«J'ai pensé réaliser cette pièce, en signe de témoignage et de considération, pour les peuples arabes en général et les jeunes révoltés en particulier...» a déclaré le metteur en scène M. Hani Enessar. «El Hefar, les fossoyeurs, ou le printemps arabe interprété sur les planches» est le spectacle de l'Isat du Koweit qui a ouvert le bal des représentations théâtrales étrangères. En effet, après le passage de la première pièce du théâtre régional d'Oum El Bouagui intitulé «Ifetiradh ma Hadadha féâlan, supposition de ce qui s'est réellement passé», premier Prix national du dernier festival du théâtre national professionnel qui a eu le privilège d'ouvrir le bal des représentations de la 4ème édition du festival international du théâtre à Béjaïa dans sa journée inaugurale, le deuxième jour s'est vu ébranler le programme des autres pièces au menu du festival. L'honneur est revenu à la troupe théâtrale de l'Institut supérieur des arts théâtraux du Koweït de donner le coup de starter des représentations étrangères. L'exhibition de la pièce intitulée «El Hefar, les fossoyeur» s'est déroulée à la grande salle de la Maison de la culture en présence d'un public nombreux. La pièce qui a interprété le printemps arabe sur les planches a connu un succès, en témoignent les applaudissements nourris à la fin du spectacle. En effet, en avant première exclusive pour le Festival international du théâtre à Béjaïa dans sa quatrième édition «El Hefar, les fossoyeurs», Une pièce théâtrale qui traduit sur les planches le printemps arabe qui a secoué plusieurs régimes dictatoriaux arabes. «Le silence étant l'ennemi de la vie... il est indispensable de parler, de dire et de dénoncer» Comme a été indiqué dans le prospectus présentant la ladite pièce. Une pièce théâtrale de l'Institut supérieur des arts théâtraux du Koweït, écrite par Ali Ezzaidi, scénario Fahd El Moudhine et réalisée par Hani Enessar (août 2012). En somme spectacle théâtral qui taxe les régimes dictatoriaux arabe de fossoyeurs (creuseurs de tombes) qui, sans scrupule, depuis leur intronisation sont toujours présents à leur poste, affairés à creuser des tombes, pour enterrer les rêves des peuples arabes, ces jeunes notamment qui n'ont de choix que de tenter de vivre ailleurs sous de meilleurs cieux. Avec trois comédiens sur scène, Mohamed akbar, Mohamed Fayek, et Hocine El oudh, le réalisateur a pu présenter par une scénographie simple et expressive la situation embarrassante d'une jeunesse réprimée, qui finira tôt ou tard par se déchainer pour renverser les régimes oppresseurs pour se permettre une lueur d'espoir. En effet, décrié par la grande majorité de la société, les régimes autoritaires dans leur profession de fossoyeur, synonyme de malheur pour la société, notamment les jeunes, finiront par se voir dénoncés, bousculés et parfois même pourchassés. «El Hefar, une première en exclusivité pour ce festival. L'idée a émergé après la vague du printemps arabe qui a secoué les régimes autoritaires de quelques pays arabes. En ma qualité d'enseignant à l'Institut supérieur des arts théâtraux du Koweït, j'ai pensé réaliser cette pièce, en signe de témoignage et de considération, pour les peuples arabes en général et les jeunes révoltés en particulier. Pour dire en substance que le silence, ennemi de la vie, est parfois complice, car la liberté ne se concède pas mais s'arrache plutôt» nous déclare à la fin du spectacle M. Hani Enessar, metteur en scène de la pièce avant d'ajouter «C'est un travail conçu et produit exclusivement pour ce festival dans sa quatrième édition. Après le bon écho que la pièce vient d'avoir auprès du public algérien, très connaisseur en la matière, je sais qu'à l'avenir elle aura un plein succès. Enfin, c'est un honneur pour moi, la troupe et toute la délégation du Koweït de présenter cette pièce, en première exclusive, en Algérie».