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Victoire attendue du "Trump tchèque"
VERS LE TRIOMPHE DES EXTREMISTES DE DROITE EN TCHEQUIE
Publié dans L'Expression le 22 - 10 - 2017

La victoire annoncée du Trump tchèque, Andrej Babis fait peur à l'Europe et à l'Occident
Les Tchèques finissaient de voter hier, au deuxième et dernier jour des législatives, un scrutin sans surprise quant à la victoire apparemment acquise du milliardaire Andrej Babis, mais marqué par l'inquiétude sur les relations avec l'Occident.
Cette appréhension a été exprimée avec force par le Premier ministre social-démocrate sortant Bohuslav Sobotka. «Les élections vont également décider de l'orientation de notre pays, si nous continuons à faire partie de l'UE et de l'Otan, si ces extrémistes qui chercheront à nous faire sortir de ces structures garantissant notre sécurité, notre stabilité et notre prospérité ne se renforceront pas», a-t-il dit après avoir voté. Un certain euroscepticisme, à des degrés variables, semble être le dénominateur commun de plusieurs formations qui briguent les voix des électeurs. Celle qui va le plus loin dans ce sens et semble en mesure d'entrer au Parlement est le parti d'extrême droite SPD («Liberté et démocratie directe») du Tchéco-Japonais Tomio Okamura. Ce dernier, fermement opposé à l'intégration européenne et à l'immigration, est porté par un courant d'opinion présent aussi ailleurs en Europe de l'Est. Il a reçu le soutien de la présidente du Front National français, Marine Le Pen. Mais, selon Pavel Saradin, analyste à l'université Palacky d'Olomouc, une entrée du SPD dans le futur gouvernement de coalition est «peu probable». C'est le mouvement populiste ANO («Oui») d'Andrej Babis - le «Trump tchèque» - qui devrait recueillir entre 25% et 30% des suffrages, selon les sondages, et jouer le rôle central dans le futur gouvernement. Son chef, ayant fait sa campagne surtout sur la lutte contre la corruption, a promis aux Tchèques une «nouvelle étape» et une attention accrue aux «vrais problèmes des gens». Mais, avec huit voire neuf partis qui pourraient franchir le seuil d'éligibilité de 5% et se partager les sièges restants, la configuration de la future coalition que M. Babis sera probablement chargé de mettre en place est impossible à prévoir. D'autant que si certains partis politiques ont laissé entendre qu'ils pourraient former une coalition avec l'ANO, ce serait à la condition que son fondateur et dirigeant charismatique renonce à être Premier ministre. Une condition que le «Trump tchèque» n'a nullement l'intention d'accepter. Il peut compter sur l'appui du président Milos Zeman qui devra d'abord charger le vainqueur des élections d'engager des pourparlers de coalition, puis désigner le chef du futur gouvernement. Le milliardaire controversé a réitéré à la veille du vote son hostilité à l'accueil des migrants et à la zone euro, sans pour autant prôner la sortie de l'UE (membre de l'Union européenne depuis 2004, la République tchèque a conservé sa monnaie nationale, la couronne.) Mais cela n'a pas enlevé à M. Babis le soutien de nombreux électeurs des couches relativement défavorisées de la société qui sont soit lourdement endettés, soit doivent travailler très dur pour joindre les deux bouts, accusant les élites politiques traditionnelles d'en être responsables. «Je pense que sa politique est faite pour les gens», a dit à Prague une retraitée, Alena Kolarowa, révélant avoir voté pour l'ANO. «Il a remis de l'ordre dans ce pays en ce qui concerne les finances et la collecte des impôts et c'est important», explique-t-elle dans une allusion au passage de M. Babis au ministère des Finances, entre 2014 et son départ houleux en mai dernier. Le principal rival de M. Babis, le ministre pro-européen des Affaires étrangères Lubomir Zaoralek, tête de liste du parti social-démocrate Cssd, a souhaité vendredi à Ostrava (est) que le futur gouvernement «fasse tout pour que la République tchèque ne se retrouve pas à la périphérie» de l'UE. Mais son désaccord sur l'Europe avec le chef de l'ANO n'est pas total. «Il n'y aura pas de quotas (de migrants à accueillir - Ndlt), je peux le garantir et le promettre», a affirmé M. Zaoralek. Et «personne ne nous oblige maintenant à entrer dans la zone euro».


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