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Pénurie de... soldats!
Le personnel soignant grandement touché par cette 4e vague
Publié dans L'Expression le 27 - 01 - 2022


L'histoire s'est déroulée la semaine dernière dans un grand hôpital de la capitale. La morgue est restée fermée durant plus d'une journée! Une situation ubuesque due à la contamination à la Covid-19. Le médecin légiste et ses assistants ont tous été frappés par ce virus, les contraignant à rester chez eux! Cette anecdote résume à elle seule la situation qui prévaut au niveau des établissements sanitaires. «La première vague, c'était la celle de la pénurie du matérielle de protection, la seconde celle des médicaments et des testes, la troisième l'oxygène et là on vit celle du personnel soignant», résume un professeur en médecine qui se retrouve dans une situation des plus délicates pour prendre en charge les malades atteints par la Covid-19, de plus en plus nombreux jours après jour. En effet, la situation est de plus en plus délicate dans de nombreux établissements hospitaliers, notamment ceux du centre du pays. «Chaque jour, une dizaine de mes confrères sont déclarés positifs à la Covid-19», témoigne un médecin au niveau de l'hôpital Mustapaha Pacha d'Alger. Les médecins du travail interrogés parlent d'une moyenne de 80 contaminations par semaine, depuis la mi-janvier, au sein du personnel hospitalier. La fin de la semaine dernière, beaucoup d'hôpitaux de la Capitale ont connu un «pic». A l'exemple de l'hôpital de Rouiba où une 40 de personnes, entre médecins et infirmiers, ont été déclarées positives et mises en congé de maladie. Le Professeur Kamel Djenouhat va encore plus loin en affirmant que «50% du personnel hospitalier est en congé de maladie à la suite d'une contamination à la Covid-19». Beaucoup de ses collègues pensent que ce chiffre est quelque peu «exagéré». Néanmoins, ils confirment que les blouses blanches ont été frappées de plein fouet par cette vague de l'Omicron. «On risque vite de se retrouver à court de soldats», pestent -ils. Car, même si certains se sont vite remis sur pied après une semaine de confinement, d'autres ont besoin encore plus de repos. Cela sans parler de ceux qui ont été hospitalisés du fait de la forte charge virale qu'ils ont reçue. «De plus, dès qu' un médecin ou un paramédical est remis sur pieds se sont deux autres qui tombent malades», assure le chef d'un service dédié au «Corona». « Ce qui provoque une tension constante et un grand problème dans la prise en charge des malades», ajoute le même professeur. Ces spécialistes de la santé ont donc tiré la sonnette d'alarme. «Le personnel est fortement atteint. Aujourd'hui, il devient de plus en plus difficile d'organiser l'activité médicale à la lumière de ce manque flagrant de personnel», alerte le Professeur Riad Mokretar Kharoubi, chef de service d'anesthésie-réanimation du CHU de Beni Messous. «On arrive quand même à faire face à la situation pour le bien-être des patients. Cela en répartissant les tâches où en concentrant plusieurs activités sur une seule personne», souligne t-il non sans avouer que les choses sont de plus en plus difficile. «Par exemple, le service de Réa que je gère, on doit s'occuper du nouveau service dédié à la Covid-19 et six services chirurgicaux. Cela avec un personnel très très réduit», poursuit-il avec beaucoup d'inquiétude. «C'est compliqué mais pour le moment on arrive à gérer les urgences chirurgicales ainsi que les patients Covid-19 nécessitant des soins intensifs», atteste t-il. Mais jusqu'à quand ces médecins vont pouvoir tenir? Le variant Omicron est très très contagieux. Il se propage à une vitesse exponentielle. Certes, il provoque moins de complications que le Delta chez les patients mais plus il y aura de contaminations, plus il y aura cas graves et des hospitalisations. Ce qui risque de mettre notre système de santé à très très rude épreuve, voir l'écroulement. «C'est la saturation des hôpitaux est le plus grand danger de ce nouveau mutant», confirme le Professeur Mokretar Kharoubi. «On espère que les contaminations en général et du personnel médical en particulier, n'explosent pas car à ce moment il sera très difficile», conclut-il non sans révéler que plusieurs services ont failli être paralysés ces derniers jours. L'heure est donc très grave! Ceux qui continuent d'ignorer le virus risquent de ne plus trouver de médecins pour les soigner. Terrible!

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