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L'état doit frapper fort
Lutte contre des pratiques mafieuses durant le mois de Ramadhan
Publié dans L'Expression le 12 - 04 - 2021

La situation sociale de larges pans des couches laborieuses et des démunis frôle l'insoutenable. La pandémie de Covid-19 vient se greffer pour enfoncer davantage ladite situation dans un contexte politique particulier sur fond d'un Ramadhan de toutes les cupidités et la course effrénée vers le profit et la spéculation ahurissante.
Les choses ne relèvent pas d'une sinécure, la crise est là, elle interpelle tout le monde, à commencer par les pouvoir publics dont la responsabilité première lui incombe mordicus. Le front social est en ébullition, les indicateurs économiques sont au rouge, le pouvoir d'achat des citoyens lambda s'érode drastiquement. C'est dire que l'enjeu social est le baromètre concret d'une crise profonde aux expressions politiques par excellence. La réalité socio-économique des citoyens dont le revenu ne dépasse pas les 30 000 DA est une réalité qui exprime un seuil de pauvreté extrême. La dépréciation abracadabrante du dinar et sa dévaluation historique exacerberont davantage la crise sociale dont les conséquences seraient désastreuses sur la paix sociale et civile à la fois.
Un Etat fort est celui qui défend les démunis et améliore les conditions sociales des couches laborieuses. Cette démarche est tributaire d'un choix politique et d'une approche foncièrement sociale basée sur le développement humain et la croissance économique qui favorise la création des emplois et l'amélioration du pouvoir d'achat des couches larges de la société qui se débattent dans la paupérisation extrême. La primauté du social s'impose comme réalité objective, il y va de la cohésion nationale et la pérennité de l'Etat et de ses institutions. Reléguer la question sociale au dernier plan en termes de préoccupations et de priorités politiques, relève d'une erreur politique gravissime. Un Mouvement populaire qui a exprimé sa mobilisation sur fond d'un changement s'arc-boutant sur une revendication phare, à savoir «démocratie et justice sociale».
Cette revendication a été larvée et écartée par les récupérateurs et les manipulateurs dont le contenu politique de leurs revendications s'inscrivent dans une optique visant à niveler par le bas en sacrifiant le caractère social sur l'autel d'une politique de bazar et de la compradore dont un nombre important de tenants du «Hirak» 2 et un clan du pouvoir se reconnaissent. Il s'agit d'un choix néolibéral dont le social est réduit à des subventions qui ne feront pas régler la problématique du développement économique avec un cap et une stratégie nationale qui favorisera la place de l'Etat dans les investissements et le développement inclusif et intrinsèque.
Le mois de jeûne sera un véritable test pour les pouvoirs publics, c'est le mois où des pratiques qui s'inscrivent en porte-à-faux de la loi et qui font fi de l'autorité de l'Etat imposent leurs desiderata. Intervenir dans les espaces appartenant exclusivement à l'Etat est un devoir et une obligation pour défendre les citoyens lambda qui n'arrivent pas à terminer le mois sans recourir à l'endettement ou mener un quotidien caractérisé par une disette effrayante.
L'Etat doit imposer la loi et sa force légale pour lutter contre la spéculation et les tenants de cette mafia qui profite de ce mois pour tirer profit d'une manière éhontée sur le dos des démunis.
Il est nécessaire d'apporter un soutien concret aux démunis et aux citoyens aux revenus très bas. L'économie productive reste le seul rempart en mesure de couper court avec l'économie de bazar et parasitaire qui a cassé les ressorts de la société. L'urgence d'asseoir des mécanismes pour lutter contre le diktat des spéculateurs et le réseau mafieux qui coiffe et régente l'économie parallèle s'impose avec acuité. Sans cette rigueur et des mesures, le risque d'une fracture sociale est omniprésent, et l'aggravation de la crise politique sera inéluctable.


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