Le deuxième congrès du parti a tranché la position finale du parti concernant la prochaine présidentielle «Le parti s'est lancé dans cette joute électorale non pas pour endosser le rôle d'un lièvre, mais par audace de vouloir conquérir le pouvoir.» L'annonce de la candidature à l'élection présidentielle de 2019 du président du Front El-Moustakbel, Abdelaziz Belaïd a été plébiscitée hier, par les congressistes au Village des artistes à Zéralda. Le deuxième congrès du parti a tranché la position finale du parti concernant la prochaine présidentielle. Lors de sa conférence de presse, organisée à la clôture des travaux du congrès, il a insisté sur la moralisation de l'action politique, tout en déplorant les discours politiques sclérosés, incapables de se hisser au niveau exigé face à la gravité de la situation politique, économique et sociale du pays. Il a précisé que le congrès a décidé à l'unanimité de prendre part à la présidentielle. Il a affirmé que «son parti s'est lancé dans cette joute électorale non pour endosser le rôle d'un lièvre, mais parce qu'il a l'audace de vouloir conquérir le pouvoir». Il a appelé à «mettre fin à la politique du chantage à la terreur et au dangereux statu quo et léthargie actuels, car les Algériens ont peur des lendemains incertains». il y a un entassement de 700.000 nouveaux demandeurs d'emploi. Il a mis en garde contre «les séquelles de la politique de financement du déficit budgétaire par la planche à billets, qui paraîtront d'ici deux ans...». Abdelaziz Belaïd qui a qualifié l'échéance de 2019 d'un «tournant important», soutient vouloir sauvegarder la stabilité et redonner de l'espoir au peuple algérien à travers sa participation à la présidentielle. Au sujet de sa participation à l'investiture suprême sans conditions préalables, il répond: «Nous respectons la Constitution, et de ce fait nous demandons à ceux qui ont promulgué la Loi fondamentale de la respecter à leur tour.» Le candidat à la prochaine présidentielle estime que «s'il n' y a pas de changement, l' Algérie sera confrontée à une multitude de problèmes dans l'avenir proche». Il a assimilé «la situation actuelle à celle d'avant octobre 1980, ayant préparé celle des années 1990, car les forces politiques en présence à cette époque, demeurent encore les mêmes aujourd'hui, voire renforcées davantage après l'hyperislamisation de la société.» En réponse à une question relative à la démission forcée du président de l' APN, Saïd Bouhadja, il a indiqué: «On est vraiment à côté de la plaque», en se demandant «si cette Assemblée joue réellement son rôle». Par ailleurs, l'annonce du président d'El-Moustakbel, vient après celle de Fathi Gharès, du MDS, le premier à annoncer sa candidature, Nacer Boudiaf, le fils du défunt président du HCE (Haut Comité d'Etat), Ali Zaghdoud, le président du Rassemblement algérien, un microparti qui ne se manifeste qu'à l'occasion des élections, et l'ex-député Tahar Missoum. La liste des membres élus du conseil national a été adoptée par les congressistes. Ce conseil devait tenir sa première réunion hier, à Zéralda pour adopter le programme du parti. Par ailleurs, une proposition de transcrire en tamazight le nom du parti faite par la délégation de Béjaïa lors du débat sur le règlement intérieur, a suscité une vive polémique parmi les congressistes. Pour certains, El-Moustakbel est un nom propre non éligible au changement. Le 2e congrès du Parti Front El-Moustakbal a plébiscité, vendredi dernier, Abdelaziz Belaïd à la tête de cette formation politique pour un nouveau mandat, poste qu'il occupe depuis sa fondation en 2012.