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Les causes d'une déconfiture
Hirak2 : la mobilisation recule
Publié dans L'Expression le 16 - 05 - 2021

Le Mouvement populaire a été vidé de sa sève, la mobilisation n'est plus ce qu'elle était lors des premiers mois de l'année 2019 et de son élan populaire historique du 22 février.
Le «Hirak» 2 a réussi à faire saborder cet élan patriotique qui se voulait comme un rempart patriotique et un mouvement de changement intrinsèque pour une Algérie démocratique et sociale.
Le vendredi dernier la scène était plus caractérisée par une présence groupusculaire dont l'identité des participants se faisait sentir clairement. Cinq cents manifestants, au grand maximum, se trouvaient dans les ruelles d'Alger-Centre.
Quelles sont les raisons de cet essoufflement flagrant et manifeste du Mouvement populaire? L'analyse objective et sereine est à même d'expliquer et de répondre sur cette nouvelle donne et situation dans laquelle s'est embourbé le Mouvement populaire.
L'élan populaire du 22 février 2019 avait un caractère patriotique et salvateur, c'est dire que l'enjeu durant cette période charnière est de sauver le pays de l'oligarchie et sa nature compradorienne et tous les symboles y'afférents. Le despotisme était tel que tous les Algériens et toutes les Algériennes ont jugé utile d'agir pour stopper l'humiliation de trop qui guettait le pays.
Cet élan historique a rassemblé les larges couches de la société algérienne pour un seul but, celui de dire non à la kyrielle des oligarques qui ont privatisé l'Etat algérien et ont pris le peuple en otage avec leur cinquième mandat qui a fait déborder le vase.
Les slogans étaient d'un ordre qui rimait avec le ras-le-bol général qui taraudait les Algériens et les Algériennes qui en avaient marre d'un statu quo qui présentait l'Algérie comme la risée du monde.
La grande tendance populaire a fait du 22 février 2019 un moment de liberté démocratique dans la perspective de consacrer un projet politique obéissant aux aspirations et aux attentes de la majorité du peuple algérien, à savoir la justice sociale et la démocratie.
L'avènement des sectes et des nébuleuses quelques mois après, n'a pas été de bon augure pour la grande masse qui venait chaque vendredi pour manifester son aspiration pour un changement démocratique où le respect de la différence, le droit de la femme, la justice sociale et la séparation de la sphère politique de la sphère religieuse étaient en bonne place. Un hold-up a été orchestré par les islamistes obscurantistes incarnés par l'organisation obscure du Rachad et d'autres sbires des officines étrangères à l'image des Otporistes et les affidés de la NED et tutti quanti.
Cette infiltration savamment entretenue et orchestrée par des forces d'outre-mer et en coordination avec des forces centrifuges de l'intérieur a poussé le Mouvement populaire de verser dans le négationnisme et le dégagisme et supplanter les slogans qui rassemblaient l'ensemble des Algériens dans une lancée patriotique et un changement algéro-algérien loin de toutes les ingérences et les interférences «printanistes» aux conséquences destructrices et chaotiques.
Ces éléments ont fait fuir la grande masse des Algériens qui portaient haut et fort leur voix du changement sans que cela écorne le principe inaliénable de l'unité nationale, de la souveraineté, de la justice sociale et de la différence dans le cadre d'une démocratie rassembleuse et non pas comme instrument machiavélique pour servir un projet obscurantiste et antidémocratique par essence.
La montée des slogans islamistes manipulés par les sbires du Rachad, une organisation inféodée aux forces étrangères dont les visées néocolonialistes et de domination impérialiste sont avérées et prouvées, ont participé dans l'émiettement et l'effritement du Mouvement populaire jusqu'à le réduire en un véritable patchwork pétri de sectarisme et de communautarisme dont la nature nihiliste et antidémocratique est saillante. Tous ces éléments ont fait que le Mouvement populaire a déserté le «Hirak» 2, un mouvement sectaire et au service de ceux qui veulent disloquer l'Etat national et l'institution militaire comme ultime moyen pour mettre à genoux le pays et son histoire.


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