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Les douanes sont-elles des passoires?
Les pétards et autres objets pyrotechniques envahissent nos villes
Publié dans L'Expression le 18 - 10 - 2021

Un Mawlid en «mode silencieux». C'est ce que pensaient beaucoup d'Algériens ces dernières semaines, car les produits pyrotechniques qui ont l'habitude d'envahir nos rues plus d'un mois avant cette fête religieuse étaient aux abonnés absents! Mais voilà que depuis quelques jours, ils ont fait leur grand retour!
Les fameux étals de «mhareq» commencent à envahir les quartiers, particulièrement en ce dernier week-end d'avant le Mawlid. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils sont bien achalandés! On y trouve des pétards de toutes les tailles et de toutes les formes.
Les grandes nouveautés de cette année, ce sont les «Belmadi» ou encore «Riyad Mahrez». Il s'agit de pétards à mèche à l'effigie des deux stars du football national qui viennent remplacer Zinedine Zidane et Cristano Ronaldo que l'on avait l'habitude de trouver sur les paquets de ce type de produits pyrotechniques. Mais rassurez-vous, les idoles des Algériens ne se sont pas lancées dans ce type de commerce. C'est la «mafia des mhareq» qui innove dans le marketing. On trouve aussi les classiques, avec les fameuses fusées, double bombe, triple bombe, Zerboute, Merguaza,... Il y a aussi de véritables arsenaux de guerre dont le nom donne déjà la chair de poule, à l'image d'«El Quettala» (la tueuse), TNT, Boumba, grenades, pétards-missiles ou encore Ben Laden. Pour les «traditionnels» combats nocturnes, on trouve des lanceurs de doubles bombes. «Ils peuvent avoir une portée de 10 m», précise fièrement un jeune vendeur qui se prend pour Nicolas Cage dans le film Lord of War. D'ailleurs, il précise que pour être mieux «armé» pour le combat, il vaut mieux prendre des fumigènes appelés, dans le milieu «signal». «Mais il faut les utiliser, de loin, juste pour se protéger, car si on touche quelqu'un avec, cela risque de le blesser grièvement», a-t-il recommandé. Un jeu des plus dangereux qui risque donc de coûter un bras au sens propre et figuré du terme, puisque ce type de produits coûte une fortune. Ils n'ont, eux non plus, pas échappé à l'inflation. Il y a une augmentation de près de 20% par rapport aux autres années. Alors que leurs prix commencaient à partir de 150 dinars l'an dernier, cette année il n'y a pas un «pétard» à moins de 200 dinars, à l'exemple des doubles bombes qui sont cédées entre 220 et 250 dinars, alors que leurs prix se situaient entre 180 et 200 dinars l'an dernier. Plus incroyable encore, avec les feux d'artifice où l'on a pu voir de grandes batteries proposées à 35 000 dinars. Croyez-le ou non, elles se vendent comme des petits pains.
«Certains accros à cette fête n'hésitent pas à dépenser des sommes folles pour impressionner la «Houma» (le quartier)», précise un autre vendeur qui rapporte qu'il avait reçu une commande de 70 000 dinars de la part d'un jeune trentenaire. Il ne faudra donc pas s'attendre à ce que la fête célébrant la naissance du prophète Mohammed (Qsssl) soit moins «pétaradante» que les autres années. Même s'il y a moins de produits pyrotechniques dans les rues, il semblerait que les commerçants se soient mis en mode «2.0». Ils ont entamé leur «transformation digitale», puisque la vente est en train de se faire sur le Net. C'est un moyen plus facile et moins risqué, pour eux, d'écouler leurs marchandises. Ils n'hésitent pas à publier des annonces sur les sites de ventes par Internet telles que ouedkniss, même s'ils sont supprimés ilico presto par les modérateurs. Ils se rabattent alors sur la marketplace de Facebook où ils exhibent de belles photos accompagnées de la mention «Mhareq». Les quantités ne manquent pas. Ils proposent même la vente «djemla» (en gros). Le prix se négocie, évidemment, en privé.
Le Mawlid Ennaboui de cette année ne risque donc pas de faire exception. Il s'annonce aussi «explosif» que les précédents...


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