Un BMS annonce des pluies orageuses et des vents pour ce mercredi    L'AAPI explore un projet d'investissement du groupe égyptien Ezz Steel    Une hausse soutenue de la demande globale attendue au second semestre    La justice de Miami rejette la plainte pour diffamation de Trump contre le Wall Street Journal    Refus de Washington de renouveler le Traité Start III des armes nucléaires    Exportation de 185.000 tonnes de produits ferreux depuis début 2026    Lancement de l'entretien du réseau électrique en prévision de l'été    La campagne labours-semailles a concerné près de 60.000 hectares de terres céréalières    Le néonazisme de la nouvelle génération    Quel message du pape Léon XIV au monde via l'Afrique ?    La leçon d'Augustin d'Hippone    Le NBS et le WOB qualifiés pour les demi-finales    Mondiaux-barres et poutre : Kaylia Nemour sacrée au classement général    Djenna Laroui tourne la page française et choisit l'Algérie    Des victimes encore sous les décombres    Début de la révision exceptionnelle des listes électorales    Les partis politiques se mobilisent    Mise en garde contre un faux lien électronique pour l'inscription des encadreurs des élections    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Yennayer et la fête
Publié dans Le Temps d'Algérie le 11 - 01 - 2016

Il est tout de même difficile de comprendre qu'on se croie obligé à l'orée de chaque célébration d'expliquer les origines de Yennayer et l'évolution du rituel, à la manière d'un guide touristique sur un site archéologique, entouré de pèlerins venus de l'autre bout du monde.
Aussi inexplicable, la fête la plus solidement liée au patrimoine historique de notre pays est encore célébrée dans une énigmatique discrétion. On pourrait comprendre que la fête soit tellement ancrée dans notre passé qu'elle devient naturelle, mais ce n'est pas si évident. D'abord parce que la profondeur historique et culturelle d'un rituel n'exclut ni le faste ni ce qui l'accompagne comme manifestations de joie. Ensuite parce que les années de déni et d'exclusion, au lieu d'installer dans la durée les réflexes d'autocensure auraient pu au contraire les libérer.
Il y a quelques décennies, avant que d'autres formes d'invective ne viennent «enrichir» la palette des interdits, il était tout à fait loisible de s'afficher au soir du 31 décembre avec sa bûche ou sa bouteille, mais il fallait rester «prudent» quand il s'agit de fêter Yennayer, qui revient à «afficher» ostentatoirement sa berbérité !
Maintenant que le temps est passé et que les enfants ont grandi, comme dirait l'autre, on pensait que la fête allait être restituée dans toute sa splendeur à une communauté nationale qui en a pourtant gardé l'essence en dépit de l'interdit, de l'oubli et de la difficulté ordinaire.
On peut, pour des considérations d'appartenance sociale, de croyance ou… d'habitude, trouver des pans entiers de la société que les autres fêtes de fin d'année n'enthousiasment pas trop, mais Yennayer est partout présent. Paradoxalement, Yennayer, la fête qui réunit le plus d'Algériens, n'a pas encore bénéficié d'une journée chômée et payée. Jamais une fête ne réunit également autant de différences dans le rituel, les mets et la légende. Même si à quelques nuances près, le repère historique est sensiblement le même, il y a une telle richesse dans les formes de célébration d'une région à l'autre que cela donne à la fête une autre envergure.
Cela n'a pour autant pas pu l'arracher au folklore afin de l'installer dans la profondeur culturelle des Algériens. L'«effort» de prise en charge officielle, faute de conviction et de volonté sincère de promouvoir le rendez-vous annuel, en a rajouté dans son infantilisation. Y compris les «militants» ou les «experts» qui continuent à maintenir Yennayer dans des rites désuets au lieu de l'installer dans la modernité et d'en faire une fête de son temps, boucleront la boucle. En attendant, bonne année 2966.
Slimane Laouari
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.