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«Pas d'amnistie sans vérité et justice»
ABDELMADJID BENCHEIKH
Publié dans L'Expression le 02 - 07 - 2005

Pour cet ancien président d'Amnesty International, l'amnistie générale passe par l'ouverture du dialogue.
Sans l'ombre d'un doute, le projet de l'amnistie générale sera le feuilleton de l'été. Dès son annonce, le projet a suscité des réactions venues de part et d'autre. Et à défaut d'en connaître les contours, on se lance dans des spéculations et des supputations les plus contradictoires. «Ce ne sont que des rumeurs» dira l'ancien directeur d'Amnesty International, M. Abdelmadjid Bencheikh lors de la conférence-débat animée hier au siège du Centre international de presse (CIP). Invité par le Front des forces socialistes (FFS) pour s'exprimer sur ce projet, M.Bencheikh a indiqué que «jusqu'à aujourd'hui, personne n'en connaît le contenu. Cet immense projet est à la fois entouré de rumeurs et de quelques bribes de discours politiques. D'autant qu'aucun débat n'a été initié dans ce sens, ceci à cause, bien sûr, de l'opacité qui caractérise ce projet». En effet, les acteurs les plus en vue de l'échiquier politique national semblent dans le noir. Le projet présidentiel a suscité un intérêt assez particulier, pourtant, jusqu'à présent il n'en demeure qu'un simple concept. «Pour le moment, il n'y a que quelque bribes de discours officiels. Alors chacun peut l'interpréter à sa façon. Donc, en définitive, qu'est-ce qu'on va amnistier? Est-ce la torture ou les massacres collectifs? Les viols ou les assassinats politiques?» s'est interrogé M.Bencheikh devant une assistance nombreuse composée des militants du plus vieux parti d'opposition, des militants des droits de l'Homme ainsi que des journalistes de la presse nationale.
Dans son analyse, cet ancien enseignant à la faculté de droit d'Alger n'a pas omis d'ajouter à toute la liste évoquée le volet le plus poignant, à savoir l'amnistie fiscale. «S'agit-il d'amnistier dans tous les temps de l'histoire d'Algérie?» Cependant, le conférencier a averti que «s'il y une amnistie fiscale, ça sera un discrédit». Toutefois, cela ne l'empêche pas de supposer que «ce projet concernerait la période allant de 1988 à ce jour». Néanmoins, le point le plus brûlant de ce projet, est les massacres perpétrés contre les civils. «Y a-t-il des règles qui disent que certains crimes sont amnistiables et peut-on absoudre les auteurs de ces crimes?» s'est encore interrogé le conférencier. Pour lui «pour concrétiser ce projet, il faut procéder à la révision de la Constitution». L'invité du FFS ne va pas sans ajouter que dans ce cas précis, «il faut utiliser l'amnistie pour aboutir à la réconciliation nationale». Cependant, cela peut se réaliser uniquement sur le plan interne. Sur le plan externe, c'est-à-dire au vu du droit international, l'équation est tout autre. «Aujourd'hui, dira-t-il, les résolutions des Nations unies, sont claires sur ce point». Se voulant plus explicite, le conférencier étaye ses dires en citant quelques articles de la Cour pénale internationale, notamment l'article 7 relatif aux disparitions forcées. «Au vu de cet article, cela est un crime contre l'humanité». «Le nombre de disparus avancé par la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l'homme (Cncppdh) indique que derrière les milliers de disparus, il y a une politique menée par l'une des parties protagonistes pour terroriser les populations et ce, dans le but de déstabiliser et discréditer l'autre partie» a déclaré M.Bencheikh. «Pour que le projet de l'amnistie générale réussisse, il faut que les victimes soient associées au dialogue. Sinon, l'amnistie ne sera qu'un instrument pour organiser l'impunité» a-t-il précisé. «En définitive, la réussite du projet présidentiel nécessite l'ouverture du dialogue».
Par ailleurs, l'orateur n'a pas manqué l'occasion pour fustiger la commission de Farouk Ksentini. «La Cncppdh passe son temps à défendre les intérêts de l'administration. La commission ad hoc demeure sans crédibilité tant qu'elle n'associe pas les familles des victimes du terrorisme. Dans d'autres pays, on commence d'abord par instaurer la commission Vérité et Justice. En Algérie, même la copie du rapport élaboré par Farouk Ksentini n'a pas été remise aux victimes», a-t-il conclu.


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