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Le drame d'Inata interpelle sur «l'urgence d'améliorer nos capacités d'adaptation»
Le président Kaboré évoque l'insécurité au Burkina
Publié dans L'Expression le 27 - 11 - 2021


Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a appelé à améliorer en «urgence» les «capacités d'adaptation» du pays, après une série d'actions menées en novembre par des terroristes présumés, dont l'attaque d'un détachement de gendarmerie à Inata (nord) qui a fait 57 morts.»L'onde de choc consécutive au drame d'Inata» et «la multiplication des attaques contre les positions de nos forces de défense et de sécurité à Foubé et à Thiou, nous interpellent tous sur l'urgence d'améliorer nos capacités d'adaptation à la situation», a déclaré M. Kaboré, dans un discours à la télévision nationale jeudi soir. L'attaque à Inata, perpétrée le 14 novembre par des groupes armés circulant en pick-up et motos, est l'une des plus meurtrières contre les forces de sécurité depuis que le Burkina Faso est confronté aux actions terroristes, qui ont fait environ 2.000 morts et 1,4 million de déplacés depuis 2015. L'attaque de Foubé, dans le nord-est, le 21 novembre, a fait 19 morts dont 9 gendarmes tandis que trois chefs de l'armée ont été sanctionnés, au lendemain de manifestations appelant à faire face à la violence terroriste ou réclamant la démission de M. Kaboré. D'autres manifestations sont prévues aujourd'hui sur l'ensemble du pays. Les cérémonies de la fête nationale prévues le 11 décembre à Ziniaré dans le centre du Burkina Faso, ont été reportées en raison de la situation sécuritaire liée à la récurrence des attaques terroristes meurtrières, a annoncé jeudi le ministre de la Communication Ousseni Tamboura. Chaque année, le Burkina Faso célèbre l'anniversaire de son indépendance le 11 décembre. La 61e édition était prévue cette année à Ziniaré, à une trentaine de kilomètres de la capitale Ouagadougou. «Le Conseil des ministres a décidé du report de la commémoration des festivités du 11 décembre (prévues) à Ziniaré», dans la région du plateau central, a déclaré M. Tamboura, également porte-parole du gouvernement, lors d'un point de presse au palais présidentiel. Lors du précédent conseil des ministres, le gouvernement avait invité l'ensemble des Burkinabè à commémorer la fête nationale dans la sobriété, «mais depuis cette date, des situations de deuils successifs ont été vécues par notre nation et nos forces de défense et de sécurité», a-t-il ajouté, justifiant le report. Le maire de Ouagadougou a interdit une manifestation prévue,hier, dans la capitale du Burkina Faso pour dénoncer l'«incapacité» du pouvoir à empêcher les violences terroristes qui ravagent ce pays. «Je vous invite à prendre toutes les dispositions que vous jugerez utiles pour qu'aucune manifestation illégale ne puisse se dérouler sur le territoire communal» de Ouagadougou, écrit le maire Armand Beouindé, dans une note adressée aux commandants de la gendarmerie, de la police nationale et municipale. Selon lui, «aucune déclaration préalable susceptible de rendre de telles manifestations légales ne m'a été soumise». La Coalition du 27 novembre, regroupant trois organisations de la société civile, a appelé «l'ensemble des Burkinabè à sortir massivement» samedi «dans une ambiance pacifique, pour dénoncer l'insécurité grandissante et exiger le départ du chef de l'Etat», Roch Marc Christian Kaboré. Qualifiant de «très chaotique» la situation au Burkina Faso «marquée par une sécurité en lambeau», le porte-parole de la coalition, Moussa Konaté, a annoncé qu'outre Ouagadougou, des manifestations étaient également prévues à Bobo Dioulasso, seconde ville du pays, et dans d'autres grandes villes. «Nous sommes dans un contexte d'insécurité que tout le monde dénonce. On ne devrait pas entreprendre des marches dont on ne voit véritablement pas la plate-forme revendicative», a rétorqué jeudi Benewende Sankara, ministre de l'Habitat, dénonçant au nom de la majorité présidentielle des «manifestations inopportunes». D'autres mouvements de la société civile ont appelé à se démarquer de ces manifestations pour «ne pas être complices de ceux qui veulent jeter le chaos dans le pays». Alors que la colère grandit au Burkina Faso, le gouvernement a «décidé de prolonger la suspension de l'internet mobile pour une durée de 96h à compter de mercredi», sur l'ensemble du territoire national, après une précédente interruption de quatre jours pour «raison de sécurité».

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