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Un créneau lucratif
CONSTRUCTIONS ILLICITES À ANNABA
Publié dans L'Expression le 03 - 06 - 2012

Baraquements de fortune aux fins de bénéficier d'un logement social
L'heure n'est plus aux concessions, mais à la rigueur dans l'application des textes de loi. Telles sont les mesures de lutte contre la prolifération des constructions illicites à Annaba.
La prolifération des constructions illicites ne cesse de s'amplifier dans la wilaya de Annaba, devenue depuis plus de 20 ans la plaque tournante d'un créneau de plus en plus lucratif. En effet, la crise du logement dans cette wilaya n'est pas liée à la surpopulation, mais plutôt à l'esprit mercantiliste de ceux qui cherchent à faire fortune en recourant à plus d'un subterfuge, dont celui de l'installation de baraquements de fortune en guise d'habitation aux fins de bénéficier d'un logement social.
Cette activité illégale est à l'origine de la prolifération des bidonvilles dans la wilaya de Annaba. Ces constructions illicites, installées ici et là sur des assiettes foncières appartenant à l'Etat, mettent ce dernier devant le fait accompli, mais surtout dans une situation délicate, notamment en matière de réalisation des différents programmes de logements, comme c'est le cas à Annaba, où la gangrène des bidonvilles a pris des proportions démesurées au point d'échapper à tout contrôle.
A ce titre, les pouvoirs publics de la wilaya de Annaba, tentent de reprendre le contrôle sur une situation qui, si rien n'est fait, risque de provoquer une secousse, pour ne pas dire un séisme social, notamment ai sein des demandeurs de logements sociaux, dont le nombre s'accroît de jour en jour. Dans ce cas de figure, il convient de signaler que les prétendants aux logements sociaux, sont en majorité de faux demandeurs. Venus des wilayas limitrophes dans le but de se faire attribuer un logement, ces tricheurs sont prêts à tout, même à occuper un taudis dans l'un des bidonvilles de Annaba, comme celui de Sidi Harb, dans le chef-lieu de la commune de Annaba, où encore ceux de Sarouel et Oued Al Nil dans la daïra d'El Bouni, sans pour autant oublier celui fraîchement implanté en face du nouvel hôpital dans la commune d'El Hadjar. Ces occupants de baraquements sont en quête collective et commune d'un logement, qui serait le premier pas vers un pactole, après la vente de cet acquis, décroché au détriment de vrais ayants droit, tels les occupants de maisons menaçant ruine, dans les vieux quartiers de Annaba, la Colonne, la cité Ausas, Bourmet El Gaz entre autres quartiers où la vie des occupants est en permanence menacée par les effondrements d'habitations relevant à 90% de l'ère coloniale. En outre, il convient de noter que des demandes de logement remontant à plus de 20 ans demeurent insatisfaites, suite à la confusion créée par les faux postulants; ces derniers étant à l'origine de la crise du logement dans la wilaya de Annaba.
Ainsi, dans le but de débusquer tous les spéculateurs et faux demandeurs, notamment ceux non recensés, et par conséquence non concernés par une éventuelle attribution de logements, les autorités locales ont adopté une politique de lutte à même de dénicher les faux demandeurs.
Le dispositif mis en place vient d'être entamé en grande pompe, touchant entre autres constructions illicites: Madame Beek, Soltana et Skoufi, dans la commune d'El Hadjar, où la vente des terrains de l'Etat et de bicoques, est devenue un filon d'or pour un commerce lucratif, atteignant les 35 millions de centimes pour la pièce d'un mètre carré.
Les occupants de ces nouveaux bidonvilles ont, sans autorisation de construire, érigé des habitations sur des espaces étatiques, à proximité de la RN 129. Dans le cadre de la lutte contre ce phénomène, les éléments de la Gendarmerie nationale de la daïra d'El Hadjar, ont initié une vaste opération de contrôle, à travers laquelle ils ont saisi les pièces d'identité des occupants de ces constructions illicites, pour débusquer les nouveaux arrivés dans cette commune, leur lieu de résidence et provenance notamment, afin de les renvoyer vers leurs lieux de résidence d'origine, s'ils ne sont pas portés sur les listes de recensement. Outre ce contrôle, l'opération porte sur les mesures prévues par les textes de loi, la démolition de ces habitations et l'expulsion de ces occupants vers leurs lieux de provenance.
Les familles portées sur les listes du recensement de la daïra d'El Hadjar seront délocalisées, bénéficieront de logements sociaux, après étude au cas par cas. Ainsi, il convient de noter que la récupération de cette assiette foncière permettra à la daïra d'El Hadjar, qui enregistre un manque criard en matière d'assiettes de terrains, de s'engager dans la réalisation de plusieurs autres infrastructures, dont une annexe de la direction des impôts et un centre d'hémodialyse pour les insuffisants rénaux, des projets restés en stand-by depuis plusieurs années.


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