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Le casse-tête d'Obama
Publié dans Le Temps d'Algérie le 02 - 02 - 2011

Certes, Moubarak est vraisemblablement en train de vivre ses derniers moments. Pour accepter de quitter le pouvoir sans délai, comme le lui ordonne la rue, il continue de souffler le chaud et le froid et de donner l'impression de vouloir en faire payer le prix le plus lourd à ses compatriotes.
Hier, on a eu un aperçu de la dérive vers l'irréparable qui peut se produire d'un moment à l'autre en Egypte. Jusque-là, on avait encore cette illusion que le dictateur qui est en place depuis 30 ans, pouvait opter pour la solution la plus lâche choisie par Ben Ali.
Hélas, on est en train de se tromper. Car, apparemment, c'est mal connaître ce personnage vomi par la majorité de son peuple et rejeté par ses meilleurs alliés occidentaux qui a choisi le sort des héros en décidant de «mourir en terre d'Egypte».
Ce double message le raïs l'a adressé, bien sûr, en premier à ses compatriotes qui réclamaient son départ, immédiatement après le succès de la manifestation grandiose de mardi, pour leur dire qu'il irait jusqu'à la fin de son mandat, le dernier du «pouvoir à vie».
Moubarak a voulu aussi transmettre une fin de non-recevoir aux incessants appels indirects du président Barack Obama l'invitant à répondre aux aspirations de son peuple. Ce qui signifie en langage diplomatique décodé de «céder la place et d'engager sans délai le processus de transition politique». On a entendu pour la première fois dans les relations
égypto-américaines un président des Etats-Unis rendre un si vibrant hommage au «professionnalisme» de l'armée de Moubarak, vraisemblablement parce que la «grande muette» a parlé pour dire qu'elle avait choisi son camp.
Obama se trouve devant un vrai dilemme.
Comment appuyer la détermination des manifestants à aller jusqu'au bout de leurs revendications, le refus de l'armée de réprimer la révolte populaire dont elle affirme désormais, publiquement, son soutien à ses justes aspirations à la justice sociale et à la démocratie et ne pas forcer violemment le dictateur à quitter le pouvoir.
«Ce n'est pas le rôle d'un pays de dicter la voie à suivre à un autre !». Modération ? Faiblesse ? Manque de détermination ? Les experts se perdent dans les calculs, s'il y en a, de la Maison-Blanche d'où se dégage le souci majeur qu'il faut à tout prix préserver l'Egypte.
Mais comment lorsque la rue a donné un ultimatum au président égyptien, jusqu'à vendredi, pour s'en aller, ce qui laisse supposer que le pire pourrait arriver d'ici là, et alors cette Egypte là, vue par les Américains, aura vécu. C'est un vrai casse-tête pour le président Obama dont l'attitude d'hésitation et de prudence est critiquée par les membres du Congrès.
Le danger, aujourd'hui, est de voir la situation dépasser Moubarak – c'est déjà fait d'ailleurs – les populations égyptiennes et les Etats-Unis, le seul pays qui a la solution entre les mains.
Les Européens ont beau rassurer le raïs sur son sort s'il acceptait de quitter son pays, lui offrir l'exil doré, lui assurer les soins de santé dont il a besoin et l'immunité pour lui comme et pour les siens, le syndrome Ben Ali semble avoir définitivement hanté le «dernier pharaon».
Moubarak n'a pas tout à fait tort de se méfier des promesses des «amis» occidentaux lorsque Jacques Chirac est traîné devant les tribunaux pour une vulgaire affaire d'attribution de logements sociaux par la municipalité de Paris dont il était le maire quand Moubarak est arrivé au pouvoir.
En vérité, Barack Obama joue sa crédibilité en Egypte. Il n'a pas encore trouvé d'alternative au régime de Moubarak qu'il a, de fait, déjà lâché sous la pression des événements au Caire et dans la plupart des grandes villes égyptiennes et où l'opposition démocratique, alliée aux Frères musulmans, a mobilisé plus de monde, mardi, que la révolution égyptienne de juillet 53.
Mieux vaut donc pour Obama avoir affaire à l'Egypte, pendant qu'il est encore temps, que de voir le Grand Moyen-Orient qui s'étend de Rabat à Baghdad échapper définitivement, et à l'«iranienne», à l'influence des Etats-Unis. La «pandémie» démocratique ou islamiste rôde aux frontières de tous les pays arabes où les intérêts américains sont considérables.


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