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Ce que cache la course aux communales
Un million de candidats depuis l'année 1990, 15 000 projets abandonnés, 6000 logements APC/CNEP non achevés…
Publié dans Le Temps d'Algérie le 07 - 11 - 2012

Au début des années 1990, avec l'instauration du multipartisme et l'organisation des premières élections locales plurielles en Algérie, la cause patriotique consistant à éviter le chaos au pays, l'idéologie et l'aspect politique animaient les candidatures.Les motivations sont-elles restées les mêmes aujourd'hui ?
Qu'est-ce qui fait courir les candidats qui, pourtant, ne cessent de dénoncer ce qu'ils qualifient de «manque de prérogatives» pour les élus locaux ? La question s'impose davantage à d'anciens élus locaux qui se portent de nouveau candidats pour les élections du 29 novembre 2012.
Ce sont, de sources proches du dossier, plus d'un million de candidats enregistrés pour les Assemblées populaires communales (APC) et Assemblées populaires de wilaya (APW) depuis 1990. Plus de
100 000 élus locaux sont issus des élections organisées depuis l'année 1990. Quel bilan faire en dehors de celui des élus locaux poursuivis en justice depuis cette date ?
Les élus locaux ont-ils utilisé les prérogatives dont ils disposent déjà ?
Les avis convergent parmi les sources au fait du dossier. Ces derniers citent l'exemple des 154 milliards DA accordés par l'Etat depuis l'année 2000 pour la réalisation et l'entretien des chemins communaux. «Souvent, des travaux ont été effectués par divers intervenants, sur des chemins et chaussées réalisés dans ce cadre, sans assurer une remise en l'état, laissant, donc, des crevasses sur des tronçons fraîchement réalisés avec l'argent du contribuable.
Les élus locaux ont, pourtant, toutes les prérogatives pour poursuivre ces intervenants en justice afin de les obliger à procéder à ces remises en l'état, mais jamais la justice n'a été saisie dans ce sens par les APC», notent ces sources. «Les élus ont donc là des prérogatives qu'ils n'ont pas utilisées. Pourquoi se plaignent-ils alors de ce qu'ils qualifient de manque de prérogatives puisqu'ils n'utilisent même pas celles dont ils disposent ?», s'interrogent ces sources.
A en croire ces dernières, ce sont plus d'un million de demandes d'intervention émanant d'APC mais restées lettre morte sans que les élus locaux n'usent de leurs prérogatives en saisissant la justice dans le but d'obtenir les prestations de service au bénéfice des administrés de leurs communes ou arrondissements urbains.
15 000 projets locaux abandonnés
La course aux sièges au sein des APC et APW est-elle motivée par une volonté de servir les populations ? A cette question, les sources citent l'exemple des projets abandonnés. «Depuis l'année 2000, 15 000 projets pourtant locaux accordés par l'Etat sont abandonnés par de nombreuses APC. Ce sont des projets entrant dans le cadre des PCD (plan communal de développement), budget communal, PSD (plan sectoriel de développement) et FCLC (fonds commun des collectivités locales), concernant plusieurs domaines de la vie des administrés, dont celui culturel, économique et social, expliquent nos sources.
«Des projets programmés mais qui n'ont jamais démarré», selon elles qui ajoutent à cette situation déjà peu reluisante, «les projets mis en échec pour cause de mauvais choix du terrain, mauvaises études et estimations financières erronées».
6000 logements APC/CNEP non achevés
Lancé en 1989, le projet APC/CNEP (Caisse nationale d'épargne et de prévoyance) est l'un des nombreux échecs enregistrés par les Assemblées populaires communales. «Il existe jusqu'à maintenant, au niveau national et depuis cette date, 6000 logements de ce type non achevés, pénalisant énormément les bénéficiaires qui attendent, pour de nombreux parmi eux, depuis plus de deux décennies, un logement de cette formule», confient nos sources.
«La CNEP, et vu la lenteur prise dans la concrétisation du projet, s'est retirée il y a trois ou quatre années, après avoir été payée par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales dans le cadre de l'effacement des dettes des APC, et les Assemblées populaires communales ne font rien pour réaliser ces logements allongeant l'attente déjà longue de leurs bénéficiaires», selon ces sources.
130 000 fonctionnaires dans l'expectative
Un autre aspect est noté dans la gestion des APC issues des élections plurielles, celui des fonctionnaires livrés à eux-mêmes face à des dépassements de nombreux élus locaux. «Il est souvent enregistré le remplacement de nombre de fonctionnaires et même des sanctions infligées à nombre d'entre eux par des élus locaux issus de partis politiques. Pourtant, les fonctionnaires sont des commis de l'Etat et non des membres partisans», dénoncent nos sources.
«Il arrive souvent qu'un président d'une Assemblée populaire communale (P/APC), issu d'un parti politique, inflige des sanctions, remplace ou carrément chasse un fonctionnaire qui, pourtant, ne dépend pas de ce parti politique. Le mutisme observé par l'Etat à travers la Fonction publique, face à ce comportement illégal, encourage de telles pratiques et déstabilise les fonctionnaires», notent-ils. «Des fonctionnaires sont même décédés en étant toujours vacataires après de nombreuses années de service», regrettent-ils.
Des employés de certaines APC témoignent en disant que «des P/APC et autres élus locaux issus de partis politiques font dans la rétention de l'information en refusant de nous communiquer la réglementation, les notes et les circulaires émanant de l'Etat, pour l'application des normes dans le cadre de notre travail». «Cette rétention de l'information nous prive d'un outil de travail nécessaire à notre mission», ajoutent-ils.
L'enjeu est énorme quand on sait que l'Etat accorde, chaque année, des marchés d'une somme de 3000 milliards DA pour les collectivités locales, note une source.


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