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L'Algérie rafle cinq Prix!
PALMARÈS DE LA 26E EDITION DES JOURNEES CINEMATOGRAPHIQUES DE CARTHAGE
Publié dans L'Expression le 30 - 11 - 2015


Hassen Ferhani recevant son prix
Hassan Ferhani avec son excellent documentaire Fi Rassi un rond-point prouvera si besoin est, la qualité de nos jeunes cinéastes que l'on devrait réellement soutenir dans leur propre pays...
La cérémonie de clôture de la 26e édition des JCC s'est déroulée dans la soirée du samedi 28 novembre 2015 à partir de 17h pour prendre fin peu avant 20h respectant ainsi le couvre-feu imposé en Tunisie. Une clôture qui a vu décerner à l'Algérie cinq Prix! Tout d'abord, celui de Hassan Ferhani avec son documentaire Fi rassi un rond-point, Prix du meilleur documentaire et Prix de la première oeuvre et ce, à l'unanimité comme l'a déclaré le président du jury Lyes Salem. Ce dernier fera remarquer que du fait qu'il y avait 20 films, il a été décidé de rajouter une mention spéciale du jury pour la comédienne Nadia Kaci dans le film Le puits de l'Algérien Lotfi Bouchouchi.
Le Tanit d'or de la première oeuvre du nom de Tahar Chriaa a été décerné à Fi Rassi un rond-point dit-on pour «la qualité cinématographique du film qui montre l'humanité dans un lieu inattendu», tandis que Lyes Salem affirmera sur les planches que le Prix de la meilleure oeuvre est revenu à la «dimension humaine de ce documentaire porté par un regard tendre et généreux et affectueux sur le monde qui a entouré la caméra du réalisateur».
L'Algérie raflera à nouveau un Prix avec le Tanit de bronze du court métrage attribué à Lmuja de Omar Belkacemi.
Les Tanit d'or et d'argent ont primé respectivement Diaspora de Alaeddin Abou Taleb de Tunisie et Terremere de Aliou Sow du Sénégal.
Autre grand gagnant de cette soirée ou plutôt une gagnante, à savoir la Tunisienne Leïla Bouzid qui a raflé quatre Prix pour son excellent long métrage A peine j'ouvre les yeux, en remportant ainsi le Prix Fipresci de la critique, une mention spéciale du jury Ugtt et le Prix du jury TV5 Monde partagé ex-aequo avec Necktie youth de Sibs Shongwe de l'Afrique du Sud.
En se distinguant encore avec un Tanit de bronze du meilleur long métrage Leïla Bouzid qui dédiera son Prix à la jeunesse tunisienne aura une pensée pour les 7000 jeunes qui croupissent encore en prison...
Le Maroc quant à lui rafle deux Prix et ce, dans la catégorie long métrage. Nabil Ayouch recevra une mention spéciale du jury pour son film Much Loved qu'il dédiera à ses quatre «magnifiques» comédiennes du film, tout en remerciant le directeur du festival Brahim Letaief qui a permis «un lien de construction avec le public arabe» et d'ajouter: «J'ai une pensée émue pour la Tunisie combattante pleine de courage et de force, cette Tunisie qui n'a cessé de nous susurrer que l'art et la culture seront plus forts que la haine.»
Le Tanit d'argent du meilleur long métrage quant à lui est revenu au film The endless river d'Oliver Hermanus de l'Afrique du Sud, tandis que le Tanit d'or a été décerné à L'orchestre des aveugles du Marocain Mohamed Mouftakir.
Ce dernier fera remarquer l'influence du Maroc par le cinéma tunisien que le public marocain a pu apprécier grâce à Noureddine Sail qui a fait en sorte que ces films soient programmés là-bas et de citer de nombreux célèbres films tunisiens des plus connus. Le Prix du meilleur scénario a été décerné à Letter to the king de Hisham Zaman d'Irak.
Un très beau film sur les réfugiés kurdes en Norvège entre autres et dont le réalisateur en fait même partie et ce, depuis l'âge de 10 ans et c'est donc le plus normalement du monde qu'il dédiera son prix à tous les réfugiés qui se retrouvent aujourd'hui en Europe.
Notons que c'est le comédien Adlane Djemi qui a remporté le Prix du meilleur acteur pour son rôle dans le film Madame Courage de Merzak Allouache, prix que le comédien Khaled Benaïssa est venu réceptionner, tandis que le Prix de la meilleure actrice est revenu à Maïmouna N'Diaye pour son rôle dans le film L'oeil du cyclone du Burkina Faso. Celle-ci dédiera son prix «à toutes les personnes qui sont victimes d'injustice dans le monde et à qui on ne donne pas la parole.».
Il est bon de rappeler que le jury du Grand Prix présidé par le Marocain Noureddine Sail dira à propos des critères qu'ils sont des plus simples, mentionnant ainsi la profondeur des thèmes, l'intelligence du son et de l'image, les acteurs qui arrivent à porter la parole aux spectateurs notamment.
On regrettera dans le palmarès toutefois l'absence de certains beaux films comme le film palestinien Dégradé de Arab et Tarzan Nasser qui même se déroulant dans un huis clos nous rappelle le fameux film Caramel, il y avait néanmoins dans sa finesse et mise en scène autour de la guerre un regard et un scénario des plus intelligents, portés par l'amour qui ne triche pas...
Côté documentaire encore, le Tanit d'argent a été attribué au sublime et tragique Homeland (Irak année zéro) de Abbas Fahdel d' Irak tandis que le Tanit de bronze est revenu à Queens of Syria de Yasmin Fedda.
Côté court métrage enfin, le Tanit d'or a été décerné à Diaspora de Alaeddin Abou Taleb de Tunisie, tandis que le Tanit d'argent est revenu à Terremere de Aliou Sow du Sénégal.
Pour l'engagement du public à fréquenter les salles assidûment et en force, les JCC ont attribué en outre symboliquement un Tanit d'or; saluons également le bon déroulement du festival qui a été dédié enfin à la mémoire des policiers décédés suite à l'attentat de mardi dernier à Tunis.
Ainsi prend fin cette édition sous le signe de l'émotion et de la fête puisqu'après les quelques notes apaisantes d'Ismaël Lo qui est venu égayer la cérémonie de clôture, l'after s'est déroulé dans une très belle ambiance des plus endiablées à l'hôtel Africa.
Parce que la vie doit poursuivre son cours...


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