leurs combats, affirmant qu'«il n'y a pas de solution militaire au conflit». Dans un communiqué de presse, le Conseil de sécurité a vivement condamné la poursuite de ces combats, en particulier dans les Etats d'Equatoria et du Nil Supérieur, appelant toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités. «Les membres du Conseil de sécurité ont également condamné toutes les attaques contre des civils et ont exprimé une vive inquiétude au sujet de meurtres de civils, de violences sexuelles, de destruction de foyers, de violences ethniques, ainsi que du pillage du bétail et de biens», indique le communiqué. David Shearer, chef de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss), s'est dit préoccupé par l'escalade du conflit armé entre le gouvernement et les forces d'opposition, affirmant que les combats sur la rive occidentale du Nil dans le nord du pays avaient atteints «des proportions préoccupantes». «Les membres du Conseil de sécurité ont exhorté le gouvernement de transition d'unité nationale à prendre des mesures pour faire en sorte que les responsables de ces attentats soient tenus responsables», fait savoir le communiqué, ajoutant qu'«ils ont exprimé une profonde alarme» sur le fait que plus de 84.000 personnes ont quitté le Soudan du Sud depuis début janvier et que beaucoup d'autres continuent de se déplacer à l'intérieur du pays. «Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la primauté du processus politique et qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit», déclare le communiqué. Parallèlement, les membres du Conseil de sécurité ont rappelé à toutes les parties au Soudan du Sud à «s'engager à la pleine mise en oeuvre de l'accord», selon le communiqué.