la commune d'El Houamed, à 75 km au Sud-ouest de M'sila. Il est resté coincé à l'intérieur du puits de 35 cm de large, sans que les équipes de secours, composées de la protection civile aidée par la population locale, n'aient pu l'en extraire. Les eaux profondes encerclant le tube, qui ont englouti Ayache, lui ont été fatales. Selon la Protection civile, la mort du jeune homme date de deux jours. Les tentatives de la Protection civile ont toute été vaines. Forage et pompage n'ont pas donné les résultats escomptés. Chose qui a soulevé des interrogations, notamment sur les réseaux sociaux, sur l'échec de l'opération de sauvetage d'Ayache, ainsi que sur les moyens et les techniques utilisés par les services de la Protection civile, réputée par son professionnalisme. La Protection civile a estimé que le décès d'Ayache ne représente pas un échec de ses éléments, qui focalisent leurs efforts, désormais, sur le repêchage du corps. Contacté par nos soins, le chargé de la communication à la DGPC, le capitaine Nassim Bernaoui, a affirmé que la Protection civile a tout mis en place pour réussir l'opération de sauvetage, rappelant que ce corps a été certifié aux normes internationales. Hélas, les conditions n'ont pas été très favorables, et les risques du glissement du terrain ont porté préjudice à cette opération. «Le sauvetage de la victime s'est transformé en une opération de recherche du corps», a-t-il souligné. Les circonstances dans lesquelles se déroule l'opération sont «compliquées», a précisé Bernaoui. Répondant aux critiques émanant, notamment, des internautes, notre interlocuteur a expliqué que «La protection civile a mis en place les moyens modernes (équipements techniques, caméra thermique, infrarouge, oxygène) pour pouvoir porter secours à ce jeune homme. Cependant, les conditions n'ont pas été favorables», a-t-il déploré. Et d'ajouter : «Ceux qui nous critiquent n'ont pas des connaissances techniques dans ce genre d'opération». Les travaux d'excavation ont atteint, samedi, une profondeur de 26 mètres. Hélas, il y a eu une remontée importante d'eau des nappes, qui a submergé le tube où il avait glissé, à hauteur de 22 à 23 mètres. Arrivé à cette distance, de l'eau et de la boue sortait du forage, ce qui a porté à croire que la victime est décédée. «Il reste seulement à repêcher le corps pour le confirmer». Notre interlocuteur a affirmé qu'on a alimenté le défunt par oxygène, au fur et à mesure que l'opération se déroulait, et qu'on a parlé avec lui, afin de le maintenir conscient. «Il faut savoir que le puits était très profond, et de 36 cm de largeur seulement. La victime était dans une position très délicate ne lui permettant pas de bouger. Avec les températures qui baissent très vite la nuit, nous avons consenti nos efforts sur le forage, ce qui augmenté le risque de faire glisser encore plus bas la victime», a-t-il souligné. Bernaoui a souligné qu'il s'agit d'une opération unique en son genre, vu qu'il s'agissait d'une personne adulte, expliquant que s'il était question d'un enfant, la situation aurait été autre.
Le wali de M'sila repoussé par les citoyens
Par ailleurs, le cas Ayache a suscité une vague de solidarité de la population locale et parmi de nombreux algériens sur les réseaux sociaux. Les autorités de la wilaya de M'Sila ont été très critiquées. Elles sont accusées de ne pas avoir mobilisé suffisamment de moyens pour l'opération de sauvetage. Hadj Mokdad, wali de M'sila, s'est résolu à s'y rendre dans la zone, une deuxième fois. Sur place, le responsable a essuyé une série d'insultes. Sa voiture a été même été caillassée. Car, pour les citoyens, il a surtout brillé par son absence. Eploré, le frère de la victime a imputé l'échec de l'opération de sauvetage au wali. Malgré l'onde de choc de l'annonce, l'élan de solidarité ne s'est pas affaibli. A l'heure actuelle, toutes les équipes sur place, officielles ou volontaires, continuent de travailler sur les lieux de l'incident, dans l'espoir de repêcher le corps.


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