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Les premiers fruits sont en train de mûrir
L'ANNEE 2018 APPORTE UN VENT D'ESPOIR EN SYRIE
Publié dans L'Expression le 09 - 01 - 2018

L'Armée arabe syrienne a repris des zones névralgiques de la Ghouta
Déjà, se pose la question du sort des FDS et des ambitions kurdes dans une région qui représente 30% du pays. Assurés, pour l'instant, du soutien des Etats-Unis qui affirment poursuivre leur aide militaire et économique, les Kurdes de Syrie se disent prêts à négocier...
Lentement mais sûrement, la Syrie s'achemine vers la fin d'une guerre qui aura provoqué la mort de plus de 300 000 personnes et jeté sur les routes de l'exil des millions d'autres. Mais, au final, le régime syrien aura vaincu, malgré toutes les tentatives pour l'en empêcher, et il aura contribué largement à la défaite de Daesh et des groupes extrémistes inféodés à El Qaïda. En ce début de 2018, l'armée syrienne maintient la pression sur la Ghouta orientale, non loin de Damas, où se terre une faction de Jaïch el Islam, allié de Fath el Cham, l'ex-El Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda. Mais l'objectif majeur reste Idlib où ont été regroupées, durant l'année 2017, les bandes exfiltrées des pseudo jihadistes qui ont perdu sur les fronts d'Alep, de Homs, Damas....
En somme, il semble que 2018 apporte déjà l'espoir au peuple syrien, sans être une promesse de paix totale car les résidus terroristes sont encore capables de semer la mort avec des attentats kamikazes, notamment. Mais la victoire du régime syrien et de ses alliés, la Russie, l'Iran et le Hezbollah libanais, est désormais écrite tandis que la coalition internationale conduite par les Etats-Unis cherche le moyen de maintenir la pression sur Damas, convaincue qu'il consiste dans le défi de la reconstruction que les puissances occidentales veulent employer comme ultime chantage pour contraindre le président Bachar al Assad à mettre genoux à terre. Une erreur d'appréciation qui viendra confirmer les précédentes. Car ils se trompent, encore une fois, comme ils se sont trompés sur le terrain militaire, n'ayant envisagé à aucun moment l'intervention de la Russie qui, c'est une vérité, a sauvé le régime et le peuple syriens.
Reste donc à libérer quelques enclaves comme la Ghouta et Rastan et à reprendre Idlib où sont concentrés les groupes rebelles sous domination de Fath el Cham. Il y aura également des zones de conflit comme Deraâ et Raqqa, même si des accords de «désescalade» ont été conclus entre la Russie et les Etats-Unis qui ont misé leurs derniers atouts sur les Forces démocratiques syriennes, apparentées au PKK qualifié d'organisation terroriste par la Turquie. Car les FDS ne sont que le bras armé des YPG, une organisation kurde syrienne dont il faudra bien résoudre la problématique, dés lors qu'elle est en rupture avec le régime syrien. En septembre 2014, les YPG et des brigades de l'Armée syrienne libre ont créé un centre d'opérations dans la région de Kobané, baptisé «Volcan de l'Euphrate». Un an plus tard, les Kurdes forment avec plusieurs autres groupes les Forces démocratiques syriennes où coexistent l'Armée Al-Sanadid, le Conseil militaire syriaque, Jaysh al-Thuwar et quelques brigades de l'Armée syrienne libre. Données que la Turquie n'entend pas laisser mûrir même si elle soutient une partie des rebelles. L'armée syrienne, qui a triomphé en novembre dernier à Deir Ezzor, sur la frontière irakienne, et vient tout juste de briser le siège d'une base militaire encerclée par les rebelles d'Ahrar al Cham dans la banlieue est de la capitale, se prépare à conforter son avancée vers Idlib. Idlib où la nuit dernière une explosion d'origine inconnue a secoué le quartier général des terroristes du Caucase, faisant 23 morts dont sept civils et plusieurs dizaines de blessés. Sur les réseaux sociaux, certaines sources évoquent l'explosion d'une voiture piégée plutôt que des dégâts causés par les raids de l'aviation russe ou celle de la coalition internationale.On sait que ce groupe des «Combattants du Caucase» est formé par des terroristes provenant d'Asie centrale et alliés au mouvement Tahrir al Cham, coalition dominée par Fath al Cham,
ex-al Qaïda en Syrie. La forte concentration de terroristes dans la région d'Idlib constitue une menace permanente et c'est pourquoi l'armée syrienne a pour objectif de reprendre tout le sud-est d'Idlib afin de sécuriser la circulation entre la province d'Alep, ancienne capitale économique de la Syrie, et Damas. Et déjà, se pose la question du sort des FDS et des ambitions kurdes dans une région qui représente 30% du pays. Assurés, pour l'instant, du soutien des Etats-Unis qui affirment poursuivre leur aide militaire et économique, les Kurdes de Syrie se disent prêts à négocier pour échanger les zones arabes arrachées à Daesh contre une autonomie de leurs propres cantons comme Afryn, Kobané et Qamichli. Mais ils sont à ce jour exclus des négociations, aussi bien à Astana, menées par la Russie, l'Iran et la Turquie, que Genève, sous l'égide des Nations unies. Cette dernière opération a avorté voici trois semaines, avec une violente attaque de l'envoyé spécial de l'ONU Staffan de Mistura contre la délégation du régime syrien qui a refusé de souscrire aux «exigences» des rebelles sur la question ressassée du «sort du président Bachar al Assad».
Reste l'initiative d'Astana, relayée dans un proche avenir par Sotchi où la Russie entend organiser un congrès des communautés syriennes ethniques et religieuses avec, en toile de fond, la préoccupation de rédiger une nouvelle Constitution intégrant la reconnaissance des identités multiples de la Syrie pour lui assurer une transition pacifique.L'enjeu est crucial et s'il réussit, il peut assurément donner corps à une solution politique qui n'est apparue ni à Astana ni encore moins à Genève. L'initiative du président russe Vladimir Poutine intervient au moment où les pays occidentaux se frottent les mains en évoquant le coût probable de la reconstruction de la Syrie, certains parlant de 250 et d'autres de 600 milliards de dollars, avec cette arrière-pensée que leur aide sera liée à l'acceptation de certaines conditions, faute de quoi non seulement elle n'aura pas lieu mais elle sera remplacée par des sanctions et une stagnation économique durable. Une situation qui, en définitive, risque de pousser les quelque 6 millions de réfugiés syriens en Europe et en Turquie à «choisir» d'y demeurer définitivement, ce qui permettra à Damas de miser sur le partenariat avec ses alliés iranien et irakien, notamment, pour une relance dont les hydrocarbures seront les moteurs émergents.


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