Décès du moudjahid et Général-major à la retraite, Ali Bouhedja    Le Président Tebboune présente ses condoléances suite au décès du moudjahid et Général-major à la retraite Ali Bouhedja    Industrie pharmaceutique: clôture du Salon algérien de l'Industrie pharmaceutique à Dakar    Industrie pétrochimique: atteindre 5 milliards de dollars d'exportations à moyen terme    Le projet de la loi relative à l'investissement contribuera "à drainer des investissements"    Le Président Tebboune félicite la boxeuse Imane Khelif    Judo/ 43e Championnats d'Afrique : 31 pays confirment leur présence au rendez-vous d'Oran    La Fédération du Sénégal répond sèchement à la fédération française dans l'affaire Idrissa Gueye    Mahrez inaugure un stade à son nom à Sarcelles    Ghlamallah appelle depuis Kazan à relancer le rôle du Groupe de vision stratégique "Russie et Monde islamique"    Conseil de Sécurité : le Représentant Permanent de l'Algérie participe au débat ouvert sur la sécurité alimentaire et les conflits    La 17e édition de "Andaloussiates El Djazaïr" s'ouvre à Alger    Tenue de la 3e session du Comité de concertation politique algéro-saoudien    Le comédien Ahmed Benaissa n'est plus    Saint-Etienne : Boudebouz écarté par son entraineur ?    Maroc: appel à une participation massive à la marche du 29 mai contre la cherté et la répression    Comment défaire une démocratie ? Le cas de la Tunisie sous Kaïs Saïed    Nécessité de renforcer les services de réanimation en moyens matériels et humains pour une meilleure prise en charge des malades    Le Conseil de la nation prend part à une conférence sur les droits et conditions des personnes âgées dans la région arabe    Chanegriha supervise un exercice tactique au niveau de la 5ème Région militaire    L'imposture totalitaire à l'aune de la duplicité dialectique: Lorsque les médias occidentaux jettent une lumière crue sur des vérités trop longtemps dissimulées    Plaques de signalisation routière, chaises métalliques...: Une bande spécialisée dans le vol démantelée à Bir El Djir    Université: La formation d'ingénieurs privilégiée    Céréales : les stocks stratégiques suffisants    La nouvelle guerre de l'information ou «La vérité si je mens»    Les bases de la transition énergétique    Saison estivale: 550.000 m3/jour pour l'alimentation en eau potable    La femme et le réajustement des ordres établis    L'ivrogne, ce que dit le cœur et ce que dit la bouche    Brèves Omnisports    La double confrontation face à la Palestine fixée    Pourquoi les prix ont baissé    La dernière trouvaille du Makhzen    Manifestation à Londres contre l'extradition de Julian Assange    La Médiation internationale se mobilise    La Sonelgaz se met de la partie    Des faussaires de billets de banque arrêtés    Pêche en eau trouble    Une femme à la tête d'un gang de voleurs    Une amitié de 60 ans sans aucune ride    Le message fort du président Tebboune    «Il couronnera le triomphe électoral du parti»    Un nouvel ancrage à l'activité économique    Mbappé quasiment d'accord    Amara Rachid: de l'école au maquis    Les nouveaux membres installés    Amar Metref ou la voix d'un humble    Justice: 10 ans de prison requis contre Skander Ould Abbès et 5 ans contre Tliba    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Sept nouveaux manifestants anti-putsch tués
Crise au Soudan
Publié dans L'Expression le 19 - 01 - 2022

Sept manifestants ont été tués au Soudan lundi, l'une des journées les plus sanglantes de la répression de la mobilisation contre le pouvoir militaire qui ne faiblit pas depuis le putsch du général Abdel Fattah al-Burhane fin octobre. Bravant un quadrillage sécuritaire serré et des troupes équipées d'armes lourdes, des milliers de Soudanais ont de nouveau scandé «Les militaires à la caserne» et «Le pouvoir aux civils» en tentant d'approcher du Palais présidentiel à Khartoum, ou ailleurs dans le pays. Dans la capitale, les partisans d'un pouvoir civil dans un pays sorti il y a moins de trois ans de trente années de dictature militaro-islamiste ont essuyé des tirs «à balles réelles», mais aussi une pluie de grenades lacrymogènes et assourdissantes et des tirs des canons à eau, rapportent des médecins. Sept manifestants ont été fauchés par des tirs à balles réelles, précisent-ils. L'émissaire de l'ONU au Soudan, Volker Perthes, a condamné «l'utilisation continue de balles réelles» pour réprimer les manifestations, et confirmé qu'au moins sept personnes ont été tuées et «des dizaines blessées». L'ambassade américaine à Khartoum a critiqué «les tactiques violentes des forces de sécurité soudanaises». En tout, depuis le putsch du 25 octobre, 71 manifestants ont été tués. La police de son côté assure qu'un de ses généraux a été poignardé à mort jeudi par des manifestants qui, prévient-elle, seront jugés selon les lois d'exception de l'état d'urgence décrété le jour du coup d'Etat du chef de l'armée. Dans un pays où militaires et paramilitaires sont déjà accusés d'exactions et notamment, récemment, du viol d'une dizaine de manifestantes, une nouvelle décision des généraux au pouvoir fait redouter le pire.
