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Les maires se plaignent déjà
UN AN APRÈS LEUR ELECTION
Publié dans L'Expression le 20 - 05 - 2018

Les artères sont défoncées par les tracteurs et autres poids lourds qui l'empruntent
L'aménagement et le logement social restent les deux soucis majeurs dans la majorité des communes ces derniers temps.
D'est en ouest, du nord au sud, les élus qui bouclent leur première année crient au manque de moyens pour répondre aux doléances de leurs électeurs.
La situation la plus critique a été vécue la quinzaine passée quand les exclus des listes du logement social à Bir Ghbalou ont occupé la voie publique et organisé des manifestations parfois violentes. Chaque distribution de logements sociaux est synonyme de réactions quelquefois violentes mais force est de constater que la loi reste toujours l'unique dénouement.
La liste des 814 logements à Bouira est la preuve que quand la chose est bien faite, tout le monde trouve son compte. Il reste les 11 cas exclus pour détention d'un registre du commerce, ayant introduit des recours et qui seront revus prochainement par la commission sur instruction du wali qui veut que cette opération soit exemplaire. Sur un autre registre, celui du développement, les maires de la majorité des communes sans ressources se plaignent de la faiblesse des aides attribuées dans le cadre du fonds d'aide aux collectivités locales. Ainsi, la commune de Khabouzia, daïra de Aïn Bessem, une commune agricole a bénéficié l'exercice passé de 70 millions de dinars. Cette municipalité et selon ses habitants souffre d'un manque d'urbanisation. Les artères sont défoncées par les tracteurs et autres poids lourds qui l'empruntent. Quelques maisons éparses et isolées réclament le gaz, la route et l'éclairage public. Même situation du côté de Chorfa, de Oued Rachid, Thaourirt, Ath Laksar, Ridane, Maâmoura, El Mokrani...pour ne citer que ces exemples. A El Adjiba, 18 foyers sont privés de gaz parce que le chemin de fer exige le paiement de la traversée du rail pour alimenter ces foyers. Cette situation a mis le maire dans tous ses états. «Je demande à la société du rail de payer son passage sur les terres agricoles de ma commune» dira le P/APC, d'un exécutif tenu à Bechloul et présidé par le wali. A Thaourirt Nath Mansour, commune de la daïra de M'Chedallah et où se trouve la station de pompage Sonatrach qui profite à la commune de Béjaïa plus qu'à la commune de Ath Mansour, les citoyens se disent «marginalisés», en notant le fait que leur commune est à la traîne dans tous les domaines, notamment celui de l'aménagement. Il est vrai que cette commune manque désespérément d'infrastructures en tout genre. Réseau routier, éclairage public, réseau d'assainissement...la RN 5 qui traverse la commune se dégrade et l'activité autour se fait de plus en plus rare si on excepte les tailleurs de pierre, unique activité économique de la région.
La dernière visite du wali de Bouira a été l'occasion pour les citoyens d'exposer leurs doléances. «Notre commune est sinistrée!
Les élus locaux, malgré toute leur bonne volonté, ne peuvent faire face à ce manque de moyens flagrant. C'est vous monsieur le wali, qui devez vous pencher sur le cas de cette commune pour débloquer les fonds nécessaires à notre désenclavement», dira un citoyen. Les habitants ont interpellé le wali sur les routes qui sont, selon eux, dans un état de délabrement total en raison des nids-de-poule.
Le wali de Bouira, a promis d'examiner ces doléances et d'y remédier. Pour rappel, plusieurs centaines de citoyens avaient fermé le siège de la daïra pour revendiquer de meilleures conditions de vie. Les citoyens de la localité de Toghza, relevant de la commune de Chorfa (est de Bouira), crient leur désarroi face à la détérioration qui affecte leur village. «Nous sommes encore et toujours contraints de nous approvisionner en eau par des citernes», écrivent-ils. Avant de souligner que les autorités locales «s'étaient, pourtant, engagées à accélérer les travaux de raccordement au réseau d'eau potable via le barrage de Tilesdit». Par ailleurs et selon les requérants, l'éclairage public est défaillant ou carrément inexistant dans certains endroits. Une année après leur intronisation à la tête des 45 communes de la wilaya, la majorité des maires se plaint de ne pas pouvoir gérer ses circonscriptions en raison du manque de moyens. Ces postulants connaissaient déjà la situation, pourquoi alors s'être aventurés pour aujourd'hui renvoyer les citoyens vers la daïra ou la wilaya.


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