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Les défis de l'après-12 juin
Publié dans L'Expression le 12 - 06 - 2021

Le parachèvement de l'édifice institutionnel n'est pas à lui seul un élément déterminant dans le processus politique d'un Etat. Certes, il requiert une place prépondérante, mais cela ne pourrait constituer le ciment de l'autorité de l'Etat si l'essentiel qui relève du rôle de ce dernier à satisfaire les attentes et les aspirations des larges couches de la société en matière d'engagements sur le plan économique et social.
La refonte de l'Etat national n'aura aucun sens si les véritables enjeux inhérents au développement national et la justice sociale ne constitueront pas la trame de fond dudit Etat qui aspire à jouer un rôle constitutionnel et institutionnel en étant en osmose avec les urgences et les préoccupations des masses laborieuses. Tout parachèvement institutionnel est d'abord un choix stratégique qui à trait à l'Etat qu'on veut asseoir. Les crises politiques ont une assise économique et sociale, c'est une règle politique à laquelle nul ne peut tourner le dos. C'est dire qu'une refonte de fond en comble des institutions de l'Etat est intrinsèquement déterminée par les orientations et la doctrine économique et politique que l'on donne à l'Etat en question et ses institutions. L'une des priorités de cette refonte est de faire un bilan d'une expérience qui remonte à quatre décades sur le plan économique et politique. C'est une condition sine qua non si on veut refonder sur une base solide et éviter à l'Algérie ce qu'elle a enduré comme menaces et risques qui ont failli emporter les fondements de l'Etat national et sa souveraineté. Il faut revenir aux fondamentaux connus pour l'ensemble des Etats en matière de gestion de la chose publique. Le courage politique c'est de reconnaître qu'il y a eu des erreurs stratégiques quant aux choix politiques et économiques qui ont contribué d'une manière manifeste à l'affaiblissement du rôle de l'Etat et ses missions régaliennes. L'économie algérienne s'est transformée en une véritable «quincaillerie» qui a détruit le potentiel industriel public dont l'approche de développement a été dépouillée ipso facto de sa sève. L'Etat est une entité dont l'efficacité et la responsabilité vont de pair. Le développement économique avec toutes ses variantes sont les axes et qui donnent plus de véracité à un Etat dont la nature ne devrait pas sortir de la logique qui le détermine en tant que tel, à savoir le cap et la stratégie de développement comme référence établie et appuyée par des décisions qui ne peuvent être que le reflet des aspirations et des attentes de la majorité des démunis et des travailleurs dont la condition socio-économique est abyssale. La refonte de l'Etat, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, doit revoir complètement la politique de développement national en rompant avec le libéralisme débridé et ses succédanés caractérisés par des fléaux qui ont rendu l'Etat national vulnérable et menacé de dislocation et de disparition. Il faut rompre avec le semblant d'économie dont la prédation et la corruption et la privatisation accrue et sans portée sur le développement national ont favorisé le capital spéculateur et la caste de la compradore ainsi que ses inféodations à l'impérialisme et sa mondialisation sauvage.

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