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Un sit-in de commémoration a été tenu
CELEBRATION DU PRINTEMPS BERBÈRE: ALGER
Publié dans L'Expression le 21 - 04 - 2019

Les manifestants n'étaient pas très nombreux, mais le message était fort et clair.
«Ulac smah ulac (pas de pardon)!» Ces trois mots devenus un refrain, ont été vigoureusement scandés hier lors d'un rassemblement à la Grande Poste d'Alger pour commémorer le printemps berbère. Les manifestants n'étaient pas très nombreux, mais le message était fort et clair. «Les traces du passé sont indélébiles, nous n'avons point oublié», s'écriait l'un d'eux, soutenu par le reste des personnes présentes sur les lieux. «Nous sommes là pour rappeler à tous les citoyens que le printemps berbère doit être le printemps de tous les Algériens et pas seulement des Kabyles», renchérit un autre manifestant. Celui-ci avouera par ailleurs, qu'il aurait souhaité que davantage de monde se joigne au rassemblement qui renvoie une forte symbolique.
Pour faire un bref récapitulatif des évènements, il y a de cela 39 ans, soit le 20 avril 1980 que la première fronde citoyenne contre le régime algérien fut initiée dans les régions de Kabylie principalement. Les protestataires réclamaient, entre autres, l'officialisation de la langue amazighe ainsi que la reconnaissance de leur identité berbère. Une répression sans égal a accompagné le mouvement, celle-ci s'est traduite principalement par des arrestations arbitraires et musclées de plusieurs militants, intellectuels, et universitaires. Ces derniers ont été lynchés et maltraités juste parce qu'ils demandaient qu'on reconnaisse leur identité berbère. Par conséquent, afin de «rafraîchir» les mémoires, un nombre de personnes a donc entrepris, hier, de marquer le coup en organisant une marche dans la capitale pour rendre un vibrant hommage à toutes ces personnes qui ont tant donné et donnent à ce jour à la cause «berbère». C'est ainsi, à la Grande Poste, qu'une foule composée d'hommes, de femmes, jeunes et moins jeunes a tenu un sit-in. On pouvait distinguer dans la foule des jeunes filles habillées de robes kabyles, dont les couleurs égayantes contrastaient avec un ciel gris et lugubre, pendant que d'autres brandissaient fièrement le drapeau berbère tout autant coloré. «Ce drapeau, n'en déplaise aux mauvaises langues, représente l'Algérien, et comme le drapeau national, il a largement sa place dans le Hirak», a indiqué un militant berbériste en faisant référence à la dernière polémique qui circule à ce sujet, et qui souligne-t-il «n'a pas lieu d'être». «C'est une composante de l'identité algérienne, et personne n'a le droit de nous empêcher de porter cet étendard», a-t-il ajouté en relevant que les citoyens algériens ne l'ont de toute manière, «jamais rejeté». En parallèle, l'ensemble des protestataires qui était à peu près une quarantaine au début, mais dont le nombre a été réduit à cause des forces de l'ordre qui ont dispersé la masse en petits groupes les empêchant ainsi de se regrouper. Un dispositif policier a été mis en place comme à l'accoutumée aux alentours d'Alger-Centre, surtout au niveau de la placette de la Grande Poste et du jardin qui la jouxte. Les policiers avaient alors encerclé la petite foule qui répétait inlassablement des slogans tels «Pouvoir assassin», «on est toujours des Imazighens»... En plus de la commémoration du printemps noir, les manifestants ont également tenu à raviver les douloureux événements de 2001 qui ont fait pas moins de 128 victimes, tous des jeunes, sortis demander, réclamer la justice sociale et dire non à la marginalisation.


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