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La IIème République en marche
ALTERNANCE AU POUVOIR, LIBERTE D'EXPRESSION, JUSTICE SOCIALE, DIVERSIFICATION DE L'ECONOMIE...
Publié dans L'Expression le 15 - 05 - 2019

La déconstruction du système politique actuel doit incontestablement déboucher sur la refonte d'un secteur économique basé sur la rente pétrolière qui a aiguisé bien des appétits.
Pour de nombreux observateurs le Hirak né des marches populaires du 22 février est une chance à ne pas rater. Les vertus qu'il porte en son sein ne peuvent en effet qu'être bénéfiques pour assainir un climat déliquescence qui atteint un point de non-retour. Sur le plan politique il est annonciateur de l'avènement d'une société plus juste et équitable. La IIème République à laquelle aspire le peuple algérien, dont il est l'incarnation, est garante de l'alternance au pouvoir et de l'exercice de la liberté d'expression, de droits et de devoirs pour chaque citoyen. Ce qui aura incontestablement un impact certain sur la gestion des affaires du pays. La déconstruction du système politique actuel doit incontestablement déboucher sur la refonte d'un secteur économique basé sur la rente pétrolière qui a aiguisé bien des appétits. Elle a constitué le terreau de la corruption, des pots-de-vin qui s'imposaient en modèle de gestion au point d'avoir gangrené les institutions de l'Etat, des partis politiques, tout comme il a fait de certains hauts responsables des corrompus en puissance. La conjoncture politique actuelle que traverse le pays depuis la démission de l'ex-président de la République est en train de nous en restituer tous les dessous. Celui d'un monde des affaires qui se sucre sans satiété, au point de mettre à sec le Trésor public. Des personnalités de premier plan sont accusées de dilapidation et de détournement des fonds publics. Certaines d'entre elles ont été jetées en prison. Si cette opération d'assainissement de la vie publique qui devenait inévitable n'est pas sans dire qu'elle a provoqué un énorme préjudice à une économie nationale déjà bien mal en point depuis que les prix du pétrole ont dégringolé. Où en est-on aujourd'hui? Schématiquement, l'Algérie continue de se débattre dans les mêmes problèmes. Et ce n'est certainement pas le gouvernement actuel qui est chargé d'expédier les affaires courantes en principe jusqu'à la prochaine élection présidentielle qui pourra renverser la vapeur. Le pays dont les revenus reposent sur ses exportations de pétrole a vu ces dernières sensiblement diminuer. La facture des importations demeure toujours astronomique, plus de 40 milliards de dollars, malgré toutes les restrictions prises par l'ex-Exécutif. Le déficit commercial s'est effrité durant les 3 premiers mois de 2019. Le recours au financement non conventionnel n'a par contre pas eu d'effet pervers sur l'inflation qui demeure autour des 4,5%. Le prix du baril qui se maintient au-dessus des 70 dollars ne pourra cependant pas préserver, dans pareille conjoncture, les réserves de changes qui s'élèvent à 72 milliards de dollars. Leur épuisement est programmé pour 2022. Un sursis de trois années pour sortir l'économie nationale de son addiction aux hydrocarbures. Le délai est court. La course contre la montre doit être lancée. L'émergence d'une économie productrice de richesses ne doit pas rester au stade de la théorie ou d'une simple vue de l'esprit. Il y a des petits pas qui laissent toutefois penser que l'Algérie a pris le train de la croissance hors hydrocarbures. Il y a eu les premières exportations de ciment et de certains produits agricoles. Il existe d'autres cordes à son arc. Elle recèle des ressources jusque-là non mises en valeur. Le marbre en fait partie. Des carrières existent à Oran, Skikda, Guelma, Constantine et Tlemcen. Les métaux nobles, à l'instar du mercure, de l'argent, du nickel, du cobalt, du plomb et de l'or sont des ressources attestées. La relance de leur activité contribuerait à tourner le dos à la rente pétrolière. Autant d'atouts qui incitent à sortir de l'actuel imbroglio politique qui constitue une menace pour le développement du pays.

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