Brésil : Tite se défend au sujet de Neymar    Manchester United: Mandzukic en approche    Education: Belabed pour une politique prospective pour renforcer les compétences du secteur    Gaïd Salah présente un exposé sur le projet de loi relatif au statut général des personnels militaires    Bensalah: l'Etat soucieux de rationaliser l'exploitation des ressources et richesses souterraines nationales    Algérie-France (amical): rencontre mardi à Lille entre le président de la FAF et la FFF    HABITAT : Le gouvernement Bedoui rassure les demandeurs de logements    Les Tunisiens commencent à voter pour le second tour de la présidentielle    Mise en garde russe contre l'aggravation de la situation humanitaire dans le Nord-Est    Le WAT reste leader malgré la défaite, l'ASK sur le podium    Khirreddine Madoui démissionne de son poste d'entraîneur    Ouargla: lancement de la nouvelle ligne ferroviaire Touggourt-Alger    Le gouvernement consacre 17 milliards de DA pour le dégel de plusieurs projets    Vers l'augmentation de la taxe de pollution    Neuf morts et 9 blessés au cours des dernières 48 heures    Sahara occidental/Manifestation à Paris: la France dénoncée, une date pour le référendum d'autodétermination revendiquée    Rassemblement en solidarité avec les détenus d'opinion à Sidi Bel Abbès    Foot/ Algérie - Colombie : Abeid réintègre le groupe, Tahrat ménagé    Qui sera le partenaire de Suzuki en Algérie ?    Ce que prévoit la loi de finances pour les start-up    Les joueurs sénégalais refusent la prime de la Fédération    Début de stage demain    Retour à la case départ    1er Salon international des technologies et équipements dentaires    L'Anie face à la dure réalité du terrain    Des détenus d'opinion en grève de la faim à partir du 23 octobre    22 cas de méningite enregistrés    ...sortir ...sortir ...sortir ...    Les films algériens Abou Leila et 143, rue du désert en compétition    Hans Hartung en réouverture du Musée d'art moderne de Paris    Micheline la Française, la tante Zalamite et les autres    Ouverture des journées de lecture publique à Tamanrasset    Bir Ghbalou : Entre le portrait de BenSalah et les promesses du Hirak    Face aux difficultés rencontrées par la CNR et la CNAS : Les solutions des experts    «Le pouvoir rame à contre-courant d'un mouvement historique de libération d'un peuple»    Investissement : le FCE soutient fortement la révision de la règle 49/51    En bref…    Soudan : Une femme nommée à la tête de la Cour suprême    En bref…    Journée mondiale de la santé mentale : Un suicide toutes les 40 secondes, selon l'OMS    Première thèse algérienne identifiant les facteurs prédictibles    «J'intégrerai des personnages algériens dans ma prochaine histoire»    Ghardaïa : Appel à la préservation du patrimoine architectural et culturel    «Le plasticien doit être responsable»    Centre-ville: Deux dealers sous les verrous    Mostaganem: Des arrestations en marge de la visite du ministre de la Jeunesse et des Sports    Pour réclamer «la libération de tous les détenus d'opinion»: Marche nationale des avocats le 24 octobre    Le Pentagone déploie 3.000 soldats supplémentaire    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





En riant sous cape…
Publié dans Le Temps d'Algérie le 17 - 05 - 2019

D'après la médecine et ses progrès scientifiques, le rire serait thérapie idéale contre le stress, la tristesse et autres tracas de la vie quotidienne. Il procure réconfort, détente, et pourquoi pas, bien-être. Mais le hic, c'est que les occasions de rire deviennent rares, ces jours-ci. Aussi rares que le calme plat en mer démontée. Non, ce calme plat n'a rien à voir avec ce Ramadhan, où les comédies de certains «vaincus», par manque de carburant intestinal, suscitent rires et délires. Mais, rire sous cape, sinon bonjour la castagne. Mais bon, à chacun sa recette, salée ou poivrée, l'essentiel est de ne pas finir par chialer. L'autre spectacle est dans l'actualité, déversant quotidiennement son lot de nouvelles bizarroïdes, drôles et inquiétantes parfois. Nous parlons ici de ces politiciens qui, comme des grimpeurs en haute montagne, ont l'ivresse des sommets qui leur fait perdre la notion du bas, du terre à terre.
Ça, c'est le rire garanti qu'ignore nos praticiens de sketchs-télé ou de caméras cachées, bêtes à pleurer. Mais qu'importe, le politicien qui réussira à réconcilier nos citoyens avec la scène politique sera décoré, et en grandes pompes. Ça n'est pas gagné d'avance, mais on pense à certains noms, sans trop en rire ou en dire plus. Ça leur donnerait le tournis, à l'âge où la plupart de leurs amis d'enfance font chatouilli et guiliguili avec les petits-enfants. Eux, ils préfèrent titiller le Conseil constitutionnel, la transition, le mouvement populaire, les étudiants, etc. Bêtise, inconscience, vanité, hypocrisie, hors sol, poussent à la dimension satirique dans le rire. En fait, il est salvateur ce rire, en attendant le mélodieux adhan de la mosquée d'à côté, à l'heure du f'tour… Et nous voilà reparlant mosquée.
Sans oser trop en rire, l'attitude des empressés à tenir les premiers rangs, à chaque prière, laisse pantois. Ils suscitent quand même de drôles de choux gras, ces kamis pressés, parmi les adeptes d'un Islam cuisiné à la normale, sans excès, ni extrêmes. Une normalité qui les aura vus prier discrètement chez soi, sans devoir courir et se mesurer aux sommets de l'exégèse thématique du Coran et des minarets. Ils se marrent juste des accoutrements venus d'ailleurs, et des pilosités dignes d'homme des cavernes. Terre à terre, ce musulman lambda avait déjà rigolé des fadaises du début des années 90, et ce ciel illuminé de laser «divin» sur le stade du «5 juillet», bondé de bondieuseries encensées au politico-religieux. Il aura évidemment pleuré à mort ces milliers d'innocents, victimes de la horde terroriste. La bêtise humaine dans toute son atrocité était passée par là.
Mais, c'est une toute autre paire de manches qui ne fait pas rire du tout. Elle nous rappelle pourtant ces imams qui réclamaient, l'an dernier, gros salaires, logements décents, et pourquoi pas, voitures de fonction. Que sont-ils devenus, ont-ils réussis, eux aussi, à infiltrer le Hirak ? Bizarre, bizarre, on ne les voit plus, ces rigolos qui voulaient sortir du conformisme, et exhiber leurs biscoteaux afin d'en finir avec les aumônes, et les dons librement consentis par les fidèles, en proximité. C'est que l'exercice de la foi se monnaye, pardi. Lui, autant que les autres, n'aura pas fini de nous étonner, même si les sujets hilarants n'étonnent plus vraiment. Faut juste en rire sous cape, par pudeur…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.