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Les locales de toutes les interprétations
L'élection ne suscite pas un intérêt probant de la part de la société
Publié dans L'Expression le 27 - 09 - 2021

Il ne reste pas beaucoup de temps pour le déroulement des élections locales.
Ce rendez-vous d'ordre politique, éminemment important, ne semble pas motiver et susciter l'engouement de la classe politique en général et la société en particulier. L'absence des prémices d'une dynamique électorale renvoie à une situation qui en dit long sur les difficultés sociales et les retombées de la pandémie sur le quotidien des citoyens lambda.
Le contexte est pour beaucoup quant à un recul net des Algériens par rapport à la chose politique et les affaires publiques. Mais cela ne devrait pas constituer un argument pour la classe politique dans toutes ses expressions dont le rôle est d'animer la vie politique et de créer la dynamique sociale. L'immobilisme de la classe politique est saillant, il se vérifie chaque jour sur le terrain. Cette réalité est inquiétante, surtout que le pays vit au rythme d'une situation peu reluisante. L'élection est une démarche qui permet au citoyen de s'impliquer dans la vie publique. Cette implication participe dans la consécration de la pratique institutionnelle qui légitimera l'acte de la représentativité au sein des instances élues.
Ce rôle revient à la classe politique dont la mission est de créer les débats et des polémiques autour des programmes et des approches politiques et sociétales. Les locales prochaines ne semblent pas mobiliser les masses et les motiver comme cela était le cas dans le passé. La question de la légitimité ne pourrait se réaliser concrètement que si les Algériens à travers le spectre politique qui constitue ladite classe s'impliquent dans les joutes et les rendez-vous électoraux. Certes, la question relative à la participation dans les joutes électorales connaît un net recul de par le monde. C'est une réalité qui se fait remarquer dans des pays où le suffrage universel était considéré comme une culture politique.
La dégradation de la vie sociale des Algériens et des Algériennes, et qui a été encore aggravée par la pandémie qui s'inscrit dans la durée, ont fait que le citoyen lambda ne suit plus et ne donne aucune importance à la chose politique dans la mesure où cette dernière ne répond pas à ses doléances et ne lui apporte pas des solutions à son vécu, le moins que l'on puisse dire, dramatique. La dépolitisation de la société est devenue un véritable syndrome, mais ce qui exacerbe davantage cette situation, c'est bien le retrait ahurissant et complice de la classe politique à travers ses partis censés apporter des solutions et des alternatives par rapport au statu quo dans lequel se débattent des pans entiers de citoyens.
Les locales sont une joute dont l'intérêt du citoyen est au centre de la démarche communale. C'est dire que la classe politique est au centre de cette dynamique pour convaincre le citoyen lambda de la nécessité de participer et de s'impliquer dans cette joute. Les limites de la classe politique pour opérer un véritable sursaut susceptible de mobiliser la masse pour prendre en main ses problèmes, à travers les Assemblées communales comme instrument pour satisfaire leurs revendications, sont autant d'entraves qui devraient connaître un dépassement, voire une rupture en bonne et due forme avec cette classe et mettre en place d'autres formes de lutte politique pour asseoir une classe nouvelle répondant aux nouvelles attentes et aspirations des générations actuelles. Les locales sont une occasion pour la jeunesse d'embrasser le monde politique et apprendre les rudiments de la gestion des affaires publiques.Elles seront l'école par excellence qui formera les jeunes loups qui seront la relève de la classe politique qui a montré son obsolescence et sa caducité.
La rupture pourrait venir de l'implication d'une jeunesse qui a été pendant longtemps marginalisée de la scène politique. L'occasion est propice pour qu'elle s'implique et donne la preuve qu'elle peut apporter des solutions et changer le sort du pays. Seule, la relève pourrait mettre fin à cette situation d'immobilisme qui frappe de plein fouet la classe politique en place.


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