Lundi, le Conseil de défense a annoncé la création d'une «force spéciale antiterroriste pour faire face à de potentielles menaces». Durant tout l'après-midi, les violences ont été continues: à Khartoum aux abords du palais présidentiel, l'ancien QG du dictateur Omar el-Béchir démis en 2019 sous la pression d'un soulèvement populaire, où siègent aujourd'hui les autorités de transition désormais aux mains du général Burhane. Mais aussi dans les banlieues: à Omdourman, des manifestants brûlaient des pneus et dressaient des barricades pour couper des routes, tandis qu'à Khartoum-Nord, des milliers d'autres manifestants criaient «Les militaires à la caserne» et «Pas de retour en arrière possible», dans un pays resté sous la férule de l'armée quasiment en continu depuis son indépendance il y a 65 ans. Partout, les forces de l'ordre ont poursuivi les contestataires dans les rues environnantes à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes. Elles attaquent également régulièrement blessés et médecins dans les hôpitaux, s'indigne l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En soirée, des centaines de manifestants cherchaient à bloquer les rues de la capitale et de ses banlieues pour dénoncer la violence, tandis que le principal bloc civil, les Forces de la liberté et du changement (FLC), décrétait deux jours de désobéissance civile à compter de mardi. Et la mobilisation ne se cantonne pas à la capitale dans ce pays de 45 millions d'habitants, l'un des plus grands d'Afrique. A Madani, par exemple, à 200 kilomètres au sud de Khartoum, «environ 2.000 manifestants défilaient aux cris de ''on ne veut que des civils au pouvoir''», a rapporté un témoin, Imed Mohammed. Car le 25 octobre, le général Burhane a fait arrêter la plupart des civils qui partageaient le pouvoir avec l'armée. Ils ont été libérés depuis, mais le pays est toujours sans Parlement depuis la chute d'Omar el-Béchir et sans gouvernement depuis le putsch. Le général Burhane, qui s'est entouré de militaires et de civils sans passé militant, est donc de facto seul aux commandes du pays, l'un des plus pauvres du monde.
À New York, neuf des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont appelé «toutes les parties à la plus grande retenue», tandis que la mission des Nations unies à Khartoum tente d'organiser un dialogue pour relancer une transition vers la démocratie brutalement interrompue le 25 octobre. Elle multiplie les rencontres avec acteurs du pouvoir, de la société civile, et même associations de femmes ou de jeunes, sans toutefois obtenir un accord pour des négociations directes ou indirectes entre toutes les parties dans l'immédiat.
L'envoyé spécial des Etats-Unis pour la Corne de l'Afrique David Satterfield et la secrétaire d'Etat adjointe Molly Phee ont, eux, entamé lundi une tournée en Arabie saoudite et au Soudan pour tenter de relancer le dialogue. Les émissaires américains demanderont aux autorités au Soudan de «mettre fin à la violence» contre les manifestants, selon le Département d'Etat. D'autre part, Washington a annoncé avoir remplacé son chargé d'affaires à Khartoum où les Etats-Unis n'ont plus d'ambassadeur depuis les années 1990.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.