LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : Les procureurs généraux instruits de superviser les enquêtes    L'ACCUSANT D'AVOIR ORDONNE LE ‘'CADENASSAGE'' DE L'APN : Said Bouhadja charge l'ex SG du FLN    SYNDICAT SNAPO : Sit-in de pharmaciens devant le ministère de la Justice    ZAKAT EL FITR : Le montant fixé cette année à 120 DA    BRADAGE DU FONCIER AGRICOLE : Des terres agricoles utilisées pour des usines et des stations d'essence    ORAN : 10 ‘'harraga'' arrêtés à Ain El Turck    Accord trouvé pour arrêter la grève des joueurs    Débouté par la commission de recours, le WA Tlemcen saisira le TAS    Médéa : Portes ouvertes à la Caisse de retraite    Egypte: 16 terroristes présumés tués par la police    Conflit Palestino-israélien : Les confidences de Moubarak à propos de Netanyahu et Trump    Le maintien de ces élections, un risque pour la cohésion et la stabilité nationale    Le procès d'Ali Haddad aura lieu le 3 juin    NAHD – JSK : Les Canaris veulent retrouver leur nid de champions    Les étudiants ne lâchent pas prise    Les souscripteurs accéderont à leurs logements samedi    Mostaganem : 57 dealers arrêtés en 10 jours    On vous le dit    Nouvelles d'Oran    Mémoires anachroniques de l'Andalousie perdue    Chaou anime la soirée de clôture    Concert de jazz algéro-polonais    Les armes affluent vers Tripoli et Benghazi malgré l'embargo : Libye, une guerre par procuration ?    Le Brent progresse à plus de 72 dollars à Londres    Real : Kroos évoque la rumeur Pogba    Onze nouveaux postes électriques pour améliorer la qualité de service durant l'été    Le procès d'Ali Haddad renvoyé au 3 juin    Téhéran rétorque à Trump qu'il ne mettra «pas fin à l'Iran»    John Baraza pense que «le Sénégal et l'Algérie ne sont pas imbattables»    La CGATA refuse de se réunir avec une mission de l'OIT    Feghouli, la nouvelle année de grâce !    OC Alger-Hussein-Dey Marines pour une place en demies    «Faire de la politique n'est pas dans le rôle de l'armée»    ACTUCULT    "Une beauté loin d'être déserte"    Nouvelle protestation des journalistes de l'ENTV    Gâteau de crêpes    Propositions de sortie de crise : Le chef d'état-major de l'ANP verse dans le déni de réalité    Croissance de 7% de l'activité portuaire de l'Algérie    Le Premier ministre du Niger entame une visite à Alger    L'Onu se saisit de la crise séparatiste au Cameroun Paul Biya s'ouvre au dialogue    Le Conseil de sécurité veut l'application de l'Accord d'Alger    Boulaya prolonge jusqu'en 2022    3000 agents font la chasse aux nouveaux électeurs    L'appel des trois suscite toujours des réactions    Le pire a été évité    A la rencontre de Massinissa    L'élégie de la résilience    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





En hommage aux 126 martyrs
CELEBRATION DU PRINTEMPS BERBÈRE: BEJAIA
Publié dans L'Expression le 21 - 04 - 2019

Une réponse à ceux qui veulent la négation de l'identité amazighe
Pacifique, calme, revendicative et colorée, la célébration du double anniversaire du printemps noir et amazigh a drainé une foule des grands jours, venue rendre hommage à toutes les vicitmes et réaffirmer son appartenance à part entière à une Algérie nouvelle.
Des milliers de personnes, jeunes et moins jeunes, femmes et enfants ont pris part, hier, à la marche de commémoration du double anniversaire du printemps amazigh de 80 et du printemps noir de 2001 rendant un vibrant hommage aux différentes victimes de la répression du pouvoir de l'époque, exigeant par la même occasion «la traduction des assassins et de leurs commanditaires devant la justice».
Vers onze heures, la procession humaine, drapée de l'emblème national et identitaires s'est ébranlée de l'esplanade de la Maison de la culture Taous Amrouche pleine à craquer vers la place Saïd Mekbel. Au premier carré on note un gigantesque drapeau amazigh porté par une dizaine de marcheurs. Suivent derrière d'autres carrées scandant «Ulac Smah Ulac», «pouvoir assassin», allusion à la nécessité de juger les assassins des martyrs du printemps noir. «Corrigez l'histoire l'Algérie n'est pas arabe», un autre slogan rappelant l'origine de l'Afrique du Nord dont fait partie l'Algérie. «Nous les Amazighs avons marre de la hogra, les deux printemps réprimés sont toujours dans les coeurs», «Il y en a marre de ce pouvoir». L'Algérie libre et démocratique». Près de 300 mètres plus loin, la procession marque un arrêt et observe une minute de silence à la mémoire des 126 martyrs du printemps noir et toutes les victimes de la répression qui a longtemps touché la région de la Kabylie.
Hier, les marcheurs ont brandi des banderoles noires comme pour dire que le deuil est toujours là dans les mémoires et les coeurs. Les participants pensaient à avril 1980, le cri de révolte des Amazighs face à une dictature militaire héritée du régime de Boumediene, qui alla provoquer une réaction violente avec au bout, des arrestations et emprisonnement. On pensait aussi à avril 2001, lorsque le pouvoir en place permettait l'usage des balles réelles contre les manifestants qui revendiquaient leur identité et un Etat de droit. Il y eut 126 morts et 5000 blessés et une centaine de handicapés à vie. Ces marcheurs qui prennent part aussi à la révolte du 22 février, inscrivent, avril 2019 dans le processus de lutte et de combat pour un Etat de droit. Pour eux, la revendication identitaire est incluse car l'Algérien a compris avant d'être un arabophone, il est Kabyle, Chaoui, Mozabite et targui, Bref, un Amazigh tout court. Un riche mélange qui peut propulser l'Algérie vers le rang des grandes nations tolérantes, ouvertes, démocratiques et sociales. «Nous n'oublierons jamais nos morts, paix à leurs âmes», scandent encore les manifestants qui montrent d'un doigt accusateur les responsables de l'époque, Bouteflika, qui était président, Benflis, chef du gouvernement, Zerhouni, ministre de l'Intérieur, Toufik, Boustila et Lamari. Des noms qui ont marqué douloureusement la région de la Kabylie. Après plusieurs arrêts et minute de silence à la mémoire des victimes du combat identitaire et démocratique, la procession humaine parvient à la place de la Liberté Saïd Mekbel. Encore une minute de silence qui marque cette manifestation commémorative, mais qui se veut aussi une réponse à ceux qui veulent la négation de l'identité amazighe.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.