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L'étau se resserre sur Kiev
L'armée russe bombarde Kharkiv
Publié dans L'Expression le 08 - 03 - 2022


L'armée russe poursuivait, hier, son offensive tous azimuts en Ukraine, bombardant la deuxième ville du pays Kharkiv et tentant d'encercler la capitale Kiev où les sirènes d'alerte aérienne ont retenti à l'aube. L'aggravation du conflit et la possibilité d'un embargo sur le pétrole russe provoquaient, hier matin, une poussée de fièvre sur les marchés internationaux, avec des hausses vertigineuses du pétrole et de l'or et une lourde chute des bourses en Asie. D'intenses bombardements aériens ont frappé dans la nuit de dimanche à hier Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, visant notamment un complexe sportif d'une université locale et des immeubles civils. «L'ennemi continue l'opération offensive contre l'Ukraine, en se concentrant sur l'encerclement de Kiev, Kharkiv, Tcherniguiv (nord), Soumy (nord-est) et Mykolaïev (sud)», a indiqué l'état-major ukrainien dans un communiqué. Les forces russes «accumulent leurs ressources pour lancer un assaut sur Kiev», a-t-il ajouté. Les sirènes d'alerte anti-bombardement ont retenti, hier, à l'aube à Kiev, Tcherniguiv, Mykolaïev et Vinnytsia (à 200 km au sud-ouest de Kiev), ont rapporté les médias ukrainiens. Dans la capitale, l'armée se tenait prête à détruire le dernier pont reliant la ville à son arrière-pays à l'ouest pour freiner la progression des chars russes. D'intenses combats ont eu lieu toute la journée de dimanche dans la périphérie de Kiev, notamment autour de la route menant vers Jytomyr (150 km à l'ouest de Kiev), ainsi qu'à Tcherniguiv (150 km au nord de la capitale). L'armée russe poursuivait par ailleurs son siège du port stratégique de Marioupol, sur la mer d'Azov dans le sud-est du pays, où une deuxième tentative d'évacuation humanitaire a échoué dimanche. Russes et Ukrainiens se sont mutuellement accusés d'avoir violé le cessez-le-feu accordé pour permettre cette opération. Des missiles russes tirés depuis la mer se sont abattus, hier, sur le village de Touzly, dans la région d'Odessa, a indiqué un porte-parole militaire régional, Sergueï Bratchouk. Selon lui, les tirs ont visé des «sites d'infrastructures cruciales», mais n'ont pas fait de blessés. Plus tôt, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait averti que la Russie se préparait à bombarder Odessa, port stratégique sur la mer Noire. Par ailleurs, à Lougansk, contrôlée par les séparatistes russes dans l'est de l'Ukraine, une forte explosion a provoqué, hier, un incendie dans un dépôt de pétrole, selon l'agence de presse russe Interfax. Une troisième séance de négociations entre Russes et Ukrainiens était prévue hier. Mais les espoirs de succès sont minces, le président russe Vladimir Poutine ayant posé comme condition préalable à tout dialogue l'acceptation par Kiev de toutes les exigences de Moscou, notamment la démilitarisation de l'Ukraine et un statut neutre pour le pays. Les deux sessions précédentes de pourparlers, à la frontière ukraino-bélarusse puis à la frontière polono-bélarusse, avaient toutefois abouti à un accord sur la mise en place de «couloirs humanitaires» pour l'évacuation des civils. Dimanche soir, lors d'un entretien téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, Poutine a affirmé qu'il «atteindrait ses objectifs» en Ukraine «soit par la négociation, soit par la guerre», selon l'Elysée. Il a cependant assuré qu'il «n'était pas dans son intention de procéder à des attaques des centrales nucléaires» et s'est dit «prêt à respecter les normes de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) pour la protection des centrales», a déclaré la Présidence française à la presse. Après l'incident, le 4 mars, de la centrale nucléaire de Zaporojie (sud), la plus grande d'Ukraine et d'Europe, qui a fait craindre une catastrophe, l'AIEA a été informée par Kiev que la direction de la centrale était désormais sous les ordres des forces russes. D'après les autorités ukrainiennes, seules les communications par téléphone mobile y sont encore possibles, mais de mauvaise qualité, et le chef de l'AIEA Rafael Grossi s'est dit «profondément préoccupé» par «la détérioration de la situation concernant les communications vitales entre l'autorité de régulation et la centrale». Au cours de son entretien avec Emmanuel Macron, Vladimir Poutine a aussi «nié que son armée prenne des civils pour cibles», et a réaffirmé que «la responsabilité revenait aux Ukrainiens de laisser partir la population des villes encerclées», selon la Présidence française. Le haut-commissaire de l'ONU aux réfugiés Filippo Grandi a estimé que la guerre en Ukraine avait déclenché «la crise des réfugiés la plus rapide en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale». «Plus de 1,5 million de réfugiés venant d'Ukraine ont traversé (la frontière) vers les pays voisins en dix jours», a indiqué dimanche M. Grandi. L'aggravation du conflit et l'arrêt quasi total des exportations russes continuent de faire flamber les prix du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord a frôlé hier matin les 140 dollars, proche du record absolu. Dans la foulée, les Bourses de Tokyo et de Hong Kong chutaient de plus de 3%. Et l'or, valeur-refuge par excellence, a dépassé les 2.000 dollars l'once. L'envolée des cours du pétrole intervient après des déclarations dimanche du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, selon qui les Etats-Unis et l'Union européenne discutent «très activement» de la possibilité d'interdire les importations de pétrole russe. La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock s'est toutefois déclarée opposée à un embargo sur le gaz, le pétrole et le charbon russes, estimant que les sanctions devaient pouvoir «tenir sur la durée». «Cela ne sert à rien si dans trois semaines on découvre que nous n'avons plus que quelques jours d'électricité en Allemagne et qu'il faut donc revenir sur ces sanctions», a déclaré Mme Baerbock à la chaîne ZDF. «Nous sommes prêts à payer un prix économique très élevé», mais «si demain, en Allemagne ou en Europe, les lumières s'éteignent, ça ne va pas arrêter les chars», a-t-elle ajouté. L'Allemagne importe de Russie 55% de son gaz, 42% de son pétrole ainsi que du charbon, une dépendance pour laquelle Berlin a fait son autocritique depuis l'invasion de l'Ukraine mais qui va nécessiter des années pour être réduite.

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