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Ecarts d'un charlatan inféodé
Publié dans L'Expression le 17 - 08 - 2022

Les déclarations hostiles et hystériques du président de l'Union générale des oulémas musulmans n'a pas fini de susciter les réactions au sein du monde musulman. S'il est vrai que les propos outrageux du sieur Ahmed Al Raissouni, ont surpris plus d'un parmi les musulmans du monde entier.
Cela reste dans l'ordre logique des choses, si l'on connaît les motivations réelles de ce soi-disant érudit marocain, au service du Makhzen de Sa Majesté. Conformément aux préceptes de l'islam et aux textes coraniques, une telle fetwa est à mettre au chapitre des écarts et des égarements de cet individu censé être au service de Dieu et non du Makhzen. En effet, de l'avis de nombre de savants et d'oulémas des différentes doctrines de l'islam, il n'est pas dit que l'appel au djihad soit lancé contre un peuple ou un groupe appartenant à la religion de l'islam. C'est même de l'ordre du péché que de lancer une fetwa appelant au djihad contre un pays musulman. Les références à cette question, notamment les Hadiths et les Versets coraniques sont multiples et assez clairs, pour que cet agent du Makhzen s'égare de la sorte. Du temps du Prophète (Qsssl) les guerres et les appels au djihad ne concernaient que les envahisseurs et les impies qui rejetaient les offres de paix et de compromis. Eu égard au poste et au rang qu'il occupe au sein de cette institution censée défendre les valeurs authentiques de l'islam, il aurait été plus judicieux pour ce personnage insidieux de dénoncer les adeptes de la normalisation avec Israël, à commencer par son donneur d'ordre, le roi du Maroc. Il aurait probablement été pris au sérieux s'il avait aussi dénoncé les agressions et les crimes contre l'humanité par l'agresseur sioniste à l'égard des enfants, femmes et vieillards palestiniens dans les territoires occupés. La FIFA et d'autres institutions internationales se sont montrées plus dignes et plus courageuses en sanctionnant cette entité terroriste. À défaut d'être un authentique musulman, Al Raissouni aurait dû se contenter d'émarger dans les caisses de son roi et de se taire à jamais. Il est clair que les graves dérives d'Al Raissouni constituent un précédent condamnable qui illustre, à bien des égards, à quel degré les sujets de Sa Majesté sont inféodés aux plans machiavéliques du Makhzen.
Les organismes internationaux comme le FBI et l'Interpol devraient s'intéresser de près à ces appels au djihad, lancés à l'encontre de pays souverains comme l'Algérie et la Mauritanie. Des appels qui constituent ou qui retracent l'existence de liens supposés avec les groupuscules djihadistes présents dans le Maghreb et le Sahel. Cela est d'autant plus évident si l'on se rappelle le rôle de base-arrière joué par le Makhzen durant la tragédie du terrorisme en Algérie. Il n'y a qu'à se rappeler aussi comment des terroristes recherchés par la justice algérienne ont pu regagner l'étranger, comme Anouar Haddam et consorts.
Pour ceux qui suivent de près l'actualité régionale, cette sortie médiatique d'un personnage, connu pour sa soumission au royaume, intervient dans le sillage des comportements versatiles et ambivalents de Sa Majesté. En effet, ce coup d'épée dans l'eau de ce personnage qui n'est pas très au fait des tours et usages diplomatiques, intervient au lendemain des manoeuvres faussaires du roi du Makhzen, à travers la fausse main tendue aux Algériens. Un discours que le roi voulait triomphant, mais qui n'a pas été en mesure de créer l'événement, ni au sein de la communauté internationale, et encore moins en Algérie. Un discours qui a finalement tourné au non-événement, contrairement aux espérances du roi Mohammed VI.


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