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7 Ans pour Melzi, 12 et 8 ans pour Ouyahia et Sellal
Réquisitoire dans l'affaire de l'ex-DG de la résidence d'état «Sahel»
Publié dans L'Expression le 16 - 09 - 2021


Des peines entre 2 et 12 ans de prison ferme ont été requises, hier, par le procureur de la République à l'encontre de plus d'une vingtaine d'accusés dans le procès de l'ancien directeur de l'établissement «Sahel» de gestion de la résidence d'Etat, Club des Pins, Abdelhamid Melzi, jugé aux côtés des ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, d'anciens cadres de «Sahel», mais aussi des ex - directeurs généraux d'Air Algérie, de la résidence d'Etat Djenane El Mithak, des entrepreneurs et des représentants d'une vingtaine de sociétés. La plus grande peine de 12 ans ferme assortie d'une amende d'un million de dinars a été requise à l'encontre d'Ahmed Ouyahia alors que pour son successeur à la tête du gouvernement, Abdelmalek Sellal, 8 ans de réclusion assortie de la même amende, ont été demandés. Le représentant du ministère public a demandé pour le principal accusé dans ce dossier, Hamid Melzi, une condamnation de 7 ans de prison ferme et une amende de 4 millions de DA. Pour les enfants Melzi, Ahmed, Mouloud et Salim, le procureur a requis une peine de 4 ans ferme et une amende de 5 millions de DA, tandis qu'une peine de 3 ans de prison et une amende de 500000 DA ont été requises à l'encontre de Walid Melzi qui a soutenu être un homonyme. Le représentant du parquet a également requis une peine de 6 ans de prison ferme et une amende de 2 millions de DA à l'encontre de l'ex-DG d'Air Algérie, Bekhouche Allache et 7 ans de prison ferme et une amende d'un million de DA à l'encontre de l'ex-DG d'Algérie télécom, Choudar Ahmed. À l'encontre de l'ex-directeur de l'accueil et des résidences officielles, Fouad Cherit, la peine de 4 ans de prison ferme et une amende de 500000 Da ont été requises. Le procureur de la République a prononcé d'autres peines entre 2 et 4 ans de prison à l'encontre d'autres inculpés dans ce dossier, à savoir des anciens cadres de l'établissement «Sahel», ceux de la SIH (Société d'investissement hôtelier), des entrepreneurs et une vingtaine de personnes morales (sociétés). Juste après le réquisitoire, toute l'après-midi d'hier a été consacrée aux plaidoiries de la défense. Les robes noires se sont succédé à la barre tentant de disculper leurs clients. Les avocats de Melzi ont plaidé le non - lieu des procédures de poursuite judiciaire pour non - activation de l'article lié aux crimes de gestion. L'avocat a également relevé l'absence de coopération des parties civiles dans le dossier de l'affaire concernant la résidence d'Etat et la Société d'investissements hôteliers qui, selon lui, «n'ont pas présenté l'ensemble des documents à l'Inspection générale des finances (IGF)». Concernant les accusés Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, les plaidoiries du collectif de défense ont été axées sur «le report» du procès, le tribunal concerné n'étant «pas compétent en la matière» estimant que seule la Cour constitutionnelle est habilitée à trancher les affaires des hommes d'Etat et les parties ayant enclenché la procédure «ne relèvent pas de la police judiciaire». Pour rappel, les mis en cause dans ce procès sont poursuivis pour blanchiment, dilapidation, abus de fonction, trafic d'influence et passation de contrats en violation de la réglementation des marchés publics. Cinq projets ont été mis en avant lors des auditions à la barre, à savoir le Data Center, le parc de loisirs de Ben Aknoun, la réalisation des 400 chalets de la résidence d'Etat, la rénovation de Djenane El Mithak et le projet du nouveau siège d'Air Algérie. Dans tous ces marchés confiés à la SIH, en plus du fait qu'ils ont été octroyés de gré à gré par la société d'investissement hôtelier que dirigeait Hamid Melzi, certains n'ont pas été réalisés et d'autres n'ont pas été finalisés. Leur budget, lui, a été consommé et même majoré. Le préjudice évalué est de 16000 milliards cts, selon l'agent judiciaire du Trésor public représenté par Me Zakaria Dahlouk. Rappelons,enfin, que dans le procès de Hamid Melzi, l'homme qui était qualifié d'être la «boîte noire» de l'ancien régime, peu de choses ont été révélées. Sur l'origine de la fortune «démesurée» de la famille de l'ancien responsable de la résidence d'Etat «Sahel» rien n'a été dit, alors que de nombreux médias, citant les enquêtes préliminaires de la gendarmerie, avaient fait état, de ses multiples biens dont l'usine Vita Jus, plusieurs sociétés, de nombreux terrains et près d'une dizaine de villas. Mais le lien est vite fait avec la somme, transférée en Espagne sur le compte de l'entreprise chinoise King Young, chargée du projet de réalisation de 400 chalets à la résidence d'Etat de Club des pins. Et il ne s'agit pas d'une petite somme, mais de 18 millions de dollars! L'argent devait servir à l'importation de «produits de bonne qualité» devant être installés dans les nouveaux chalets. Or, les expertises effectuées par la suite ont fait état du recours à des produits bas de gamme, voire même de quincaillerie. L'argent a donc pris une autre destination!

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