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Le Mali en quête d'un journaliste disparu
Mandat d'arrêt international contre le fils de l'ancien président IBK
Publié dans L'Expression le 08 - 07 - 2021

Des soirées au champagne à un mandat d'arrêt international, la Justice malienne vient de se mettre en chasse du fils de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keita. Malgré un contexte sécuritaire et politico-économique difficile, le Mali entend mener une opération mains propres, comme l'indique la feuille de route, établie d'un commun accord par les membres de la coalition M5-RFP (Mouvement du
5 Juin - Rassemblement des Forces Populaires) et ceux du comité militaire à l'origine de la transition actuelle. C'est ainsi que les autorités ont procédé à l'émission d'un mandat d'arrêt international à l'encontre du fils de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keita, impliqué dans la disparition d'un journaliste, en 2016, selon deux sources judiciaires proches du tribunal de Bamako et de la Cour d'appel. Les médias locaux ont, pour leur part, salué un «rebondissement» inattendu dans l'affaire du journaliste malien Birama Touré, disparu il y a 5 ans. Bamako a lancé, lundi 5 juillet, un mandat d'arrêt international contre Karim Keïta, se sont-ils réjoui, en soulignant qu'il s'agit du fils de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keita, déposé par un coup d'état intervenu en août 2020. Quelques semaines auparavant, le fils-député avait défrayé la chronique et scandalisé les réseaux sociaux dans lesquels il apparaissait sur un yacht, dansant sous une pluie de champagne. Dans un Mali où la presque totalité de la population peine à survivre et ploie sous les coups meurtriers des groupes terroristes quasi quotidiennement, ces images avaient tout de la goutte qui fait déborder le vase. Et voilà qu'aujourd'hui, «le doyen des juges d'instruction de la Commune VI de Bamako a saisi Interpol (l'organisation internationale de la police criminelle) pour arrêter et transférer à Bamako, Karim Keïta, dans le cadre de l'affaire du journaliste Birama Touré, porté disparu depuis 5 ans». Birama Touré travaillait pour un journal local d'investigation, Le Sphinx, et s'intéressait tout particulièrement aux affaires de corruption. Disparu des écrans-radars subitement, il laissait derrière lui de nombreuses questions sans réponse et une peur d'autant plus grande que sa disparition est restée «mystérieuse». Le fils d'IBK, Karim Keita, convoqué par la justice pour s'expliquer sur cette affaire dont les médias maliens disaient déjà qu'il doit en connaître les tenants et les aboutissants, avait argué de son statut de député pour refuser de se présenter, tout en clamant son innocence. Il aura fallu tout ce temps et l'avènement d'une junte favorable à un Mali transparent pour que l'ancien député soit à nouveau recherché par la justice de son pays qui reste convaincue, en vertu d'éléments nouveaux, que Karim Keita n'a pas tout révélé. Aussi, devra-t-il se présenter, de gré ou de force, pour répondre aux nombreuses questions qui lui seront posées.

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